Saga Le Bourbon kid, tome 6 – Anonyme

couverture

Synopsis:

Imaginez que vous décidiez un jour de percer le secret des Dead Hunters, impitoyable confrérie de justiciers sanguinaires installés dans le Cimetière du Diable. Et, pendant que vous y êtes, d’éliminer le serial killer le plus insaisissable de tous les temps: le Bourbon kid. Peut-être y réfléchiriez-vous à deux fois. Lui, non. Son nom est Caïn. Et c’est avec une allégresse presque contagieuse qu’il va s’atteler à la tâche. On lui souhaite bien du courage.

Mon avis:

Après avoir ri aux larmes grâce au tome précédent, Le Pape, le Kid et l’Iroquois, j’étais impatiente de découvrir ce que le fameux auteur Anonyme nous réserve dans ce nouvel opus.

Celui-ci s’ouvre sur Bébé en mission d’infiltration. Elle et Joey ont rejoint le joyeux groupe mené par JD dans sa lutte contre les vampires et autres monstres. On devine une sorte de quotidien au sein de cette bande et même si on sourit, on a une petite peur, c’est que ça manque de punch.

Heureusement, le piment s’ajoute lorsqu’entre en scène l’illustre Caïn, le premier meurtrier de l’histoire et fratricide de surcroît.

Vous ajoutez les quatre cavaliers de l’Apocalypse, une incursion biblique avec Jésus et des évangiles apocryphes qui nous font penser aux réécritures de Seth Grahame-Smith et un village qui n’a rien à envier à celui de Night Shyamalan et vous devinerez peut-être le ton de l’histoire, non?

– Wesh, ça déchire grave. T’inquiète, mec on gère.
– Quoi? » Caïn leva les yeux vers la télévision. « Qu’est-ce que tu regardes?
– The Wire. »
Caïn attrapa la télécommande sur le table basse près du fauteuil de Zitrone et éteignit la télévision.
 » D’accord, écoute-moi, dit-il. Ne parle pas comme les personnages de cette série.
– Mais c’est une bonne série.
– Je sais mais tu auras l’air stupide.
– Pourquoi?
– Parce que tu n’es pas noir. »

J’ai adoré voir les personnages interagir. Là où l’auteur joue avec nous, c’est dans le sort de Joey et de Bébé car c’est cruel. C’est juste trop cruel. Même encore maintenant, je ne veux pas y croire. Si j’ai super hâte d’avoir un nouveau livre écrit par notre auteur Anonyme, c’est uniquement pour savoir le fin mot de l’histoire. Diantre. Il y a une petite voix qui garde espoir en dépit de cela car je repense à tout ce qu’il s’est passé avant. Il y a eu tant d’invraisemblances, de personnages dont on croyait le sort définitif mais qui réussissent malgré tout à revenir que je veux y croire.

Ce qui m’amène au point suivant: il y a de l’action. Ca, c’est clair mais ça manque d’explications, notamment sur ce qui arrive aux héros. C’est vraiment dommage car du coup, cela me laisse une impression de confusion et cela a gêné ma lecture. J’avais du coup du mal à entrer dedans.

Heureusement, il y a des scènes qui sont génialement drôles. Elles sont tellement ridicules qu’on rit à gorge déployée devant elles. Elles font appel à notre imagination et au pouvoir des sens, si bien qu’il suffit juste d’y repenser pour rire, mais rire! Je pense notamment à la scène de l’interrogatoire mené par Jasmine. Rien que d’en parler, j’en souris.

Mon bilan sur ce livre est en fin de compte mitigé. D’un côté, j’ai été touchée par les héros et ce qui leur arrive mais de l’autre côté, je n’ai pas autant ri que précédemment. J’ai peut-être mis la barre trop haute dans ce cas mais je suis légèrement déçue.

J’espère vraiment que la suite répondra à mes attentes.

Retrouvez mon avis sur :
– les tomes de 1 à 4.
– Psycho killer: sur ce lien.
– le tome 4.5: le conte de Noël de Sanchez.
– le tome 5: Le Pape, le Kid et l’Iroquois.

