Trilogie Les portes du secret, tome 3: Les secrets d’opale – Maria V. Snyder

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Synopsis:

Loin d’Ixia et de Valek, horrifiée par les cruautés dont les Magiciens sont capables, Elena s’interroge : après tout, qui sait si la Magie n’est pas un Mal ? A-t-elle raison de vouloir en approfondir l’apprentissage ? Et d’ailleurs, quel genre de magicienne veut-elle devenir ? Dans le doute, et craignant pour sa vie, Elena préfère fuir Sitia, et rentrer en Ixia où la Magie est interdite…

Une saison dans le monde du feu…

Mais, en chemin, Elena est arrêtée par une inquiétante découverte : des gens disparaissent mystérieusement. Qui les capture ? Et pour les emmener où ? Contrainte de repousser encore ses retrouvailles avec Valek, Elena accepte de suivre dans le monde du Feu un personnage qui détient des réponses. Pendant soixante et onze jours — tout un printemps —, elle va affronter le feu, affiner ses pouvoirs… avant de revenir en sachant enfin qui elle est, et quelle est sa véritable mission. L’heure aura sonné de retrouver Valek.

Mon avis:

Nous retrouvons Elena peu après les évènements du second tome.

Elena doit dorénavant suivre sa formation auprès de Roze, le seul des quatre maîtres magiciens à ne pas apprécier Elena ( et c’est un euphémisme) et sa nature de Chasseuse d’Ames a été révélée à tous.

Autre problème: Cahill et Ferde se sont évadés et c’est donc naturellement qu’Elena se lance à leur poursuite, accompagnée dans sa quête par son frère Leif, par l’Homme-Lune, par Kiki et par le capitaine Marrok.

Et pour finir, la vie d’Elena se trouve menacée ( une fois de plus) par un magicien qui semble contrôler le feu et semble capable de lui nuire.

Dans sa folle embarquée, nous faisons la connaissance d’un autre membre de la famille d’Elena, Chesnut, qui a la particularité de contrôler les serpents, pas avec une flûte mais avec un tambour.
Je l’ai d’emblée de jeu beaucoup apprécié à cause de sa façon de s’exprimer mais également sa loyauté à toute épreuve vis-à-vis de sa famille. Je le trouve très charmeur.
Malheureusement, il n’est pas beaucoup développé et on ne le voit plus pour le reste du récit.

En parlant du récit, celui-ci est très riche en actions et en révélations. Que ce soit au niveau de l’intrigue principale ( la guerre qui menace d’éclater entre Ixia et Sitia) ou des faits en parallèle, on apprend énormément de choses sur les personnages notamment par rapport à leur passé ou à leur nature.

Dans cette dernière ligne droite, Elena comprend et accepte enfin pleinement ses pouvoirs et cette apothéose magique ouvrant sur une nouvelle saga se concentrant sur Opale m’a pas mal plue.

Le sale caractère d’Elena est toujours présent mais les faits la submergent tellement que très vite, comme elle, on perd pied et on se laisse emporter par le courant afin de mieux voir où il mène.

Tellement de choses et de changements ont lieu qu’au final, les mots me manquent afin de retranscrire mon avis.

Globalement, j’ai beaucoup plus apprécié ce dernier tome que son prédécesseur: l’identité du grand méchant m’a surprise et en même temps, non. La logique me soufflait son nom mais je ne sais pas pourquoi, j’ai sûrement du vouloir me compliquer la tâche car je me disais que ce serait trop facile. En fait non.

Cette saga se clôt sur tous les méchants qui ont une fin méritée et en même temps, la situation entre Ixia et Sitia ainsi que celle des personnages ouvrent la voie à l’imagination. Confusément, on sent bien que les choses ne seront pas aussi faciles et qu’il y a du pain sur la planche que ce soit dans un pays ou dans un autre.

En résumé, la lecture de cette saga a été agréable et divertissante, malgré le tome 2 qui m’a quelque peu énervée. Les pages se sont tournées toutes seules et je suis surprise de voir qu’il ne m’a fallu que quelques jours pour engloutir l’aventure d’Elena et de Valek.

