[BD] Dantes, tome 3: Le visage de la vengeance

couverture

Synopsis:

Ce thriller financier entame le second cycle qui verra Alexandre, un trader accusé de détournements et de meurtre, se venger d’un plan machiavélique dont il est la victime bien malgré lui. Passionnant de bout en bout, une bande dessinée qui prend toute sa dimension après la crise économique et financière internationale ! La réalité dépasserait presque la fiction…

Mon avis:

Autant j’avais dévoré le tome 2 sans forcément avoir quoi que ce soit à en dire, à part que c’était toujours aussi top et qu’il allait sans dire que j’allais me pencher sur la suite, autant Le visage de la vengeance me donne plus de matière de réflexion.

Dantes tisse sa toile autour de ses futures victimes. D’ailleurs, ce tome s’ouvre avec un suicide mais on ignore qui est la personne concernée puis fait un flash-back pour nous montrer les évènements qui conduiront à cette mort. Alors que nous voyons les préparatifs pas à pas de Dantes et de ses complices, nous entrons dans le quotidien de son ex-compagne. Celle-ci a maintenant une fille et vit malheureuse, dans un mariage d’où l’amour a disparu depuis belle lurette.

D’un autre côté, nous apprenons que Dantes a d’autres secrets à nous dévoiler et la révélation de ce tome me fait trépigner d’impatience car je ne m’y attendais pas. A partir de là, je suis vraiment curieuse de savoir comment les scénaristes ont développé ce point et où il va nous mener.

De plus, ils savent nous faire languir car même encore maintenant, je cherche de quelle manière Dantes va faire son coup d’éclat. J’ai hâte de comprendre cela car pour l’instant, tout est encore nébuleux. L’action se met en place inexorablement mais son rythme est haletant. Je suis sur le qui-vive.

Enfin, la chose qui m’a marquée ici, c’est que Dantes commence à avoir des doutes quant à sa manière de procéder. Il s’interroge. Pour la première fois depuis qu’il est revenu sous sa fausse identité, il montre une part d’humanité qu’on pensait morte. J’ignore ce que cela signifie pour la suite mais quelque part, je ressens encore plus d’empathie pour lui. Je pense que c’est même cela qui fait que je le pousserais à accomplir ce qu’il veut faire au lieu d’avoir du recul.

Ainsi, Le visage de la vengeance a un mérite, en plus de celui de toujours me captiver à l’instar de ses prédécesseurs, c’est de me donner encore plus envie de sortir le Comte de Monte-Christo de ma PAL.

Retrouvez mon avis sur le tome 1.

Harry Potter et l’enfant maudit – Jack Thorne

Harry

Synopsis:

Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

Mon avis:

Après avoir lu de nombreux avis disant à quel point Harry Potter et l’enfant maudit était décevant, j’ai préféré laisser passer du temps afin de m’y mettre sans a priori. Plus le temps passait, plus j’y allais à reculons. Heureusement, la curiosité a pris le dessus.

Cet opus reprend la dernière scène de Harry Potter et les reliques de la mort afin d’imaginer quelle est la vie d’Albus alors qu’il arrive à Poudlard.

J’ai ouvert ce roman avec l’impression de retrouver de vieux amis après de nombreuses années. J’étais excitée et j’appréhendais à la fois. Dans le même temps, afin de ne pas être déçue, je l’ai lu comme une fanfiction et après en avoir d’excellentes qui m’ont même fait devenir Team Dramione (je vous cite la talentueuse auteure « MalefoyHeartless » dont vous devez absolument lire ses histoires et dont je considère son histoire « Tout le monde peut tomber amoureux Malefoy » comme une suite vraiment très plausible), j’avais tout de même certaines exigences.

Je n’ai pas été dérangée par le fait que le héros ne soit plus Harry Potter mais son fils. Tant d’années ont passé que si Harry était encore le personnage principal, je serais bien déçue. Je considère qu’il mérite sa happy end et en fait, je serais déçue qu’il y ait encore des retournements de situation dans le déroulement de sa vie.

J’ai beaucoup apprécié l’amitié qui unit Albus à Scorpius Malefoy. Tous deux sont des « fils de » qui le vivent mal alors j’accepte cet élément.

Là où j’ai été légèrement déçue, c’est dans la liberté prise pour imaginer le caractère adulte des trois héros qu’on connaît bien, sans parler de Drago. Je n’ai pas reconnu Harry ici. J’ose même dire que je l’ai trouvé OOC. Idem pour Drago. Adulte, je l’imagine au niveau du caractère un peu comme le personnage de Julian dans la série Flash, incarné justement par Tom Felton. Harry est un exemple de tolérance pour moi, c’est pourquoi je ne l’ai pas retrouvé exactement fidèle à lui-même ici. Je n’ai rien à redire à Hermione, elle reste fidèle à elle-même mais je fronce les sourcils devant Ron. Il fait office de clown dans cette pièce, ce qui est fort dommage car il représente tellement plus que cela.

Il n’existe pas de réponse parfaite dans ce monde d’émotions et de désordre. La perfection est hors de portée de l’espèce humaine, hors de la magie. Dans chaque instant rayonnant de bonheur, il y a cette goutte de poison: la conscience que la douleur reviendra. Pour un humain, souffrir, c’est comme respirer.

Cependant, l’intrigue m’a plutôt plue. Passés les moments de gêne où j’ai été tentée d’arrêter là les frais, je me suis prise au jeu. J’ai beaucoup aimé les péripéties d’Albus et de Scorpius. Je les ai trouvés attachants comme tout.

Ainsi, je ne considère pas du tout Harry Potter et l’enfant maudit comme une suite officielle mais comme une fanfiction passable. Agréable mais sans plus. Le moment de lecture reste divertissant mais il ne vaut pas l’oeuvre originale.

Je ferais n’importe quoi pour lui.
– Harry, tu ferais n’importe quoi pour n’importe qui. Tu étais très heureux de te sacrifier pour le bien du monde entier.