The siren (La sirène) – Kiera Cass

couverture

Synopsis (Sortie française en novembre 2016):

Une fille avec un secret.
Le garçon de ses rêves.
Un Océan entre eux.

Mon avis:

J’ai ce livre dans ma pal depuis 2011! J’avais commencé à le lire après ma lecture de La sélection mais j’avais arrêté. Je l’ai ressorti de ma pal à l’annonce de sa traduction imminente en français.

Autant vous dire que je me suis souvenue pourquoi j’ai arrêté la première fois.

The siren a été écrit en 2009. Ca fait sept ans! (Houhou, les maths!) Et en sept ans, il y a des choses qui changent. En l’occurrence, le style d’écriture. Bigre, il fait inabouti. Pas assez travaillé. C’est raconté d’une telle manière que j’ai trouvé que l’héroïne était pas mal nunuche. J’ai failli abandonner une seconde fois. Je me suis accrochée tant bien que mal mais alors, l’action est lente, mais lente! Ca ne démarre qu’à la moitié du livre.

Cette réécriture de la Petite Sirène a pourtant des aspects réussis: j’ai aimé la mythologie installée par l’auteure et comment elle adapte ce récit à notre réalité.

Elle va plus loin que le conte; elle élabore vraiment une explication plausible quant aux naufrages et phénomènes de la mer en personnifiant l’Océan comme une entité à part entière.

But if I let myself wallow in every bad thing taht ever happens… that’s not much of a life, Kahlen. So I don’t woory about being sad. Instead, I spend my time making you two idiot laugh. Miaka makes me think about things and study stuff. And you, you make me feel like I could do the stupidest thing in the world, and you’d still like me how I am. Instead of worrying about taking, we should worry about giving. We can’t stop the take. But we can do a hell of a lot about the give.

Cependant, le personnage de Kahlen m’a exaspérée. Elle passe la première partie du roman à se morfondre, à s’imaginer une vie qu’elle ne connaît pas. Elle passe tout de même vingt ans à faire du surplace au lieu de gagner en maturité.
Ensuite, elle se bouge le popotin. Mais juste un peu, le temps de rencontrer enfin l’homme pour qui elle finira par renoncer à sa carrière de sirène.

Là, rebondissement.

Sans vous en dévoiler quoi que ce soit, par rapport au conte, j’ai bien aimé cette partie. C’est réaliste, c’est plausible. Je dis d’accord.

Et puis la dernière partie: j’ai levé les yeux au ciel. Beaucoup. Là, question réalisme, on repassera. Mais rappelez-vous: on est dans la réécriture d’un conte. On est dans un monde où les sirènes existent alors pourquoi ne pas accepter la facilité déconcertante avec laquelle Kahlen s’insère dans sa nouvelle vie?

En conclusion, j’ai lu ce roman en diagonale, curieuse de voir comment l’auteure allait achever de traiter son thème.
Les personnages sont niais au possible, à part Aisling qui présente du relief comparé aux autres et que j’ai appréciée en apprenant son histoire.
On sent que Kiera Cass était en train de se faire les dents. Cependant, l’histoire reste plaisante et j’ai apprécié les touches douces-amères qui émaillent ce récit.

Trilogie La sélection, tome 2.5: The guard – Kiera Cass

guard

Synopsis:

Avant qu’America Singer rencontre le prince Maxon…. Avant qu’elle n’entre dans la Sélection… Elle était amoureuse d’un garçon nommé Aspen Léger

Mon avis:

L’action de cette nouvelle, racontée du point de vue d’Aspen (Team pour laquelle je ne roule absolument pas) se passe pendent les derniers chapitres de l’Elite. Marlee et son bien-aimé sont sur le point de se faire flageller sur la place publique et Aspen ne pense qu’à une seule chose: contacter America.

En même temps, il nous livre un aperçu de la vie d’un garde au château et on se rend compte que les gardes sont en fait des êtres normaux. Alors qu’ils nous intimidaient du point de vue d’America, ici, on les voit évoluer dans leur quotidien qui rappelle celui des soldats – car c’est bien comme ça qu’on leur demande de se comporter – et leur humanité se rappelle à nous quand on assiste à leurs commérages.

Là où cette nouvelle apporte un plus à l’histoire, comme pour celle du prince Maxon, c’est qu’on apprend pas mal d’éléments liés aux Rebelles et au père de Maxon.

En effet, l’histoire du point de vue d’America nous laisse deviner certaines choses, nous les fait déduire mais sans faits concrets à part des halos où se rejoignent les choses vues et entendues par les personnages. Or, concrètement, nous ne sommes sûrs de rien car nous n’avons aucune preuve.

Eh bien, grâce à ce dont Aspen est témoin, nous pouvons enfin être certains de ce que nous devinions.

Quant à Aspen, même si je roule toujours pour la Team Maxon – ce que je vais dire est suffisamment rare pour que je vous le signale, surtout dans le cas de triangles amoureux – Kiera Cass m’a fait ressentir une empathie pour lui, m’a fait comprendre son comportement.

J’éprouve curieusement une certaine sympathie pour lui mêlée à un agacement qui naît de son impulsivité. Il a des capacités de raisonnement qui disparaissent totalement lorsqu’America entre en ligne de compte et ça m’énerve! Ca m’énerve car je comprends pourquoi il agit ainsi. Je le comprends parce que je suis comme lui et ça m’énerve de ne pas être dans son camp alors qu’il me ressemble.

Le talent de Kiera Cass réside dans ça: elle nous donne des personnages qui nous ressemblent tous, autant qu’ils sont. L’histoire peut se dérouler sans les paillettes et le glamour de l’émission qu’elle nous envoûterait de la même façon car ce sont ses héros qui nous font rêver. Ils ont beau avoir des défauts comme tout le monde, c’est parce qu’on se projette en eux qu’on vit cette histoire.

Retrouvez mon avis sur:
– Le tome 0.5: The Prince.
– Le tome 1: La sélection.
– Le tome 2: L’élite.