Trilogie Delirium, tome 3: Requiem – Lauren Oliver

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Synopsis (Sortie VF le 13 mars 2013):

Après avoir sauvé Julian d’une condamnation à mort, Lena et ses amis regagnent la Nature. Mais celle-ci n’est plus un lieu sûr, des rebellions ont éclaté partout dans le pays et les Régulateurs sont postés à la frontière, à l’affût de toute transgression. Le gouvernement ne peut plus nier l’existence des Invalides et la menace qu’ils représentent. Tandis que Lena mène la Résistance prenant chaque fois plus de risques, sa meilleure amie Hana vit une vie sans amour au bras du jeune maire de Portland… Leurs récits se déroulent en parallèle, leurs voix alternent : quand les deux amies se retrouveront-elles ?

Mon avis:

Nous retrouvons Lena et ses amis peu quelques semaines après la fin des évènements de Pandemonium.

Alex a énormément changé depuis leur séparation et son enfermement dans les cryptes tandis que Lena s’est endurcie suite à son rapt. Tous deux sont donc très différents de Delirium et leurs retrouvailles, entachées par la présence de Julian, pauvre Julian qui n’a rien demandé, sont froides, très froides voire glaciales.

L’innovation de ce roman tient dans l’introduction du point de vue d’Hana. Nous y avions déjà eu droit dans le premier one-shot consacré spécialement à elle mais là, c’est d’autant mieux que Hana nous fait irrémédiablement penser au destin tragique d’Annabel, introduit dans le 2eme one-shot.

Cela m’a fait plaisir de retrouver tous ces personnages auxquels j’ai fini par m’attacher et de constater que Hana a elle aussi changé tout en restant elle-même, même si je soupçonne qu’elle ne veut pas admettre ce qui saute aux yeux de tous, sauf de Lena, incompréhensiblement.

Hana s’est assagie et se montre plus réfléchie. Elle s’est résignée à la vie qui l’attend et regrette de ne pas avoir eu le courage de vivre ce qu’a vécu Lena avec Alex. Elle se voulait rebelle quand elle était plus jeune mais dorénavant, elle n’ose pas sortir du droit chemin, celui que sa mère veut pour elle même si elle sait que des choses louches arrivent autour d’elle. Hana incarne la peur elle-même. Peur de vivre, peur de prendre des risques.

Quand à Lena, elle incarne le désir de liberté, la rage de vivre même si au départ, tout la prédestinait à rester dans l’ombre, telle une souris qui n’ose pas sortir de son trou. Lena s’est beaucoup émancipée et fait désormais de la rébellion à part entière. Respectée par ses pairs, son avis est écouté de tous et tout cela lui donne une belle assurance. Socialement parlant.
Car en matière d’amour, Lena a encore à apprendre et au cours de ma lecture, je me suis beaucoup écriée: « Mais Lena, ouvre les yeux! »

Bien sûr, Alex n’est pas en reste non plus car lui a eu droit à « Mais Alex, qu’est-ce que tu fous? »

Au niveau de l’histoire, nous avons droit à une vraie guerre avec des vrais morts, de la peine mais également des beaux sentiments.

Dans la jungle du combat entre l’aseptisation des relations humaines et la fougue du bordel des sentiments, des petites perles donnent une nouvelle intensité à l’histoire, mettant en relief ce qui fait la beauté de la nature de l’homme: l’amitié, l’amour, le sens de la famille, l’espoir, la conviction de la juste cause.

Requiem nous happe dès le début et j’ai eu énormément de mal à le relâcher.

Lauren Oliver a donné une belle part aux déboires de Lena, qu’ils soient amoureux ou familiaux mais surtout, elle nous livre une histoire captivante à multiples aspects.
Tantôt, nous sommes dans la peine amoureuse, tantôt nous sommes en pleine élaboration de stratégie militaire…

Quant à la fin du livre, la conclusion de cette saga épique, elle est porteuse de sens.

A travers une métaphore, l’auteure livre le message que la vie vaut le coup par ses incertitudes et les risques que l’on prend.
Rester dans la connaissance, dans le domaine du quantifiable, c’est s’empêcher de vivre.
Ce qui nous fait pousser des ailes, c’est d’y aller sans savoir où. C’est d’y aller tout simplement.

