Duologie Phaenix, tome 0: Ames soeurs – Carina Rozenfeld

Phaenix

Synopsis:

Depuis l’origine du monde, le Phænix meurt et renaît perpétuellement de ses cendres. L’être fabuleux est constitué de deux âmes soeurs. À chacune de ses résurrections, ses deux moitiés doivent se retrouver et s’aimer pour reformer l’oiseau légendaire. Car lui seul a le pouvoir d’éloigner les menaces qui pèsent sur l’humanité. Malheureusement, les deux amants ont été séparés et l’oubli de leurs vies antérieures les empêche d’être réunis…

Mon avis:

Cette courte nouvelle (une centaine de pages seulement) se passe avant qu’Anaïa ne recouvre la mémoire et nous projette dans les yeux d’Eidan avant que sa moitié n’arrive à l’endroit où il est et pendant qu’elle est là, ignorante des enjeux autour d’elle.

Pour ceux et celles qui ne sont pas férus de mythologies, l’auteure nous dresse un rapide résumé du mythe de Psyché et d’Eros. Rapide car je l’ai trouvé vraiment très concis, simplifié et beaucoup moins sombre que ce qu’il est originellement.

Ce que j’ai apprécié: retrouver l’ambiance mélancolique de l’histoire de nos deux âmes qui se retrouvent vie après vie mais aussi le fait qu’en quelques lignes, Carina Rozenfeld parvient à nous faire replonger dans son (court, trop court) récit avec son style incisif et empreint de la nostalgie et de la tristesse que ressent notre narrateur.

Cette auteure a un don certain pour instaurer une atmosphère rien qu’en utilisant le lexique musical et en évoquant subtilement quelques morceaux joués par l’instrument qui, pour moi, est naturellement celui de l’expression du chagrin.

Ajoutez à cela les sentiments dont Eidan nous fait part, son attente et ses espoirs puis un rappel fait de ce que traverse notre héroïne à ce moment-là et au final, lorsque vous finissez cette nouvelle, vous avez juste envie de relire la duologie.

C’est ça, le talent de Carina Rozenfeld.

Retrouvez mon avis sur:
– le tome 1: Les cendres de l’oubli.
– le tome 2: Le brasier des souvenirs.

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Duologie Phaenix, tome 2: Le brasier des souvenirs – Carina Rozenfeld

Phaenix

Synopsis:

Elle a tout oublié, il se souvient de chaque instant.
Depuis la nuit des temps, ils se sont retrouvés pour former le Phænix.
Cette fois, afin que l oiseau mythique renaisse de ses cendres, les deux amants devront ranimer le feu sacré…

Au cours de sa première année de fac dans le sud de la France, Anaïa a découvert qu elle était détentrice d’un secret profondément enfoui en elle. Deux garçons qu’elle a rencontrés, Eidan et Enry, attendent d’elle qu’elle se souvienne et qu’elle recouvre sa véritable identité.
Une série de rêves troublants la hante, un mystérieux visiteur lui laisse des messages la nuit à travers les paroles de chansons… Grâce à ces indices, elle pourra renouer le fil coupé de son existence et découvrir que l’amour est la seule étincelle capable d allumer le brasier de ses souvenirs. Celui qui est son âme soeur est là, près d’elle, tout près d’elle…
Réchauffée par les flammes de leur passion, Anaïa devra encore affronter les démons de son passé. Leur fusion suffira-t-elle à réparer ce qui a été brisé et à écarter le péril qui les guette?

Mon avis:

Cette suite et fin des aventures d’Anaia s’ouvre sur un nouveau rêve récurrent qu’elle fait, se passant sur la plage près d’une tour mystérieuse et où elle est seule et cherche désespérément… elle ne sait pas ce qu’elle cherche mais la tristesse et l’angoisse l’étreignent. Elle sait qu’elle doit prononcer un prénom mais lequel?

Dans la réalité, plusieurs semaines se sont passées depuis le départ d’Eidan.

