Saga The elements, tome 4: The gravity of us – Brittainy C. Cherry

Gray

Synopsis:

Mes émotions me dirigeaient et il était apathique. Je rêvais tandis qu’il vivait dans les cauchemars. Je pleurais quand il n’avait aucune larme à verser.
Malgré son cœur glacé et mon envie de fuir, nous partagions parfois des instants.
Ces instants nous faisaient flotter, mais quand la réalité nous a rattrapé et que la gravité nous a forcé à descendre.
Graham Russell n’était pas un homme qui savait comment aimer et je ne le savais pas non plus. Mais, si jamais la chance de tomber amoureuse encore une fois, je tomberais pour lui indéfiniment.
Même si nous étions destiné à s’écraser sur le sol.

Mon avis:

Je remercie les Editions Hugo et Cie pour m’avoir permis de lire ce roman.

La plume de Brittainy Cherry, si vous ne le ne savez pas encore, c’est de l’hydromel. Vous y goûtez une fois avec toutes les résolutions du monde – vous vous promettez que vous ne lirez qu’un chapitre parce que vous avez des obligations à côté qui vous pompent le temps – et puis, vous êtes tellement dedans que vous ne voyez pas les heures passer. Sa plume, c’est une douce addiction. De la poésie en barre. De la douceur qui enveloppe votre coeur et vous ne voulez qu’une chose, rester dans ce cocon. Je l’adore!

Au moment d’ouvrir The gravity of us, il était minuit. Je me levais cinq heures après pour aller travailler et je me fustigeais pour être allée au lit, encore une fois, tard. Mais, naïve que j’étais, je voulais juste lire le prologue. Diantre. Je suis parvenue à résister à l’appel du chapitre suivant mais je me suis fustigée parce que vraiment, j’aurais du aller au lit plus tôt pour pouvoir en lire plus.

Donc, nous faisons la rencontre de Lucy et de Graham.

Le roman alterne les points de vue entre les héros et mêle le présent et le passé mais très vite, nous réalisons que malgré des abords différents, Graham et Lucy se ressemblent énormément. En effet, une souffrance commune les lie.

Cependant, The gravity of us n’est pas une histoire de colère. C’est plutôt une affirmation. L’affirmation que tout est écrit. Que le bon est inextricablement mêlé au mauvais et qu’il faut faire avec le bagage qu’on a. Qu’on ressort toujours plus fort de tout même quand on croit avoir touché le fond du fond. Plus fort et enrichi dans tous les sens du terme.

L’auteure aborde des thèmes difficiles mais parvient à les traiter avec la délicatesse et la pudeur qui la caractérisent. Elle ne nomme jamais directement ses sujets mais parce qu’on le fait à sa place, elle a alors toute latitude pour passer à la suite et ce, avec le sourire.

L’amour. Le sentiment qui pousse les êtres à la fois à s’élever dans les airs et à s’écraser au sol. L’émotion qui embrase les humains et consume leurs corps. L’alpha et oméga de chaque itinéraire, le début et la fin de chaque voyage.

A travers la renaissance de Graham et de Lucy, c’est un véritable voyage qui s’opère pour nous. On a conscience de la destination du récit mais là où on le déguste avec ravissement, c’est dans les étapes. La magie prend graduellement et ne nous relâche jamais. On veut en lire toujours plus.

Les personnages nous font sourire mais surtout, ce qui leur arrive nous fait réagir car on voudrait avoir leur force de caractère. Ils sont pleins d’une résilience qu’on admire. C’est ce qui fait que j’ai tant pris plaisir à lire le cheminement des héros. Ils sont imparfaits. Ils ont leurs défauts. Lucy est complètement le genre de personne que je ne comprends habituellement pas. Graham ne livre pas beaucoup de lui. Pourtant, on est tellement dans leur tête que notre empathie nous permet de passer outre ces obstacles pour qu’on se concentre sur l’essentiel.

On les aime tels qu’ils sont. On partage leur vie comme on si on en était. C’est du petit lait.

J’ai donc dévoré The gravity of us. A l’instar de ses prédécesseurs, je m’en suis délectée et ai savouré chaque page. J’ai passé encore une fois un super moment avec la plume de Brittainy Cherry et je sais que je le relirai encore beaucoup de fois, toujours avec cette sensation d’addiction.

Une réussite!

Retrouvez mon avis sur :
– le premier tome: The air he breathes.
– le tome 2: The fire between High and Lo.
– le tome 3: The silent waters.

hugo

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Saga The elements, tome 3: The silent waters – Brittainy C. Cherry

Gray

Synopsis:

Notre vie est faite de moments. Certains terriblement douloureux, d’autres merveilleusement optimistes.
J’ai connu beaucoup de ces moments dans ma vie, des moments qui m’ont changée, des moments de défi. En tout cas, au cours des moments les plus importants – des plus déchirants et des plus incroyables – il était toujours là.
J’avais huit ans quand j’ai perdu ma voix. Une partie de moi m’a été volée, et la seule personne qui pouvait vraiment entendre mon silence était Brooks Griffin. Il était la lumière de mes jours sombres, la promesse du lendemain, jusqu’à ce que la tragédie le rattrape.
Une tragédie qui a fini par le noyer dans un océan de souvenirs.
C’est l’histoire d’un garçon et d’une fille qui s’aimaient l’un l’autre, mais qui ne s’aimaient pas eux-mêmes. Une histoire de vie et de mort. D’amour et de promesses brisées.