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Trilogie de la Poussière, tome 1: La belle Sauvage – Philip Pullman

Synopsis:

À l’auberge de la Truite, tenue par ses parents, Malcolm, onze ans, voit passer de nombreux visiteurs. Tous apportent leurs aventures et leur mystère dans ce lieu chaleureux. Certains sont étrangement intéressés par le bébé nommé Lyra et son dæmon Pantalaimon, gardés par les nonnes du prieuré tout proche. Qui est cette enfant ? Pourquoi est-elle ici ? Quels secrets, quelles menaces entourent son existence ? Pour la sauver, Malcolm et Alice, sa compagne d’équipée, doivent s’enfuir avec elle. Dans une nature déchaînée, le fragile trio embarque à bord de La Belle Sauvage, le bien le plus précieux de Malcolm. Tandis que despotisme totalitaire et liberté de penser s’affrontent autour de la Poussière, une particule mystérieuse, deux jeunes héros malgré eux, liés par leur amour indéfectible pour la petite Lyra, vivent une aventure qui les changera pour toujours.

Mon avis:

Je remercie les Editions Gallimard Jeunesse/On lit plus fort pour leur confiance renouvelée.

La trilogie A la croisée des mondes constitue une de mes premières lectures en fantasy et je l’avais dévorée. Bien que je ne me souvienne pas de tous les détails, je me rappelle néanmoins que je n’aimais pas trop Lyra, la jugeant immature et trop impulsive mais que j’avais tout de même énormément apprécié ma lecture. J’ai encore la fin en tête que je trouvais tristounette et j’avais été surprise par le caractère religieux du roman. C’était il y a pratiquement vingt ans.

Alors, dire que j’avais peur d’être perdue serait un euphémisme, surtout que j’ignorais que La belle sauvage constitue le premier tome d’une trilogie préquelle. C’est donc avec une grande appréhension que je me suis plongée craintivement dans cette lecture et ai fait la rencontre de Malcolm.

Le premier constat que j’ai noté, c’est que je n’avais pas à avoir peur. Je suis entrée immédiatement dans le récit. Malcolm est un petit garçon qui travaille dans l’auberge de ses parents et avide de savoir. Il a l’esprit affûté et n’est pas dénué de courage. A travers son regard, nous plongeons dans un monde où la religion est en train de prendre le pas sur tout le reste, où ceux qui sont versés dans la science commencent à être persécutés et où il vaut mieux se taire et jouer les simples d’esprit pour sauver sa peau.

A côté de lui, un autre personnage se démarque, Alice. Elle et Malcolm ne sont pas amis mais par la force des choses, ils vont s’allier pour protéger Lyra, alors bébé.

Tôt ou tard, la pluie va cesser et le soleil va réapparaître. Toutes les inondations ont une fin.

C’est une vraie épopée que nous vivons ici. En effet, nos deux héros traversent de sacrées épreuves et je me suis surprise plusieurs fois à avoir peur comme si ma vie en dépendait. J’ai ressenti tout ce qu’ils ont vécu. Horreur, angoisse, peur se mêlent à d’autres sentiments, heureusement plus positifs, tels que l’admiration ou l’amour qu’ils éprouvent pour la petite Lyra.

L’aventure que ces enfants vivent est intense. Les enjeux auxquels ils font face les dépassent de très loin et leur seule arme est leur volonté. On ne peut qu’être ébahis devant la force de caractère qu’ils révèlent. Franchement, je suis soufflée. J’ai été énormément épatée.

L’action est riche en mystères. La magie environnante imprègne jusqu’aux pages mêmes du roman. Je ne me souvenais pas d’à quel point l’univers de Philip Pullman est complexe et riche. J’ai été captivée.

Je ressors de La belle sauvage avec une grande satisfaction. J’ai été conquise jusqu’à la dernière page et moi qui râlais parce que je n’aime pas le principe des préquels en plusieurs volumes, je suis impatiente de découvrir la suite. La magie a opéré au-delà de ce que j’aurais espéré.