A world without you – Beth Revis

couverture

Synopsis ( traduction du résumé par moi):

Bo, 17 ans, a toujours pensé qu’il pouvait voyager à travers le temps. Alors quand ses parents inquiets l’inscrivent dans une école pour les jeunes à problèmes, Bo pense qu’il connaît la vérité, qu’il est dans une école pour les jeunes qui, comme Bo, ont des superpouvoirs. A Berkshire, Bo tombe amoureux de Sofia, une fille au passé tragique. Ele l’aide à s’ouvrir et lui, il lui apporte du confort car elle a perdu sa mère et ses deux soeurs. Mais même la force de leur amour n’est pas suffisante pour aider Sofia a surmonter sa dépression. Après qu’elle se soit suicidée, Bo se convainc qu’elle n’est pas vraiment morte, qu’elle est coincée quelque part dans le temps et que c’est son travail maintenant de la sauver.

Mon avis:

Je ne savais pas en ouvrant ce roman à quel point je serai captivée. L’histoire nous est racontée du point de vue de Bo. C’est un adolescent comme les autres sauf qu’il est dans une école spéciale, dédiée aux jeunes ayant des pouvoirs. En effet, il a le don de voyager dans le temps. Sauf qu’au moment où le roman débute, cela lui a joué un mauvais tour car en emmenant sa petite-amie, Sofia, avec lui en « voyage », il n’a pas réussi à la ramener avec lui.

Quand l’histoire n’est pas narrée du point de vue de Bo, elle l’est du point de vue de sa soeur, Phoebe.

Phoebe a deux ans de moins que Bo et elle s’apprête à finir le lycée. Elle fait tout pour correspondre aux attentes de leurs parents et elle tente de se défaire de l’ombre de son frère interné pour des troubles psychiatriques.

Ainsi, nous avons deux visions de la même histoire.

D’un côté, Bo a des pouvoirs. De l’autre côté, il vit dans une bulle pour échapper à la réalité.

Honnêtement, on sait très vite quelle version est la vraie mais ce qui est intéressant, c’est de voir comment Bo gère ces deux possibilités, comment il prend des éléments, ceux qui l’arrangent pour les incorporer à une réalité qui lui convient mieux. C’est un combat qui se livre en lui.

On réalise que ce combat est en fait une allégorie.

Pour Bo, c’est sa façon de gérer son deuil. Pour sa famille, c’est leur façon de gérer une vie chaotique, différente de celle qu’elle aurait voulue. Car oui, l’auteure nous le rappelle, chaque vie est intrinsèquement liée à une autre.

Books meant a lot to Sofia and she was always reading. I dind’t have many books that I liked, and I didn’t really have anything eloquent that I could say to impress her, but I kind of regret not talking to her about the few books I did love. She was showing me a part of her when she told me about what book she was reading.

Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est le fait que même si on sait quelle version de la réalité est la vraie, rien n’est couru d’avance.

But the thing that strikes me most about Phoebe’s future is that, of all the possibilities, there’s not a single one that’s definitely right. I cannot pull apart the threads and find the one that’s perfect for her. They’re all perfect and imperfect in different ways

En fait, ça me rend d’autant plus curieuse de savoir où ça va nous mener. Ce faisant, Beth Revis introduit des éléments un peu flippants, je fois l’avouer, mais ceux-ci ont dans leur mesure, une certaine importance vis-à-vis de l’histoire.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste non plus.

Phoebe a suscité beaucoup d’empathie. Je me suis reconnue dans ses peurs, dans ses angoisses. J’ai franchement aimé l’éclairage qu’elle apporte à l’histoire car elle est l’autre face de Bo.

Quant à la fin, j’ai adoré la façon dont elle est amenée. Elle est douce-amère. On se rend compte que peu importe ce qu’elle est ou aurait pu être, il y a forcément une ou plusieurs personnes qui vivent ou auraient vécu avec sa part de tristesse et de regrets. Cette fin n’est pas parfaite mais à l’instar de ce qu’on a découvert avec Bo, elle est ce qu’elle est, selon les choix opérés.

Life is like the mainstream, all knotted and twisted and convoluted. And maybe if we could all see exactly where the threads of our fate lead, we’d be able to make the right choices all the time but we can’t.

