La planète des 7 dormants – Gaël Aymon

couverture

Synopsis (Sortie le 14 juin 2018):

Leur vaisseau endommagé, des explorateurs spatiaux se retrouvent coincés sur une planète inconnue. Lorsqu’ils découvrent les ruines d’une civilisation disparue, cela ravive l’espoir de la capitaine: cette nouvelle planète pourrait-elle être habitable? La rencontre soudaine d’un peuple d’humanoïdes primitifs qui les prend pour des divinités, les Sept Dormants, les place devant un choix crucial: jouer les usurpateurs ou détromper ceux qui les accueillent.

Mon avis:

Je remercie Nathan-Lire en Live pour leur confiance.

Cela faisait un moment que je n’avais plus lu de science-fiction, depuis la fin de la trilogie The generations de Scott Sigler, alors c’est en lisant le résumé de La planète des 7 dormants que je me suis rendu compte que cela me manquait.

L’histoire est racontée par plusieurs personnages.

D’un côté nous avons Melae, la capitaine du vaisseau. Son autorité est mise à mal par des menaces de mutinerie au sein de son équipage. Elle doit composer avec Nansen, une seconde lieutenante qui lui a été imposée par son gouvernement et des hommes énervés par le cours des évènements.

Ensuite, nous avons Danco. Danco se démarque du reste des personnages car il est spécial. C’est un empathe. Il est capable de lire dans les pensées d’autrui. A cause de ses capacités, il est isolé des autres qui se méfient de lui.

Il y d’autres personnages mais Melae et Danco sont ceux qui attirent notre sympathie. Malheureusement, le reste des héros nous fait tiquer à cause de leur comportement et des pensées qui les animent.

Au niveau de l’intrigue, j’étais curieuse de voir où elle me mènerait. J’étais intriguée par le côté moral du dilemme qui allait se jouer. Cela changeait du côté purement colonial que l’on pouvait imaginer.

La foi, ce n’est pas croire aveuglément en des symboles et des légendes, mais savoir qu’en dépit et au-delà de tout cela, demeure une vérité que rien ne pourra abîmer. Ni la vanité des hommes, ni les faux prophètes, ni les prêtres impies.

Cependant…

Force m’est de constater que je n’ai pas accroché des masses avec ce roman. En effet, malgré une action « péchue » qui maintient captive notre attention, je n’ai ressenti aucune empathie pour les personnages. Je suis restée en retrait vis-à-vos d’eux. J’ai vécu l’action à la troisième personne alors que j’aurais voulu être dedans. L’action est riche, oui, mais elle est pauvre en explications. Elle laisse beaucoup trop de place à mon sens aux spéculations.

De plus, il y a beaucoup trop de points de vue qui ont la parole. Je veux bien comprendre que les personnages ne sont pas tous animés des mêmes intentions mais là, je m’y perdais régulièrement entre eux. C’est d’ailleurs pour cette raison que je n’ai réussi à distinguer que Melae et Danco dans la masse.

C’est donc un vrai paradoxe qui s’est joué entre les bémols que je déplore et le fait que l’action est décrite de telle manière à ce que notre intérêt reste éveillé. Je me suis ennuyée mais en même temps, j’étais curieuse de savoir où j’allais. L’histoire avait donc un fort potentiel qui malheureusement, ne s’est pas réalisé.
C’est donc une déception car je sens que j’aurais pu accrocher énormément. Dommage.

Dans le même genre, retrouvez mon avis sur The generations de Scott Sigler.

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Duologie Le trône des étoiles, tome 1: Fugitifs (Empress of a thousand skies)- Rhoda Belleza

couverture

Synopsis:

Seule survivante de sa dynastie, Rhiannon a passé son enfance à s’entraîner dans le but de venger sa famille assassinée. Mais la veille de son couronnement, elle échappe de justesse à une tentative de régicide et doit se cacher. Cependant aux yeux du monde, la princesse est morte. Le jeune Alyosha, star d’un programme de DroneVision, est accusé de son meurtre et recherché dans tout l’empire.
Bien qu’ils ne se connaissent pas, leurs destins sont désormais liés. Tous deux sont décidés à faire éclater la vérité, malgré les complots et les menaces de guerre qui pèsent sur la galaxie.

