Trilogie Divergent, tome 3.5: Quatre – Veronica Roth

quatre

Synopsis:

Lors de sa cérémonie du choix, un jeune altruiste se dresse contre sa famille et sa faction: il rejoint les audacieux. Il choisit un nouveau destin et devient Quatre. Mais ce qu’il découvre alors met en péril son avenir et celui de la société tout entière.

Mon avis:

Je remercie les Editions Nathan/Lire en Live pour ce partenariat!

J’avais déjà lu deux des nouvelles qui composent ce tome consacré à Four mais ça fait du bien de le retrouver plus longtemps.

Plus besoin de présenter la trilogie Divergent. A ce stade-là, si vous ne connaissez pas son histoire, vous serez largués avec ce tome car il reprend certaines scènes en profondeur et nous offre un nouvel éclairage sur ses coulisses.

Par exemple, vous imaginez un Four fort, viril, silencieux et puissant?

Vous découvrirez un Four paralysé à l’idée de faire face à son père. Un Four qui n’a pas encore changé de faction et qui ne sait pas vraiment ce qu’il veut ni ce qu’il fera de sa vie. Vous verrez Tris à travers ses yeux et quelque part, vous la verrez aussi sous un nouveau jour. Vous comprendrez son côté Audacieux mais aussi son côté Altruiste.

Et puis, en plus de redécouvrir les personnages et l’histoire, vous vous rendrez compte que tous les indices sont judicieusement placés pour que l’intrigue et son dénouement soient pratiquement devinables.

Enfin, l’auteure nous livre des chapitres bonus et quel plaisir de voir Tris et Four interagir!

En somme, ce tome est une lecture agréable qui ravira les nostalgiques de la saga et qui vous donnera envie de vous y replonger.

Retrouvez mon avis sur:
– Le tome 1 et 2: sur ce lien.
– Le tome 3: Allegiant (Divergente 3)

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Trilogie Divergent, tome 3: Allegiant (Divergente 3) – Veronica Roth

allegiant

Synopsis (Sortie le 15 mai 2014):

Tris et ses alliés ont renversé leurs ennemis mais le combat ne s’arrête pas là! Jeanine, responsable de cette guerre qui a mis la ville à feu et à sangest en fuite. Avec Tobias et d’autres volontaires, Tris s’élance à sa poursuite et franchit la mystérieuse clôture.

Mon avis:

Je remercie les Editions Nathan/Lire en Live pour ce partenariat!

Ce tome est pour moi une relecture car j’avais lu Allegiant à sa sortie en VO. Alors, pourquoi, me demanderez-vous, n’y a-t-il pas eu de chronique de ce dernier tome tant attendu?

L’explication tient en quelques mots: le choc.

A cause de la fin. Sur le moment, en plus de me faire pleurer, elle a créé une énorme vague de… vide si bien qu’après ça, je n’arrivais plus à lire quoi que ce soit. Les mots me manquaient aussi bien pour en parler que pour passer à autre chose. Impossible de continuer comme ça, comme si de rien n’était.

Ce livre m’a fait traverser ces étapes si particulières au deuil, car c’est bien ce que j’ai vécu: le déni, la colère, la tristesse…

Finalement, pour digérer cette fameuse fin, j’ai disséqué toutes les interviews et vidéos de Veronica Roth où elle explique le pourquoi de son choix et après coup, j’ai enfin accepté la réalité des choses. Il n’y a pas de fin alternative comme plusieurs d’entre vous le souhaiteront mais je comprends. Cette fin est parfaite et plus tard, on pourra débattre dessus.

Je débute ma chronique en parlant de la fin mais le tome en lui-même, qu’en est-il?

Les personnages:

Tris a véritablement évolué depuis Insurgent. Je trouve qu’en tant que leader, elle a gagné en assurance mais également en lucidité sur ce qu’il se passe autour d’elle. Elle a cessé de s’apitoyer sur elle-même et ça fait du bien de la voir de nouveau badass.

