Saga Lorien legacies reborn, tome 1: Generation One – Pittacus Lore

couverture

Synopsis (Traduction française non prévue):

Cela fait un an que l’invasion de la Terre a été repoussée mais pour gagner, nos alliés aliens ont libéré l’énergie Loric qui s’est répandue sur le globe. Maintenant, des jeunes humains commencent à développer des pouvoirs incroyables. Pour aider ces individus potentiellement dangereux, la Garde a créé une académie où elle peut apprendre à cette nouvelle génération à contrôler leurs pouvoirs et un jour, aider l’Humanité. Mais ce n’est pas tout le monde qui pense du bien de ces talents. Et les jeunes pourraient utiliser leurs pouvoirs plus tôt qu’ils ne le pensent.

Mon avis:

Je n’attendais pas de spinoff pour la saga des Loriens alors Generation One est une vraie surprise pour moi. Une très bonne surprise car j’avais adoré vivre les aventures de Four et de ses amis.

Nous suivons donc ici des héros autres que ceux que nous connaissons déjà même si de temps à autre, nous retrouvons des têtes familières.

Ainsi, nous nous retrouvons du côté d’humains qui se sont retrouvés dotés de pouvoirs. Nous pourrions croire que leur nouvelle vie ressemble à celle des X-men car ils s’entraînent dans une espèce d’académie, sous la direction du Professeur Nine mais l’amalgame s’arrête là.

Ces humains n’ont pas tous demandé à se réveiller avec des pouvoirs et leur nouveau quotidien est loin d’être glamour. Car, les Hommes restent fidèles à eux-mêmes et une sorte de chasse aux sorcières oeuvre dans l’ombre.

Racontée à travers plusieurs points de vue, l’histoire nous montre une humanité tourmentée qui ne semble pas apprendre de ses erreurs. Nous pouvions pressentir des problèmes imminents en lisant la fin de United as One. Nous en avons donc la confirmation. L’ennemi se fait intime. La menace est plus proche et plus insidieuse.

Même si la science-fiction garde une place prépondérante dans le récit, le psychologique est plus poussé qu’avant. L’action nous révolte, nous fait réagir. Elle nous pousse à réfléchir. Pour autant, l’action n’est pas délaissée, au contraire. L’ambiance et le ton changent par rapport à la saga initiale. Ils deviennent plus sombres et complexes.

C’est un nouveau cap que nous franchissons avec ce premier volume. J’avais peur que Four me manque mais en fait, chacun des nouveaux héros m’ont plue. Ils sont attachants et on s’éclate à suivre leurs aventures. Je reste toujours autant captivée grâce à la plume de Pittacus Lore.

La fin de Generation One laisse entrevoir un beau conflit. Que ce soit entre les Humains et les nouveaux gardes ou entre les nouveaux gardes eux-mêmes, je pense que ça va exploser de tous les côtés et que les enjeux vont être grandement intenses. C’est donc une transition réussie pour Pittacus Lore. Nous restons toujours dans un contexte connu mais l’univers et l’ambiance changent drastiquement. Je n’ai pas ressenti d’effet de répétition, au contraire. J’ai adoré la continuité de l’histoire.

Je serai donc comme toujours, au rendez-vous pour la suite et impatiente de retrouver les héros.

Retrouvez mon avis sur United as One.

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Saga The Themis files, tome 1: Sleeping giants – Sylvain Neuvel

couverture

Synopsis (Traduction française non prévue) :

Quand elle était plus jeune, le Dr Rose Franklin a fait une découverte qui a changé sa vie. Enterrée très profondément, elle a trouvé une main énorme et ornée. Des tests ont démontré que l’artefact a précédé toute les civilisations humaines. D’où est-ce que ça vient? Elle mène des recherches top-secret qui mènent au mystère de ses origines – mais trouver les réponses la mènent vers une question primordiale. Etions-nous destinés à la trouver?

