The darkest corners (A la nuit, je mens) – Kara Thomas

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Synopsis:

Tessa, dix-sept ans, revient après huit ans d’absence à Fayette, la petite ville de Pennsylvanie où elle a grandi. Elle en est partie quand sa famille a éclaté, après qu’elle et sa meilleure amie Callie ont témoigné contre Wyatt Stokes, le tueur en série surnommé « le Monstre de l’Ohio River ».
Mais revenir dans sa ville natale force Tessa à affronter les doutes qu’elle a tus pendant toutes ces années : que s’est-il réellement passé la nuit du dernier meurtre ?
En cherchant à répondre à cette question, Tessa va exhumer bien des secrets, sur Callie, sur sa famille et sur les meurtres. Or plus elle se rapproche de la vérité, plus elle se rapproche d’un danger mortel auquel elle ne pourra pas échapper…

Mon avis:

Je remercie les éditions Castelmore pour leur confiance.

J’avais adoré Little monsters de la même auteure alors j’avais hâte de lire cet opus. J’attendais de ressentir de la trépidation, d’être captivée par les pages… Je m’attendais presque à ressentir cette touche creepy qui m’avait tant plu. Alors qu’en est-il?

Nous suivons Tessa alors qu’elle revient dans sa ville natale. Son père est sur le point de mourir mais ce n’est pas pour ça qu’elle ressent de la peine pour lui. Il faut savoir qu’il est en prison après un braquage qui a mal tourné, se soldant par la mort du propriétaire de la boutique qu’il voulait cambrioler. Tessa a de plus, quitté Fayette, après la mort d’une de ses amies, Lori, tuée par un serial killer. Elle et Callie, une autre de ses amies, ont témoigné au procès du Monstre qui aurait fait ça et depuis, elles ne se parlent plus.

Huit années se sont donc écoulées depuis ces faits. Tessa n’a plus de nouvelles ni de sa mère ni de sa grande soeur, Joss, qui a fugué depuis ces terribles évènements.

L’intrigue se lit sur plusieurs plans.

D’un côté, nous avons une enquête menée par Tessa et Callie car un nouveau meurtre a lieu, ressemblant très étrangement à celui qui a touché Lori. Toutes deux sont hantées par des secrets qu’elles ont tu lors de l’enquête qui avait eu lieu alors et cherchent désormais à connaître la vérité. Elles ne sont pas aidées par le fait que dix ans sont passés, que les personnes qui étaient là à l’époque ont déménagé quand elles n’ont pas juste disparu et qu’elles ne connaissent pas forcément leur nom. Et puis, rappelons que la mémoire est faillible et que les détails s’effacent avec le temps.

De l’autre côté, Tessa mène sa propre enquête sur ce qu’est devenue sa soeur. Elle souffre énormément de son abandon et est incapable de s’ouvrir aux autres depuis lors.

J’ai été intéressée par les investigations menées par les filles. Je ne savais pas où Kara Thomas m’emmenait mais j’essayais de suivre son jeu de pistes avec plaisir.

Objectivement, je suis incapable de dire pourquoi je me suis néanmoins ennuyée pendant la première partie du roman. Peut-être que ce n’était pas le bon moment pour lire ce genre de romans. Ou alors, peut-être que c’est parce qu’il n’y avait pas le côté surnaturel que je pensais trouver.

Heureusement, la sauce a fini par prendre. Passé la seconde partie du roman, j’étais complètement dedans, incapable d’en décrocher. L’action s’est emballée et elle m’a emportée avec elle. Ouf! Pour finir, la fin m’a franchement surprise et ça rattrape pas mal ma première impression.

Mon bilan est donc globalement positif. Je pense que si j’avais lu The darkest corners à une autre époque, j’aurais accroché bien plus tôt que cela et je l’aurais adoré. Le rendez-vous n’est pas complètement manqué et je m’en estime heureuse.