Anaia est confuse. Ses sentiments la déchirent. D’un côté, elle sait qu’Eidan lui manque, qu’elle veut le retrouver et de l’autre côté, Enry lui met de plus en plus de pression. Le masque se fissure.

Alors que nous croyions qu’elle avait, à la fin du premier volume, compris la vraie nature de l’un et de l’autre, il s’avère que non, que malgré le fait que tous les éléments soient devant ses yeux, elle n’en déduit rien et/ou a peur d’agir concrètement parlant.

A part dans ses rêves où elle tente le tout pour le tout et réussit à atteindre son but.

Paradoxalement c’est grâce à ces mêmes rêves qu’elle trouve enfin le courage d’affronter la réalité et ses peurs pour arriver enfin à son but.

Mais rien n’est fini.

Nous ne savons toujours pas ce qu’il va se passer et nos questions par rapport aux emails mystérieux qu’elle recevait à la fin des Cendres de l’oubli sont toujours sans réponses.

L’auteure réussit le pari de nous transporter à nouveau dans son univers et de nous faire ressentir plusieurs émotions.

Alors que pour le premier livre, l’émotion prédominante était de la tristesse, ici, c’est tout le contraire qui se passe. Ce qui domine à la lecture de ses pages pour moi a été de la joie et de l’espoir. Le vent qui se gonfle dans notre poitrine, les papillons dans le ventre… L’histoire d’Anaia m’a véritablement transportée et émue.

Je ne sais pas comment elle fait mais malgré le contexte lié à l’oiseau mystérieux, ce récit m’a paru proche. Si proche qu’on voudrait être Anaia. L’histoire dégage de la magie. Une magie qui ne fait pas paraitre cette épopée lointaine mais qui nous touche.

J’ai également eu plaisir à retrouver nos personnages secondaires, Garance, Juliette, Yvan qui lui, prend une certaine importance…

Cette bande d’amis, on y retrouve ce petit plus qui nous fait avoir envie qu’elle soit la nôtre. Comme la bande de Friends ou de How I met your mother. Eux aussi ont droit à leurs intrigues et c’est rafraîchissant de voir, dans un récit YA, que le monde ne se concentre pas sur les héros principaux. C’est toute une tranche de vie à laquelle nous assistons avec plaisir.

J’ai néanmoins trouvé un peu redondant ce système façon Facebook. Je m’explique: je veux bien accepter qu’on puisse mettre un statut pour prévenir qu’on fait telle ou telle chose anodine mais j’ai du mal à accepter qu’on puisse prendre le temps d’aller sur ce site lorsque quelque chose de grave se passe. Je suis peut-être vieux jeu mais personnellement, mon premier réflexe serait d’appeler la personne qui peut me renseigner plutôt que d’aller sur l’ordinateur. Surtout en temps de catastrophe … Mais peut-être que c’est mon petit côté réactionnaire qui se rebelle, qui sait?

J’aimerais bien en discuter avec ceux et celles qui ont lu ce tome et qui savent ou se doutent de quoi je parle.

Sinon, c’est le seul bémol que j’ai à cette histoire car honnêtement, toute cette duologie a été un énorme coup de coeur. J’ai tout aimé: le style d’écriture de Carina Rozenfeld, l’histoire, son originalité et son thème à la fois triste et porteur d’espoir qui m’a quelque peu fait penser à Hancock, les personnages, les thèmes musicaux très présents dans le récit…

Je remercie l’auteure de m’avoir fait découvrir et redécouvrir certains morceaux qui sont depuis, implantés dans mon mp3 et qui m’accompagnent avec bonheur.

Vous comprendrez donc que je vous conseille avec moultes forces d’acheter ces deux livres et la nouvelle qui les accompagne (dont la chronique viendra prochainement). Vous ne le regretterez certainement pas. C’est un vrai coup de coeur que j’ai eue pour l’histoire d’Anaia et d’Eidan.

Retrouvez mon avis sur :
– Le tome 1, Les cendres de l’oubli: sur ce lien.