Un seul regard – Joan Reeves

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Synopsis:

Que feriez-vous si le remplaçant de votre gynéco n’était autre que votre premier amour ? Jennifer Monroe, psychologue réputée, réagit comme toute femme normalement constituée : elle invente une excuse et prend la fuite !
Le très sérieux docteur Penrose suppose qu’elle souffre de blocages sexuels, et se met en tête de l’orienter vers un collègue compétent. Scandalisée à l’idée qu’il puisse la prendre pour une vieille fille frigide, Jennifer va lui donner une leçon qu’il n’est pas prêt d’oublier.

Mon avis:

Ayant envie d’une lecture légère, c’est presque naturellement que je me suis tournée vers le 3eme roman de Joan Reeves.

Bien mal m’en a pris car il m’a fait me rappeler pourquoi je me sens toujours flouée à la fin de la lecture de ses livres. A première vue, je me dis que puisque c’est un Milady et que c’est une romance, ça va être léger et pas prise de tête.

Ha ha, je me fais avoir rien qu’avec ça. Car Joan Reeves ne se contente pas de nous livrer des histoires simplistes. Elle passe en plus tout le roman à nous faire être en colère (contre l’héroine, contre le héros) pour hop, pla boum, boucler son manuscrit en une page et les faire ses marier alors qu’à la page précédente, ils en étaient au point de rupture.

Alors, pourquoi je m’obstine à la lire?

Question que je me pose après 3 livres qui m’ont mise en mode Angry bird.

Ici, les personnages sont médecins. Par ce métier, vous vous attendez pas à avoir affaire à des adultes, non?

Mais je vous l’assène, arrêtez de vous attendre à quoi que ce soit, bigre!

Je n’ai jamais vu de caractères aussi puérils et aussi agaçants. Instinctivement, j’ai tout de même cherché quelque chose pour sauver ce gâchis mais non. Rien à faire, rien à trouver. On a affaire à une galerie de personnages tous plus incongrus les uns que les autres et rien, absolument rien n’est plausible.

L’héroine est une psy qui a elle-même besoin d’en voir un pour régler ses problèmes liés au lycée qu’elle n’a de toute évidence pas surmontés. L’auteure nous la fait déclarer sa flamme après une-deux séances de bécotage et le comble est que faut en plus que cette psy nous fasse un complexe narcissique. Eh oui, madame pense, non, pour elle, c’est évident qu’elle attire tous les regards. Non mais franchement, c’est vrai que c’est horrible d’attirer!

Quant à son pendant masculin, je cherche toujours un indice, n’importe quoi qui montre sa présence. En l’occurrence, il a autant de charme qu’un bichon infesté de puces et qui n’a pas pris de bain depuis deux semaines.

Et l’histoire? Y a pas d’histoire! Je ne sais pas ce qui est arrivé à l’auteure mais là, on se demande si elle ne s’est pas foutue de nous.

Mais là où je suis frustrée après moi-même, c’est que même si je n’aime pas le style de l’auteure, maintenant que j’ai lu trois livres d’elle, je risque de lire ses prochains écrits. Parce que je n’aime pas abandonner un auteur en cours de route.

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Mariés à tout prix – Joan Reeves

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Synopsis:

Ally Fletcher est bien décidée à faire capoter le mariage d’un certain Burke Winslow.
Pourquoi donc ? Eh bien, parce qu’elle est toujours sa femme ! Burke a besoin de s’afficher en couple pour décrocher un contrat juteux ? Soit. Ally n’a qu’à jouer la parfaite épouse ! Commence un jeu de rôles détonnant où tel est pris qui croyait prendre …
Bien vite, Burke et Ally redécouvrent leur attirance mutuelle – ainsi que leur don pour se taper sur les nerfs. Mais la passion suffit-elle ?

Mon avis:

Le récit s’ouvre sur une Ally pleine de boue qui combats vents et tempêtes pour aller interrompre le mariage de son mari qui visiblement ignore qu’il n’est pas divorcé.

Situation cocasse, hein?

Au départ, lorsque j’ai entendu parler de ce livre, j’ai cru que ce serait la suite de Jane (coeur à prendre) Jones. Eh non!

Les héros de cette histoire n’ont aucun rapport avec ceux de la première et ils ne vivent même pas dans la même ville. Le seul point commun de ces livres, c’est l’auteure.

Burke et Ally se sont mariés jeunes. Trop jeunes. Elle sortait du lycée et lui débutait sa carrière professionnelle. Elle était jalouse. Il était trop investi dans son travail. Ils n’ont vécu que neuf mois ensemble avant qu’elle ne le quitte et s’enfuie à Dallas pour redémarrer sa vie.

Six ans après, Ally possède sa propre entreprise d’experts-comptables et Burke a une grosse compagnie dans le genre de Microsoft(c). Tous deux ont donc réussi dans la vie si ce n’est qu’Ally n’a jamais pu oublier Burke et que lui, même s’il ne se l’admet pas, pense toujours à Ally et lorsqu’il la revoit après ces six longues années, leur passion dévorante refait surface et vu leur comportement lorsqu’ils se disputent, vous ne sauriez pas qu’ils ont été séparés longtemps.

Vous l’aurez compris, Mariés à tout prix vous fait passer par diverses émotions.

Ally se veut mûre et confiante en elle-même mais face à Burke, sa jalousie irrationnelle la fait se conduire stupidement.

Quant à Burke, sa fierté d’homme le fait se conduire comme un rustre qui ne peut pas se targuer de maturité non plus.

Ces deux-là, on dirait des gosses!

Mais le livre est ce qu’il est, un moment de lecture agréable qui m’a fait rouler des yeux à de nombreuses reprises. Ally et Burke m’ont beaucoup énervée et j’ai du mal à m’attacher à eux même si je me reconnais en Ally sur certains points. Notamment lorsqu’il s’agit de ce problème de confiance en soi. D’assumer son physique.

J’ai trouvé que les personnages évoluaient de façon trop rapide et trop peu plausible au niveau du caractère et que le passage d’une scène à l’autre était quelque peu dépaysant car un peu trop rapide et/ou prévisible.

Néanmoins, j’ai dévoré ce roman en une après-midi car malgré ces défauts, ceux-ci ne m’ont gênée que très modérément. J’ai apprécié la fraîcheur de grand-père et de grand-mère et j’espère qu’à leur âge, je serais aussi pétillante et maline qu’eux.

En somme, mon avis global est plutôt mitigé même s’il tend plus vers le positif.