Mon avis:

Je remercie les éditions Nathan/Lire en Live pour leur confiance.

Je n’ai qu’un regret, c’est le fait que la couverture originale n’ait pas été gardée. Elle est somptueuse et c’est ce qui à l’origine, avait fait que le livre avait fini dans ma liste d’intérêts.

L’histoire nous est racontée alternativement du point de vue de Rhiannon et d’Alyosha.

De façon sommaire, elle m’a fait penser à Martyrs d’ Olivier Peru notamment au niveau du pitch: l’histoire porte sur une héritière appelée à monter sur le trône mais dont la vie est en danger et sur un marginal considéré par tous comme un assassin.

La comparaison s’arrête justement là car l’action nous embarque et ne nous laisse aucun répit. Il y a toujours des rebondissements, chaque chapitre se conclut sur une scène qui incite à en lire toujours plus. Il est difficile alors d’interrompre sa lecture. J’avais peur d’être dépaysée car je lis peu de space-opéras mais Rhoda Belleza a une plume péchue et incisive. Elle sait nous immerger au coeur de l’action tout en nous permettant de penser, de réfléchir aux enjeux qu’on devine dans un contexte de course contre la montre.

Ainsi, dans la scène où Rhiannon fait face au régent, je n’avais qu’une envie, qu’elle se taise et le laisse parler car c’était clair qu’il y avait anguille sous roche.

J’ai ressenti la même frustration quand Alyosha et Vinz se disputent. On sent clairement qu’il y a des révélations à faire mais les héros ne nous aident pas.

Justement, ces héros, parlons-en.

Rhee vient d’avoir seize ans. Elle est passionnée, ce qui peut être un bon point sauf que ça a plutôt tendance à m’énerver car elle est hautaine dans ses pensées et dans ses agissements envers les autres. Elle croit tout savoir et cela la fait se mettre des ornières, au détriment de la vérité. Ce n’est qu’au pied du mur qu’elle reconsidère ses actes passés et les choses qu’elle voulait à tout prix éviter. Elle est donc un peu enfant gâtée au niveau de caractère.
Pour autant, je l’ai tout de même appréciée car elle a la volonté de bien faire. Elle sait qu’elle n’est pas faite pour le pouvoir mais elle accepte de faire son devoir, pour le bien de tous même si elle n’en saisit pas la portée.

Alyosha est le prototype du gars qui veut plaire à tout le monde et qui s’oublie dans le processus. Il a passé sa vie à faire ce que tout le monde attendait de lui. Alors, lorsqu’il se fait trahir et salir dans la boue, je m’attendais à ce qu’il se rebelle et tape du poing. Malheureusement, il est resté assez passif de l’action et il ne fait pas beaucoup preuve de jugeote. Cependant, il fait preuve d’ingéniosité et d’une espèce de courage qui force l’admiration.

Le temps pouvait passer de plein de façons différentes. On disait qu’il s’écoulait, s’enfuyait, s’accélérait. Ou qu’il ralentissait, se figeait, s’étirait, même. Ce qu’on ne disait pas, c’est qu’il pouvait aussi empoigner et étrangler, qu’il pouvait détruire tout ce qu’il y avait de bon dans votre vie, jusqu’à vous clouer sur place.

Les héros ont des défauts évidents mais inexplicablement, je les ai beaucoup aimés. Ce sont leurs défauts qui les rendent attachants et identifiables. J’arrivais à ressentir de l’empathie pour elle, à les comprendre. Ils m’énervaient mais dans le même temps, je comprenais totalement leurs gestes.

J’ai donc dévoré les pages de ce premier tome. Elles m’ont tenu en haleine et j’ai aimé démêler les fils de l’action. C’était comme résoudre une enquête et découvrir les coulisses d’un jeu de miroirs. Bien sûr, certains éléments étaient prévisibles mais cela ne m’a pas gênée car j’ai tout de même été surprise par quelques twists.

J’espère donc lire la suite et fin de cette duologie rapidement afin de connaître le sort des héros.

Retrouvez mon avis sur le tome 1 de Martyrs d’ Olivier Peru.