De la même auteure, retrouvez mon avis sur Little monsters.

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Série Eclore, tome 1: Puisque c’est ma rose – Jade River

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Synopsis:

Lectrice acharnée, boxeuse à ses heures perdues et lycéenne à peine studieuse… Abélia se sent en décalage avec les jeunes de son âge. Heureusement pour elle, sa nature discrète lui permet de rester à l’écart de l’agitation de ses camarades. Et surtout, loin des problèmes. Le jour où M. Valverde, son nouveau professeur de littérature, arrive au lycée, Abby est certaine qu’entre eux le courant ne passera pas. Mais au contraire, cette rencontre l’électrise et le contrôle qu’elle exerce tant bien que mal sur ses émotions vole bientôt en éclats. Conscients que le lien qui se tisse entre eux est interdit, tous deux vont s’efforcer de garder leurs distances. Mais pourront-ils lutter longtemps contre leurs sentiments?

Mon avis: </p

Je remercie les Editions MxM BookMark pour leur confiance.

L’histoire nous est racontée par Abélia, dit Abby. Élève de terminale, elle se passionne pour la littérature et écrit à ses heures perdues. Cela lui permet de s’échapper d’un quotidien où Romain, son ex, lui mène la vie dure avec sa soeur, Ophélie. Elle a deux pères aimants et amoureux et un trio d’amis super mais ce qui la distingue surtout, c’est sa nature mélancolique et secrète.

Un jour, elle se noue d’amitié avec Joleen, la fille de leur nouveau professeur de littérature, M. Valverde.

Le pitch du récit est classique; nous avons affaire à une romance interdite entre un professeur et son élève. Pourtant, j’ai voulu lui donner sa chance pour une chronique qui en disait qu’elle était bien construite.

Dans les faits, les personnages sont bien développés, en effet. Chacun d’eux à son rôle à jouer ici. Ils n’ont pas la seule fonction de faire-valoir et tous font face à leur lot de problèmes. Je pense notamment à Noah qui se débat avec des parents alcooliques et drogués qui n’en ont rien à faire de lui et qui se réfugie à son tour dans la drogue. J’ai apprécié le fait qu’Abby soit la parfaite démonstration qu’avoir deux pères gays ne signifie pas qu’elle ne soit pas heureuse en grandissant mais c’est le sort de Noah qui m’a le plus émue. J’aurais voulu qu’il se réveille et se reprenne en mains.

Joleen apporte un regard neuf à Abby par rapport à la façon dont ses meilleurs amis la traitent. Ils ne s’en rendent pas compte mais ils la font souffrir et Abby laisse tout passer.

Pour autant, Abby n’est pas fade. Quand elle s’exprime et laisse parler sa fibre créatrice, son lyrisme nous touche. Le seul que je trouve encore lointain finalement, c’est Arthur. C’est un intellectuel pur. Il ne parle pas beaucoup et laisse planer le mystère autour de lui. Trop de mystère pour que moi, ça me plaise mais malgré ça, j’ai aimé le voir lui et Abby apprendre à se connaître.

Le rythme de l’action est lent. C’est le défaut que je lui trouve. Ca plus les fautes d’orthographe: voir un verbe du premier groupe se terminer en -at au passé simple m’a agacée, je l’avoue. Si on reprend le récit dans sa globalité, il ne se passe pas grand chose dans ce premier volume. Là où ça bouge le plus, c’est quand Noah est impliqué. Du moins, c’est comme ça que je le ressens. J’ai également apprécié les autres thèmes abordés par l’auteure: l’amitié, le harcèlement scolaire, l’homoparentalité, la tolérance…

Au final, j’ai bien aimé lire cette première partie mais cela s’arrête là. L’action prend le temps de s’installer, ce qui est bien mais elle en prend tellement qu’au final, je ne ressens pas cette flamme qui me ferait être impatiente de connaître la suite. Peut-être, à voir.