Quadrilogie Le monstrologue, tome 1 – Rick Yancey

couverture

Synopsis:

« Voici les secrets que j’ai gardés. La confiance que je n’ai jamais trahie. Mais cela fait aujourd’hui plus de quatre-vingt-dix ans qu’est mort celui qui m’a accordé sa confiance, celui dont j’ai conservé les secrets. Celui qui m’a sauvé… et aussi condamné. »
Ainsi commence le journal de Will Henry, jeune apprenti auprès d’un docteur à la spécialité des plus inhabituelles : la chasse aux monstres. Au fil des années passées à ses côtés, Will s’est accoutumé aux visites nocturnes et aux missions périlleuses. Mais lorsqu’une nuit, un pilleur de tombes leur apporte une trouvaille particulièrement macabre, Will et son maître se retrouvent embarqués dans une vertigineuse descente au coeur de l’horreur…

Mon avis:

Je remercie la Collection R pour sa confiance.

Le monstrologue est moi l’occasion de découvrir Rick Yancey dans un nouveau registre, celui de l’horreur.

L’histoire commence avec la découverte du journal d’un certain Will Henry. Alors âgé d’une dizaine d’années, cet orphelin s’est retrouvé au service d’un monstrologue. Ce chasseur de monstres n’a rien à voir avec les Winchester, de la série Supernatural car c’est un scientifique pur et dur. Il a l’art de parler des créatures qu’il poursuit comme le ferait un narrateur de documentaires animaliers, ce qui est assez décalé par rapport au sujet de la conversation.

Par l’intermédiaire de Will Henry, nous découvrons son quotidien: Will Henry fait office de garçon à tout faire, d’apprenti et de majordome en même temps car même s’il sert le Docteur Warthrop, il doit également veiller à ce que son mentor se nourrisse car sinon, il néglige ses besoins les plus élémentaires.

Niveau ambiance, elle se démarque sur deux niveaux.

Au premier niveau, de par le sujet de l’intrigue, nous trouvons une atmosphère de films d’horreurs. Les Anthropophagi, sujet de ce premier tome, nous font l’effet d’hideuses créatures malfaisantes dont il faut absolument éviter de croiser le chemin et on est happé par les mésaventures des héros. En effet, les Anthropophagi ont la particularité de se nourrir d’hommes, de femmes et d’enfants et sont pourvus d’une taille gigantesque. Leur seule vue suffit à impressionner durablement car leur tête est située plus bas que l’épaule. J’ai beaucoup aimé découvrir la mythologie que Rick Yancey met en place ici.

Notre ennemi, c’est la peur. Une peur aveuglante, qui nous fait perdre toute raison. La peur dissout la vérité, elle contamine les preuves, nous conduisant à de fausses hypothèses et à des conclusions irrationnelles.

Dans le second temps, peut-être est-ce parce que l’histoire est racontée d’un point de vue enfantin, je n’ai pas ressenti le frisson que j’attendais. Je n’ai pas eu peur. J’ai eu l’impression de retrouver l’ambiance d’un Chair de Poule. Ne vous méprenez pas. J’en étais très friande lorsque j’étais enfant. Cependant, j’aurais voulu avoir véritablement peur. J’aurais voulu être sur les nerfs pendant ma lecture comme je l’ai été durant ma lecture de Hex. J’aurais voulu regretter de lire ce roman de nuit. J’aurais voulu avoir peur du noir….

Malgré cette petite déception, j’ai bien aimé les développements de cette aventure. De révélations en révélations, nous en apprenons plus sur le passé des personnages. Cela nous permet de mieux les comprendre.

De nombreux personnages émaillent Le monstrologue, dédramatisant la situation lorsqu’elle l’exige. Ainsi, le ton varie selon les interlocuteurs et c’est bienvenu. Nous passons donc du simple récit à la légende puis aux racontars ou aux grandes conversations… Nous passons par tous les stades.

En conclusion, ce premier volume m’a fait passer un agréable moment de lecture. Cependant, je déplore le fait de ne pas avoir accroché plus que cela car j’ai lu ce roman sans jamais entrer tout à fait dedans.

Dans le même genre, retrouvez mon avis sur Hex de Thomas Olde Heuvelt.

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Trilogie La 5ème vague, tome 3: The last star – Rick Yancey

5evague

Synopsis:

L’ennemi, c’est l’Autre. L’ennemi, c’est nous. Ils sont parmi nous. Ils sont dans leur vaisseau. Ils sont nulle part. Ils veulent la Terre. Ils veulent qu’elle nous revienne. Ils sont venus nous exterminer. Ils sont venus nous sauver…
Sous ces énigmes se cache une vérité : Cassie a été trahie. Pareil pour Ringer. Pour Zombie. Pour Nugget. Et pour les 7,5 milliards d’humains qui peuplaient notre planète. Trahis en premier lieu par les Autres, et maintenant par nous-mêmes. En ces derniers jours, les rares survivants sur Terre vont être confrontés au dilemme ultime : sauver leur peau… ou sauver ce qui nous rend humains.

Mon avis:

J’ai commencé ce dernier tome en y allant à reculons. Je me souvenais encore la cuisante déception que The infinite sea m’avait laissée. Je trouvais l’action très lente, voire plate et elle n’avait démarré que dans les cent dernières pages. La seule chose que j’espérais, c’est que cela ne se réitère pas avec ce dernier tome.

Pain is necessary. Pain is life. Without pain, there can be no joy.

Nous retrouvons les personnages un peu après les évènements du tome précédent.

Encore une fois, je me suis ennuyée.

Forgiveness is not born out of innocence or ignorance. Forgiveness is born of love.

Je me suis franchement forcée à lire jusqu’au bout, si bien que l’histoire me laisse une impression floue. Je n’en garde pas de grands souvenirs à part qu’il y a de nombreux passages que j’ai surlignés parce qu’ils sont réellement très forts. J’aime le message qu’ils font passer.

Just- just too many coincidences to be just a coincidence, you know? But that’s all it is, a coincidence. There’s no divine plan. There’s nothing fated in our stars. No meant-to-be in any of it. We are accidental people occupying an accidental planet in a accidental universe. And that’s okay. These seven billion billion atoms are good with that.

Mais encore une fois, les cent dernières pages viennent sauver les meubles. Et là, c’est une claque! C’est intense. L’action est haletante et il se passe tellement de choses que tout ce qu’on veut, c’est lire encore plus vite. L’action va crescendo. Il en est de même pour ce qu’on ressent et les révélations. Si bien que la fin est poignante. J’en ai eu le coeur serré et noué.

Cette fin est la meilleure selon moi et je suis déjà sûre qu’elle ne plaira pas à tous. Elle est douce-amère et ouverte. Tout reste à faire. Mais justement, c’est exactement le genre de fin que j’aime car elle est réaliste.

But the most wonderful thing of all, our highest achievement and the one thing for which I pray we will always be remembered is stuffing wads of polyester into an anatomically incorrect, cartoonis ideal of one of nature’s most fearsome predators for no other reason than to soothe a child.

J’insiste sur cette fin qui vient complètement compenser l’ennui que j’ai ressenti car elle dépasse ce que j’aurais pu imaginer tout en répondant à ce que je recherchais sans le savoir concernant cette histoire. Il ne peut pas en être autrement.

Love is the most dangerous weapon in the world. It’s more unstable than uranium.

Retrouvez mon avis sur:
– Le tome 1: La 5ème vague
– Le tome 2: The infinite sea (La mer infinie).