Le sacrifice doit être fait par amour, non par aversion irrationnelle pour les gènes des autres. Il doit être fait par nécessité, pas avant d’avoir épuisé toutes les autres possibilités. Il doit être fait pour ceux qui ont besoin de notre force parce qu’ils n’en ont pas assez.

Pour Tobias, c’est une nouvelle facette de lui qu’on découvre. J’ai eu l’impression d’avoir affaire à une autre personne tellement ici, il est insécure et complètement vulnérable.

Mon offre n’est pas très attrayante et j’en suis conscient. C’est pourquoi j’ai peur, peut qu’elle refuse de choisir, peur qu’elle me préfère le pouvoir en me traitant de gamin idiot et elle aurait raison: je suis haut comme trois pommes et je lui demande de me dire combien elle m’aime.

Pour une fois, les rôles entre eux deux sont inversés. On a l’impression que Tris coache Tobias à certains moments et les moments qu’ils passent ensemble sont d’autant plus intenses et émouvants qu’ils ne sont plus simplement des jeunes gens, ce sont maintenant des adultes. Ce changement seul donne une nouvelle dynamique à l’histoire car leur relation évolue et gagne en maturité.

Les personnages secondaires (Uriah, Christina, Zeke) sont relégués loin de l’intrigue mais lorsqu’il est fait mention d’eux, l’auteure développe leurs passages de telle manière qu’ils nous marquent durablement. En plus, il faut dire que l’intrigue couvre déjà pas mal de rebondissements et laisse une belle part aux questions liées à la définition de l’individu et à la famille.

La famille est justement un thème décliné ici sous différents aspects et j’ai trouvé que Veronica Roth décrit à merveille la complexité de ce qu’il se passer entre Tris et Caleb après les évènements d’Insurgent.

Pour l’intrigue, l’auteure démontre une nouvelle fois son talent à se renouveler et à nous happer en même temps dans une intrigue à multiples noeuds.

En effet, nous suivons deux actions distinctes se déroulant dans deux lieux mais qui se rejoignent dans un ensemble dont le ressort nous est enfin dévoilé.

Révélation: L’action se passe à Chicago.

Comment ça, vous vous en moquez?

Rien que le fait de situer un espace-temps que nous connaissons dans notre réalité ancre l’histoire plus solidement dans celle-ci et en conséquence, les explications données aux raisons des agissements des gouvernants nous font inévitablement penser que ça pourrait avoir lieu.

En effet, je me rappelle qu’il y a quelques années, il y avait une polémique à propos de je ne sais plus quoi et un des arguments qu’on pouvait entendre était la crainte de l’eugénisme.

L’auteure imagine un monde où cette pratique est admise et le résultat est effrayant car finalement, elle nous prouve ce qu’Albus Dumbledore disait (Je n’ai peut-être pas besoin de préciser que ce n’est pas un philosophe mais un personnage de Harry Potter): Un homme se définit par ses actes.

La vie nous abîme, tous. On n’y échappe pas. Mais je suis en train de découvrir autre chose: on peut se réparer. On se répare les uns les autres.

En conclusion, ce dernier tome conclut la trilogie avec brio et ne laisserai personne insensible. Soit vous maudirez l’auteure en lui reprochant de vous avoir fait perdre trois ans pour rien, soit, sans proclamer un amour éternel pour elle, vous ferez partie de cette infime minorité qui accepte la triste réalité de la fin et qui trouve ce final d’autant plus beau. Bref, on aime ou on déteste.

Il y a beaucoup de façons d’avoir du courage. Ca exige parfois d’offrir sa vie pour quelque chose de plus grand que soi ou pour quelqu’un. D’autres fois, le même but exige de renoncer à tout ce qu’on a connu, à tous ceux qu’on a aimés. Mais pas toujours.
Parfois, le courage, c’est juste de serrer les dents contre la souffrance et de s’efforcer d’avancer au jour le jour, lentement, vers une vie meilleure.

Retrouvez mon avis sur:
– Le tome 1 et 2: sur ce lien.

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