Mais vous savez quoi?

C’est peut-être fou et insensé mais le tome 1 reste tout de même mon préféré!

Vous pouvez lire mon avis sur le premier tome ici et sur le second tome .

Ce livre rentre dans le cadre du Challenge romantique.

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Trilogie Les portes du secret, tome 2: Le souffle d’émeraude – Maria V. Snyder

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Synopsis:

Après des années d’exil, Elena retourne en Sitia, son pays natal, où elle a hâte de retrouver sa famille et de commencer sa formation magique auprès d’Irys, son mentor. Mais rien ne se déroule comme elle l’avait espéré : non seulement son unique frère semble lui vouer une haine farouche et incompréhensible, mais de plus, un drame terrifie toute la population sitienne : l’une après l’autre, une série d’adolescentes sont enlevées et assassinées par un magicien rebelle animé de funestes projets. L’occasion pour l’audacieuse Elena de mettre en oeuvre les pouvoirs qu’elle vient de se découvrir. Des pouvoirs très particuliers.
Confrontée aux démons de son propre passé et à de dangereux ennemis, Elena peut heureusement compter sur le soutien d’anciens amis, et de Valek, son mystérieux amant…

Mon avis:

Dans ce nouvel opus, nous retrouvons Elena alors qu’elle approche de son village natal. Après quelques descriptions d’animaux exotiques dangereux, elle nous fait part de ses doutes et démontre une certaine propension à faire l’autruche.

Oui, elle m’agace quand même, cette Elena. Ou plutôt le style d’écriture de l’auteure que je sens ici immature et hâtif. Pas du tout le style que j’aime et que j’avais trouvé dans sa saga des Insiders ( avis ici ). Elena a quand même vécu des choses horribles et traumatisantes et je ne comprends pas pourquoi ici, je trouve une Elena sale gosse voire capricieuse.

De plus, je me suis passablement ennuyée au début de ce tome. Sans Valek, j’ai cru lire une toute autre histoire tant l’Elena que j’ai trouvée ici n’était pas la même que dans le Poison écarlate ( chronique là ). L’auteure a sans doute souhaité compenser en nous faisant rencontrer une myriade de personnages appartenant au village natal d’Elena ou faisant partie de sa famille mais ça fait trop de nouvelles têtes d’un coup, trop vite et les choses vont tellement vite que je ne comprends pas comment Elena peut s’attacher à une personne d’un coup. Ca fait beaucoup de choses que je ne comprends pas, hein? ^^

Bref, après cet intermède de retrouvailles familiales, Elena est propulsée à l’école des sorciers. Vous visualisez Poudlard? C’est ça! Sauf que ça se passe dans une espèce de désert et qu’au lieu d’avoir un château, on a plusieurs tours ( quatre, une pour chaque grand magicien) entourant un village. Ce n’est pas Poudlard au niveau du décor? Eh bien ce l’est pour l’ambiance qui y règne.

Là, Elena se fait des amis et des ennemis. L’école, ça marche forcément avec ça. Elena a donc affaire à des élèves jalouses d’elle car Elena passe directement en classe supérieure et qu’elle est l’unique élève d’une magicienne super puissante (Irys) et d’un coup, alors qu’Elena ne savait pas dans le premier tome qu’elle était magicienne, voilà qu’on nous sort que c’est une Chasseuse d’Ames, qu’elle est super puissante et qu’on la craint car elle peut faire des choses incroyables comme guérir les gens, contrôler leurs actes et parler aux chevaux. Pas à la façon du film mais en s’immisçant directement dans leur tête. Rien que ça.

J’ai donc été plutôt déçue par la tournure des évènements. Mais ce n’est pas parce que je n’ai pas digéré le fait qu’Elena monte en puissante trop vite et trop facilement sans anicroche à mon goût que l’histoire ne m’a pas plue. Quoique.

Bien que j’ai été tentée les 100 premières pages de refermer le livre et d’abandonner, il y a quelque chose qui m’a fait m’accrocher. Si ce n’est pas Elena de toute évidence, peut-être est-ce l’espoir de retrouver Valek et la curiosité de voir où l’auteure allait me mener qui m’ont aidée.