Mon avis:

Voilà un nouveau conseil d’Avalon que j’ai suivi, déjà parce que la couverture est somptueuse et ensuite, parce que ce qu’elle en disait ne me laissait pas d’autre choix que de m’y mettre à mon tour.

Le prologue nous plonge donc directement dans une action qui ne nous laisse aucun répit.

Ecrit sous une forme originale – pratiquement tout le récit est construit comme un dialogue – nous suivons plusieurs personnages alors qu’ils relatent ce qu’ils ont vécu dernièrement.

Celui qui pose les questions nous sert de lien pour être transporté dans la tête des personnages car les choses qu’il permet d’éclairer servent également à nous illuminer.

Ainsi, tour à tour, nous rencontrons quatre personnages.

Rose est une scientifique. Même si elle a eu une enfance troublée par un évènement, elle est poussée par son côté rationnel.

Dans son équipe, évoluent Kara, une militaire un peu tête brûlée ayant des problèmes avec l’autorité, Vincent, un passionné d’anciennes civilisations (une sorte de Daniel Jackson en fait) et Ryan, un autre militaire dont j’ai eu du mal à déterminer le rôle. Comme l’action n’est jamais racontée en temps réel mais de façon détournée, par le biais des interviews, on ne voit jamais ces personnes interagir ensemble. Cependant, on n’en est pas gêné car cela permet de se focaliser sur les faits eux-mêmes alors qu’ils ne sont pas dénués d’intérêt. En effet, comme Rose et les autres, on est interpellé par le mystère que représente la main et les autres parties auxquelles elle se raccroche. On se demande où est-ce que tout cela nous mène.

People have been sufficiently desensitized.
– What?
– Desensitized. Made less sensitive. People have seen too many alien movies to be completely shocked by their existence. You expose someone to something long enough and they become… desensitized.
– We’re talking about the real McCoy here, not some guy in a rubber suit on television.
– It does not matter. You train your soldiers to kill using video games. They blow on their computer and it becomes easier for them to kill with a real weapon. Why do you think your government funds so many war and terrorism movies? Hollywood does your dirty work for you.

On est lancé dans une sorte de chasse au trésor puis d’enquête. C’est comme un jeu de piste. La moindre découverte en appelle d’autres, si bien que les pages se tournent toutes seules. C’est un vrai plaisir de lire tous ces entretiens.

J’avoue que de temps en temps, j’ai légèrement décroché parce que Sleeping giants est le genre de lecture qu’il faut lire d’une traite. C’est dangereux de s’interrompre parce qu’alors, il faut s’immerger à nouveau dans le récit et quand il y a eu des ellipses de temps, ça peut être déstabilisant.

Néanmoins, une fois qu’on est dedans à nouveau, les pages se tournent toutes seules. L’action est riche en rebondissements et en surprises, notamment par rapport à Rose. Pendant longtemps, je n’ai pas cru à ce qui lui est arrivé. J’étais déchirée alors autant vous dire qu’en terme de ressort psychologique, j’étais complètement dedans. Mais, comme l’intrigue gagne en intensité, que les ellipses de temps s’enchaînent pour nous faire atterrir pile poil dans des scènes intenses, on oublie notre tristesse pour laisser notre coeur s’emballer. Progressivement, on doute du mystérieux homme qui a monté l’équipe. On se demande ce qui le motive.

Et puis, des personnages montrent leur vrai visage. L’action nous glace d’horreur. C’est captivant. Il est impossible de lâcher le roman jusqu’à la fin.

Les dernières scènes sont ouvertes et laissent place à une suite qui s’annonce déjà complexe et toujours pleine de jeux politiques. Sans parler de la toute dernière scène qui ne nous donne qu’une envie; d’avoir Waking gods sous la main.

En conclusion, malgré quelques petites longueurs, Sleeping giants est un bon premier tome dont j’ai beaucoup aimé la mythologie mise en place et l’originalité du pitch. J’ai vraiment bien accroché avec le style d’écriture de Sylvain Neuvel et il me tarde donc d’en lire plus sur Themis.