Mon avis:

Je remercie les Editions Hugo et Cie pour m’avoir permis de lire ce roman.

Racontée alternativement par Maggie et Brooks, l’histoire se passe sur plusieurs années et nous fait vivre une véritable épopée avec le cheminement des héros.

Tout d’abord, dans les premiers chapitres, on sourit. On est attendri. Le ton, enfantin, déborde de bonne humeur et de joie de vivre. Maggie et Brooks ont dix ans et Maggie a décidé qu’ils se marieraient. L’échange de lettres entre eux est tout bonnement trognon. On retrouve vraiment cette candeur qui caractérise l’enfance.

Et puis, survient le grand évènement. Celui à cause duquel Maggie n’ose plus parler ni sortir de chez elle.

Cependant, The silent waters est bien plus qu’une histoire de guérison. Elle transcende toutes les douleurs pour nous montrer que malgré toutes les merdes qu’on vit, notre monde continue à tourner. Qu’il ne suffit que des battements de coeur d’une personne pour que tout prenne un sens.

Car, autour de Maggie, Brittainy Cherry nous fait partager le quotidien de tous ses proches. Au fil des chapitres, on les aime, on les déteste mais inévitablement, on les accepte. On les considère comme sa propre famille. On les adopte à part entière.

L’évolution la plus notable est celle du personnage de Cheryl. Elle revient de loin, vraiment et honnêtement, j’ai adoré la voir prendre peu à peu goût à la lecture.

– Je crois que j’y suis arrivée.
Son sourire s’élargit encore, si c’était possible, ce qui me fit sourire à mon tour.
– Je crois que je suis devenue une lectrice.

Oui, Brittainy Cherry profite de ce roman pour rendre un vrai hommage aux pouvoir des mots. On ne peut pas y rester insensible. J’ai eu envie de lire toutes les lectures mentionnées dans l’histoire et je pense que certains titres sont d’ores et déjà dans mon programme de lectures car ce qui en est dit me convainc.

En dix ans, j’avais lu plus de huit cents livres. J’avais vécu plus de huit cents « il était une fois ». J’étais tombée amoureuse six cent quatre-vingt-dix fois, éprouvé une attirance sexuelle peut-être vingt fois et de la haine au moins dix milliards de fois. A travers ces pages, j’avais fumé de l’herbe, fait des sauts en chute libre et pris des bains de minuit. Javais été poignardée dans le dos par des amies – au sens propre comme au sens figuré – et j’avais pleuré la perte d’êtres chers.

Ensuite, l’auteure s’attache à décrire l’importance d’entretenir sa relation avec quelqu’un. Elle nous montre en quoi l’amour a besoin d’être attisé pour continuer à exister. Que parfois, les rituels dépassent les simples habitudes pour renforcer les liens.

C’est incroyable comme en quelques phrases toutes simples, elle parle directement à notre coeur.

Parfois, quand on est confronté à sa solitude, qu’on se retrouve seul, nos pensées dérivent vers des endroits où elles ne devraient pas aller. Parfois, nous sommes notre pire ennemi. Nous devons apprendre à faire le tri dans nos propres pensées. Nous devons être capables de faire la part de la vérité et du mensonge dans notre propre tête. Sinon, nous devenons prisonniers des conflits dans lesquels nous nous enfermons nous-mêmes.

Si l’histoire est riche en messages, elle ne l’est pas moins en intensité.

J’ai cru en la romance comme on croit au Père Noël quand on est enfant. La plume de l’auteure a cette magie qui fait qu’en une page, je lis comme si j’avais entre les mains un trésor. L’amour qu’elle dépeint est si beau, si ardent, si évident que je soupirais d’aise devant nos tourtereaux. Même si la vie s’est beaucoup mise entre eux, je sentais que la fin serait inéluctable. Les personnages dégagent cette foi en leur amour que beaucoup peuvent envier.

Comme ses prédécesseurs, The silent waters dégage cette atmosphère brute, sans fioriture mais empreinte d’une grande poésie. J’ai été encore une fois charmée.

En outre, les personnages m’ont touchée; j’ai adoré les voir vivre et évoluer.

Je quitte donc Maggie et Brooks avec un sourire aux lèvres et un baume au coeur: j’ai été complètement conquise par les mots de Brittainy Cherry et il me tarde donc de lire le dernier tome de cette saga.

Retrouvez mon avis sur :
– le premier tome: The air he breathes.
– le tome 2: The fire between High and Lo.

hugo