De plus, j’ai bien aimé voir comment le frère d’Elena se comporte avec elle. Bien qu’il ne l’admette pas et semble la rejeter, j’ai immédiatement vu une rivalité fraternelle et de la chamaillerie. C’était plutôt drôle!

De plus, les passages avec Kiki et Topaze sont tout bonnement marrants et attendrissants. On dit toujours que les chiens sont très gourmands mais les chevaux ne sont pas en reste!

Lorsqu’enfin Valek est apparu, mon intérêt pour l’histoire est remonté en flèche. Quand il est là, on peut être sûr que l’action va aller crescendo.

Mais là aussi, je le trouve transformé. Presque cucul. Franchement, un homme impitoyable comme Valek qui s’y connait en poisons et tout, j’ai franchement du mal à accepter qu’il sort des  » mon amour » à tout-va. Il est amoureux, d’accord mais non. Je le digère pas. Pour moi, ce Valek est OOC comme on dit en langage fanfic.

A part ça, l’action promise ne m’a pas déçue, elle.

Les révélations au sujet d’Elena me permettent de comprendre un peu mieux sa famille et comment elle vit. Quand j’y pense, j’ai l’impression de voir le peuple d’Hyrule et le peuple de Saria ( point besoin de présenter mon jeu préféré, Zelda Ocarina of Time).

Quand j’étais petite, je m’imaginais vivre dans les arbres alors c’est marrant de voir tout un village suspendu ainsi que leurs coutumes.

L’enquête ne m’a pas plus emballée que ça mais c’est l’élément déclencheur de l’omnipotence d’Elena. C’est grâce à elle qu’on apprend à quel point Elena est puissante et qu’elle montre combien elle est généreuse et pense au bien-être de tout le monde.

Oui oui, dès que quelqu’un qu’elle connaît subit quelque chose de mal, madame se sent responsable parce qu’elle pense qu’elle aurait pu empêcher tout évènement funeste et en plus, elle se permet le luxe de se fustiger. Tout tourne autour d’elle, voyez-vous?

Bon, c’est officiel, vous le comprenez, Elena me sort par les oreilles. Par sa personnalité mais aussi par la complaisance que l’auteure a adoptée: tout vient trop facilement à Elena. Elle veut performer un tour de magie: non seulement elle y arrive mais en plus, elle surpasse le résultat escompté. Même Harry Potter a dû faire face à des revers! Comment un jour Elena peut être une simple humaine et le lendemain, être capable de ressusciter les morts? Où est la montée graduelle?

Et là je me rend compte que je me répète.

Passons à autre chose.

La fin du livre: les évènements s’enchaînent vite. Trop vite. Tellement vite que je n’ai pas retenu grand chose au final. Juste en gros qu’Elena doit rattraper des méchants qui se sont évadés parce qu’apparemment, les autres ne sont pas foutus de le faire.
Mais je ne me fais pas de souci. Je suis sûre que Maria V. Snyder resituera les faits façon Charlaine Harris dans le dernier tome de la saga.

J’ai pris plaisir à retrouver les Invincibles ainsi qu’Ambroise. Leur intervention dans ce tome sert à faire un lien avec le premier tome et laisse présager une sorte de fusion des deux mondes représentés par Sitia et Ixia dans le dernier opus.

L’histoire m’a quelque peu ennuyée par moments mais elle m’a tout de même accrochée, plus ou moins.
J’espère que le dernier tome ne me décevra pas, même si l’évolution d’Elena et de Valek me dérange.
Bon, je ne me fais pas d’illusion. Sachant que cette trilogie a été rédigée avant les Insiders, je peux bien comprendre que le style de l’auteure n’est pas encore abouti mais quand même, si vous lisez ce dyptique, la différence entre ces deux sagas au niveau de la maturité est flagrante.

Bref, malgré ces couacs, je fais confiance à Maria V. Snyder pour la fin même si je ne pense pas que je lirai la saga spinoff de celle-ci.

Ce livre rentre dans le cadre du Challenge romantique.

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