Comme je dis, épique!

Lu en LC à deux avec Lulai dont vous pourrez lire son avis : sur ce lien.

Retrouvez mon avis sur:
– les 2 premiers livres et le spin off de Hana: ici.
– le spin off d’Annabel: ici.

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Trilogie Delirium, tome 2.5: Annabel – Lauren Oliver

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Synopsis (Traduction du résumé par moi. Sortie VF non prévue):

La mère de Lena Halloway, Annabel, est supposée s’être suicidée quand Lena avait 6 ans. C’est le mensonge avec lequel Lena a grandi mais la vérité est très différente. Adolescente rebelle, Annabel s’est enfuie de la maison et a rencontré l’homme qu’elle a toujours su qu’elle épouserait. En ce temps-là, le monde était différent – le remède n’avait même pas dix ans. Un bond vers le présent and Annabel est enfermée dans une cellule de prison sale où elle nourrit son espoir d’évasion et écrit encore et encore partout sur les murs un mot: Amour. Mais tout comme Lena, Annabel est une battante. A travers les chapitres qui alternent passé et présent, Annabel révèle son histoire derrière les échecs de ses remèdes, son mariage, les naissances de ses enfants, son emprisonnement et enfin, son évasion.

Mon avis:

Se déroulant un peu avant la fin de Pandemonium, le récit d’Annabel, raconté à la première personne nous projette dans une époque presque semblable à la nôtre.

En ces temps-là, le remède n’est pas encore de rigueur et il est encore possible de se marier par amour.

Le premier chapitre s’ouvre dans le présent. Annabel est confinée dans sa cellule et s’interroge sur la notion de mensonge et de vérité.

Est-il possible de dire la vérité dans une société faite de mensonges? Ou bien, devez-vous toujours devenir un menteur? Et si vous mentez à un menteur, est-ce que votre péché s’annule d’une certaine façon?

A partir de là, Annabel se plonge dans son passé en se demandant ce que sont devenues ses deux filles et s’inquiète particulièrement pour Lena, la plus fragile des deux.

Retour dans le passé. Deuxième chapitre.

Cela fait un mois qu’Annabel a fugué et mène une vie de fugitive. C’est dans ce contexte qu’elle rencontre l’homme de sa vie. Elle l’affirme, elle sait qu’il est l’homme de sa vie, qu’il ne l’aimera jamais mais elle s’en fiche. C’est ça l’amour.

Les déplacements peuvent encore se faire librement et des rumeurs se font entendre: il parait que les personnes atteintes de la maladie d’amour sont emprisonnées. Les gens se pressent pour accéder au remède et une certaine résistance permet de se faire fabriquer des faux papiers et de vivre en marge de la société.

Cependant, comme cela arrive toujours, les fugues ont une fin et Annabel est forcée de retourner chez elle où elle subit sa cure.

Les gros éléments de sa vie sont racontés dans les livres principaux mais si vous aviez peur d’une répétition, il n’en est rien.

Comme pour Hana, nous apprenons des choses que nous n’aurions jamais pu deviner concernant les parents de Lena et son entourage et celles-ci complètent le récit de Lena.

Au final, nous avons une vue d’ensemble développée et on se rend compte que Lauren Oliver a créé tout un monde où, malgré le fait que les sentiments y sont bannis, les personnages se révèlent complexes et riches en surprises. C’est époustouflant.

J’ai donc aimé cet OS qui m’a autant émue que celui de Hana et qui me permet de mieux patienter jusqu’à la sortie de Requiem.

La bonne surprise étant que l’auteure livre à la fin du récit les deux premiers chapitres de Requiem. Youpi!

Par contre, vous serez prévenues! Le triangle amoureux commence fort. Très fort. Alex. Julian. Julian. Alex. C’est déjà les montagnes russes.
Et enfin, on assiste au come-back d’Hana et avec ce qu’on apprend dans son point de vue, l’action du roman promet d’être riche en rebondissements! Je le sens bien, ce dernier livre, avec l’introduction du point de vue d’Hana.

La patience, c’est bien mais vivement quand même mars!

A savoir: Les trois OS prévus (Hana, