Dating you, hating you – Christina Lauren

couverture

Synopsis:

Lors d’une rencontre embarrassante à Halloween, Carter et Evie, deux agents extrêmement influents d’Hollywood flashent l’un pour l’autre. Mais lorsque qu’ils sont mis en compétition pour le même poste? Leur belle romance se transforme en guerre ouverte pour se saboter. Pourtant la rivalité entre ces deux trentenaires, compétents et haut placés, ne suffit pas à éteindre la flamme ces deux tourtereaux adeptes de l’amour vache.

Mon avis:

Je remercie les Editions Hugo et Cie pour leur confiance.

Dating you/Hating you étant un one-shot, j’ai décidé de me laisser tenter aussi parce que la couverture est jolie comme tout et qu’elle me fait craquer.

Ainsi, l’histoire est racontée alternativement par Evie et par Carter.

Tout d’abord, j’ai souri. Parce que les références aux choses que j’aime sont légion et parce qu’elles interviennent à un moment de ma vie où cela me fait vraiment très plaisir de les lire. J’ai adoré retrouver une mention des Hanson dans ce roman et l’ancienne midinette en moi a été franchement amusée de trouver en plus une nette référence aux Backstreet Boys. Parce que, pour ajouter à ma honte, j’ai acheté le premier album d’Aaron Carter à sa sortie. Est-ce que je suis toute seule à avoir dansé sur I want Candy? N’ayez pas peur de le dire!

Ensuite, l’histoire.

J’ai été embarquée par le style d’écriture. Ce n’est pas lourd. C’est léger, sans prise de tête. Idéal pour la saison. Cependant, ce n’est pas non plus trop léger car même si on sourit beaucoup, ce n’est pas cucul. En fait, c’est distrayant mais prenant à la fois.

J’ai aimé la rencontre entre Evie et Carter car elle n’est pas sortie des films romantiques. Elle est réaliste et joue avec les codes du genre. On se reconnait dans les préoccupations des héros. Ils aiment leur travail, étant très impliqués dedans mais parallèlement, une petite part d’eux aimerait bien trouver l’Autre. Pour autant, ils ne sont pas prêts à sacrifier leurs ambitions et cela donne lieu à des scènes qui oscillent entre le chaud et le froid.

C’est une histoire de je t’aime/ moi non plus mais pour une fois, moi qui déteste ce genre de récits, j’ai adhéré. Je n’ai pas été agacée une seule seconde car c’était plausible. On peut s’identifier à Evie et Carter. On se retrouve dans ce qui les fait agir. Dans leurs pensées.

C’est donc pour cela que les pages défilent très vite.

Alors que le monde du cinéma et des agents me laisse indifférente, j’ai pu en faire abstraction pour me concentrer sur la petite compétition qui détermine toute la relation d’Evie et Carter. C’est rafraîchissant. C’est léger. C’est sympathique comme tout.

Enfin, nous avons des pistes de réflexion sur le sexisme au travail et cela ajoute une sorte de ressort à l’action. J’ai été révoltée pour Evie et bien des fois, j’ai eu l’impression que cela aurait pu être moi à sa place. Alors, quand enfin, elle se réveille et sort son mordant, j’ai été exaltée. Je ne m’y attendais pas et c’est une bonne surprise.

En conclusion, j’ai été prise par l’humour des auteures et par la façon dont l’histoire est racontée. C’est une bonne découverte pour moi et il me tarde donc d’en lire plus de ce duo d’auteures.

hugo

The Book of Whispers – Kimberley Starr

Couverture

Synopsis (Sortie le 13 février 2018. Traduction par moi):

Toscane, 1096 après JC. Luca, un jeune aristocrate peut voir des démons invisibles aux yeux des autres mais il doit s’en cacher. Un livre puissant semble être la clé de leur mystère mais il ne peut pas le lire. In Cappadoce, durant une croisade, il rencontre Susan, une fille qui peut déchiffrer le langage codé du livre. Ensemble, ils vont réaliser ce qu’est vraiment leur quête.

Mon avis:

Je remercie Text Publishing pour sa confiance.

L’histoire se déroule dans le contexte des croisades et nous est racontée de deux points de vue.

Luca est le fils d’un comte. Il a été élevé avec son cousin Narlo et doit faire face à la jalousie de celui-ci car il est destiné à hériter d’une grosse fortune. Comme si cela ne suffisait pas, il voit des choses depuis tout petit, ce qui lui a valu d’être « exorcisé ». Et puis, un jour, son père lui fait don d’un livre mystérieux.

Susan a grandi dans un couvent. Sa mère a eu la langue coupée des années auparavant alors Susan fait semblant d’être muette pour ne pas être accusée de sorcellerie. Pas facile d’être la fille d’une sirène.

Leurs chemins se croisent lorsque Luca se joint à son père pour une croisade vers Jérusalem. C’est là qu’un compte à rebours se déclenche. Il leur reste un mois pour déjouer une guerre d’envergure qui se trame dans l’ombre des Hommes. En effet, les démons veulent en profiter pour obtenir ce qu’ils désirent le plus.

Comme vous pouvez le constater, cette histoire fait intervenir le fantastique dans un contexte historique spécifique et qui, surprenamment, s’y prête plutôt bien.

J’ai été convaincue. J’ai pris plaisir à suivre les aventures de Luca et Susan.

Malgré le fait que le personnage de Susan est légèrement ennuyeux et convenu, celui de Luca est plus agréable à suivre.

J’ai préféré ses points de vue car il ne passe pas son temps à s’apitoyer sur lui-même. Il est dans l’action. C’est une tête brûlée et même si cela peut lui jouer des tours d’être autant impulsif, on s’attache à lui.

Autour d’eux, gravitent des personnages et des démons qui ajoutent du piment à l’histoire. Je me suis régalée avec leurs jeux de pouvoirs et leurs complots. L’intrigue m’a tenue en haleine car j’ignorais où elle allait me mener. J’ai été agréablement surprise. On sent que l’auteure s’est bien documentée sur les croisades car elle en décrit les aspects négatifs avec justesse. On s’y croirait.

Le mélange croisades/démons rend donc bien et me fait alors être étonnée que cela n’ait pas été fait avant. J’ai passé un bon moment avec The book of whispers même si j’aurais voulu une fin plus élaborée.