En conclusion, A world without you est une bonne réflexion sur notre perception de la réalité. C’est une leçon; elle nous montre que l’Homme est l’artisan de sa propre vie. Ce roman a dont été un vrai page-turner pour moi et laissera en moi un écho encore longtemps.

Trilogie Godspeed, tome 3: Shades of Earth – Beth Revis

revis

Synopsis (Traduction par moi. Sortie française non prévue pour le moment):

Amy et Elder ont finalement quitté les murs oppressants de Godspeed. Ils sont prêts à commencer une nouvelle vie – à se construire un chez eux – sur Centauri-Earth, la planète pour laquelle Amy a traversé 25 trillions de kilomètres à travers l’univers. Mais cette nouvelle Terre n’est pas le paradis qu’elle espérait tant.

Mon avis:

Dans ce dernier opus des aventures d’Amy et Elder, l’action commence juste là où A million suns nous avait laissé. A ce titre, nous voilà en compagnie de ces deux-là juste au moment où ils s’apprêtent à atterrir sur Centaury Earth.

Découverte de la Nouvelle Planète. A priori, tout va bien. L’atmosphère est viable, la terre semble prometteuse … jusqu’au moment où…

Alors que le début laissait présager une lutte de pouvoirs entre les « nés sur terre » (les Earthborn) et les « nés sur le vaisseau » (les shipborn), on se rend bien compte que d’autres dangers guettent nos voyageurs.

En effet, comme toute planète qui se respecte, Centaury Earth comporte son propre ecosystème et évidemment, vous vous doutez bien que l’homme ne peut pas être au sommet de la chaîne alimentaire tout le temps. Il arrive un moment où il se trouve même un prédateur pire que lui.

Sans pouvoir donner trop de détails, sachez donc que Shades of Earth nous plonge dans plusieurs strates de danger.

Le premier est évident car il est matérialisé sous la forme des animaux qui hante la planète.

Cependant, le second est plus d’ordre psychologique et est inhérent dès qu’il s’agit d’hommes. Il s’agit de pouvoir, de contrôle. De cette lutte naturelle qui s’ensuit peu importe le territoire ou les dangers extérieurs.

Il s’agit également de confiance. A qui faire confiance lorsque tout ce que vous connaissez est chamboulé? Lorsque vous perdez tous les repères que vous preniez pour acquis?

Enfin, la dernière question posée par l’auteure est simple: jusqu’où iriez-vous pour survivre?

Comme vous vous en doutez, ce dernier tome est riche en actions, en rebondissements. Il recèle également sa part de drames avec ses morts car il y a bien d’innombrables morts, des révélations qui répondent à toutes nos questions.

Pour cette raison, il est très dur de relâcher le livre tellement on est impatient de connaître la suite.

De plus, le style de l’auteure ainsi que son style de narration, toujours du point de vue conjugué d’Elder et d’Amy, ont le don de nous faire réellement vivre l’action et nous font sortir du statut de témoins pour en devenir acteurs et ressentir les émotions de nos héros.

Enfin, et ça rejoint ce que je disais plus haut et dans les chroniques des deux premiers tomes, l’histoire en elle-même se démarque par une originalité et une trame qui changent toujours aussi agréablement par rapport aux livres de YA traditionnels car si on y réfléchit bien, ce qu’il se passe, les combats extérieurs et internes livrés par nos héros pourraient très bien se passer dans la réalité, dans un futur possible.

Jamais vous ne ressentez de lassitude. Au contraire, vous ressentez à chaque fois toujours plus d’excitation et d’impatience tellement vous êtes pris dans l’action.

Shades of Earth nous livre donc un final très complet et satisfaisant. Il a comblé mes attentes et je n’ai pas du tout été déçue!
Punaise, les derniers chapitres, surtout!
Ils sont réellement riches en émotions. J’ai versé ma petite larme. C’est vraiment … ouf!

Godspeed est une excellente saga de SF/YA que je relirai avec plaisir!

Retrouvez mon avis sur:
– Le préquel, As they slip away: sur ce lien.
– Le premier tome, Across the universe: sur ce lien.
– Le deuxième A million suns: sur ce lien.