Never apart – Romily Bernard

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Synopsis (Traduction du résumé par moi):

Combien de fois seriez-vous prêts à mourir par amour?
Et si vous deviez revivre les cinq mêmes jours encore et encore? Et si à chaque fois, votre petit-ami était tué et que vous aviez à assister à la scène? A chaque fois? Vous ne savez pas pourquoi vous êtes coincé dans ce cauchemar mais il y a des règles que vous savez devoir respecter: Se réveiller. Courir. Mourir. On rembobine. Mais maintenant, la seule façon d’échapper à cette boucle est de tenter quelque chose de fou. De dangereux. De complètement inattendu. Cette fois, vous n’allez pas fuir.

Mon avis:

Je remercie Entangled Teen pour leur confiance et Chapter by chapter pour m’avoir incluse dans leur tour.

J’ai eu un coup de coeur pour la couverture et le résumé m’a énormément interpelée alors c’est un euphémisme de dire que j’étais impatiente de lire le roman.

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L’histoire nous est racontée du point de vue de Grace. Avec Finn et Ander, elle a la particularité de se réveiller tous les cinq jours dans une sorte d’univers parallèle et au terme de ce délai, elle meurt, toujours de mort violente.

Au moment où elle nous raconte l’histoire, elle travers une phase de lassitude. Elle décrit ses morts comme des chutes et vit ce cycle comme une habitude. Sauf que cette fois-là, quelque chose a changé. Elle se réveille dans un univers qui est très proche du sien. Elle retrouve son frère jumeau, Jem, son chien, Visa et surtout, la Grace dont elle occupe le corps a la vie qu’elle aurait bien aimé avoir.

En parallèle, Grace nous fait vivre des flashbacks de sa vie d’avant. Petit à petit, se dresse le portrait d’une Grace timide, amoureuse de son meilleur ami depuis l’enfance et qui aspire à partir de sa petite ville pour une université éloignée.

J’ai été tenue en haleine car alors que je m’attendais à lire une romance teintée de suspense, c’est tout autre chose que j’ai découvert. Je me suis trouvée face à une quête dont chaque page me livrait des révélations et me faisait réfléchir. Une quête qui m’a surprise car elle a remis en question tout ce que je croyais savoir et m’a baladée de bout en bout.

J’ai été littéralement bluffée par la complexité des personnages et par ce qu’ils me réservaient.

J’ai adoré découvrir progressivement la personnalité de chacun et en particulier de Finn. J’ai adoré cheminer vers une grosse révélation que je n’aurais jamais pu deviner. J’ai été surprise et c’est tellement bienvenu!

J’ai été émue par le sort de Grace et de ses comparses. Je vivais les flashbacks au présent comme si j’y étais. La dualité opérée avec la nouvelle vie des personnages ne m’a pas fait l’effet d’un dépaysement car instinctivement, je comprenais leur évolution. L’auteure a vraiment su retranscrire comment une personne peut vivre encore et encore le même drame.

En conclusion, Never apart m’a conquise. J’en ai dévoré chaque page avec avidité, toujours impatiente d’en lire plus. C’est un coup de coeur. J’ai adoré ce roman.

ChapterbyChapter

En savoir plus sur l’auteure:

Romily Bernard graduated from Georgia State University with a literature degree. Since then, she’s worked as a riding instructor, cell-phone salesperson, personal assistant, horse groomer and exercise rider, accounting assistant, and, during a very dark time, customer service representative. . . . She’s also, of course, now a YA novelist. So don’t let anyone tell you a BA degree will keep you unemployed. Romily currently lives in Atlanta, Georgia. Her debut novel, Find Me, won the Golden Heart Award for YA Romance from the Romance Writers of America in 2012.

Où acheter le livre:

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Saga Chroniques des vampires, tome 12 : Prince Lestat et l’Atlantide – Anne Rice

Synopsis:

Un rêve hante Lestat sans relâche, celui d’une ville qui sombre dans les flots… Ce songe viendrait-il d’Amel, l’esprit qui lie tous les vampires de la planète ? Même si Lestat héberge désormais en lui cet être hors du commun et partage ses pensées, sa logique reste incompréhensible, échappant à tous… Alors que des secrets millénaires sont sur le point d’être révélés, le prince des Enfants de la Nuit va devoir affronter une puissante force qui vient d’au-delà des âges. Prêt à tout pour découvrir l’histoire de ses origines, même à risquer la vie de ses fidèles, jusqu’où ira le vampire?

Mon avis:

Je remercie Michel Lafon pour sa confiance.

Pour la petite histoire, Lestat est mon tout premier book boyfriend. Je suis tombée amoureuse de lui lorsque j’avais une vingtaine d’années et après l’avoir découvert dans Entretien avec un vampire, j’ai dévoré tous les livres qui sont parus par la suite. J’ai bien aimé la saga des sorcières mais la rencontre de Lestat avec les Mayfair m’a complètement déçue et ensuite, j’ai eu tendance à trouver que Lestat n’était plus le mec insolent que j’aimais tant. Cependant, je garde pour lui une très grande affection et même si dernièrement, je ne suis plus autant fan des romans d’Anne Rice, Lestat continue à me faire les lire avec avidité.

Prince Lestat et l’Atlantide constitue le douzième tome des Chroniques des vampires. Après avoir fait se côtoyer vampires, démons et sorcières, je pensais avoir tout lu dans cet univers mais l’auteure m’a détrompée. Je n’aurais jamais imaginé le mythe de l’Atlantide en lien avec Lestat.

Ainsi, nous retrouvons notre prince et ses amis alors qu’ils sont confrontés à plusieurs choses.

D’un côté, ils tentent de construire une société unie, sur un modèle démocratique, centré autour de Lestat qui possède la conscience d’Amel dans son corps et qui, de ce fait, est doté d’une aura particulière.

De l’autre côté, ils découvrent l’existence d’êtres qui ressemblent à des humains mais qui n’en sont pas. Ces êtres peuvent en plus les détruire facilement alors c’est un euphémisme de dire que Marius et les autres sont plutôt inquiets.

Alors que Lestat invite à sa cour ces êtres si spéciaux, ils vont nous faire vivre un récit extraordinaire. Le titre du roman dévoile immédiatement qui ils sont mais quand ils racontent comment ils vivaient et le monde qu’ils connaissaient, je retrouve un peu de l’atmosphère de La nuit des temps de Barjavel. Nous pouvons presque frôler du bout des doigts une ambiance quasi-mystique, nimbée d’un brouillard enchanteur et d’une innocence perdue à jamais. La magie opère. On est transporté en Atlantide.

Dans le même temps, le récit lève le voile quant aux origines d’Amel et de Memnoch. Ce que j’ai aimé ici, c’est que cela se fait de manière naturelle. On n’a pas l’impression d’assister à la démonstration d’un professeur comme cela est parfois le cas avec Dan Brown, particulièrement dans les aventures de Robert Langdon. On vit l’histoire comme si on y était. Elle est plausible et ajoute de la complexité à l’intrigue et aux personnages. Je ne m’attendais pas à trouver de mention de Memnoch mais j’ai adoré ce qui est révélé à propos de lui.

Pour autant, je déplore quelques longueurs. Je saisis cette intention de vouloir faire durer le suspense mais je trouve ces passages superflus et sans intérêt. Ils m’ont fait lever les yeux au ciel.
De plus, le personnage de Derek par exemple, m’a particulièrement frustrée. Il y a être sensible et être chochotte. La ligne est ténue entre les deux mais lorsqu’on voit comme Derux se comporte, on ne peut plus trouver Derek sympathique.
Enfin, ça me désole de le dire mais même si je prends plaisir à suivre l’action, je me demande si l’auteure n’a pas craqué du slip. Son imagination peut être trop prolifique dans le sens où certaines scènes sont carrément ridicules et invraisemblables. Paradoxalement, quelques jours après, lorsque j’y repense, je ne peux qu’admettre qu’en suivant sa logique, tout a un sens ou en prend un. Je me dis « pourquoi pas? »

Encore une fois, l’auteure nous emmène dans une réflexion sur la religion. Nous sentons un réel intérêt de sa part pour la théologie et cela entraîne pour les héros une sorte de quête. L’âme a une grande place dans ce récit. C’en est même le point central.

Ce n’est que le destin tragique des êtres vivants de lire dans les motif des astres, de leur donner des noms, d’adorer leur position qui évolue lentement et les amas qu’ils forment. En réalité, les étoiles ne disent jamais rien.

En conclusion, j’ai apprécié de retrouver Lestat et sa communauté que nous avons appris à aimer avec les tomes précédents et parallèles. J’aime bien plus Lestat ici qu’en contact avec Rowan Mayfair alors je le savoure tel qu’il est présenté dans ce tome. De plus, les rebondissements nous font vivre une action à grande échelle. Nous sentons que nous sommes dans un tome charnière et j’apprécie la tournure que prend la société de Lestat. La réflexion menée par les héros est vraiment d’actualité. Nous sentons une influence de l’histoire actuelle dans ce que vivent les personnages.

Mais… Je m’arrêterai avec Prince Lestat et l’Atlantide car pour moi, le plaisir que j’avais avec les Chroniques des vampires, résidait dans les actions des personnages, leur côté vampirique. Or, ils deviennent de plus en plus humains. Ils perdent de leur aura de mystère et de danger. Ils sont vulnérables. Ils connaissent la peur. J’adore la mythologie qu’ Anne Rice met en place mais elle ne suffit pas à compenser la profonde transformation qui s’opère dans ses héros.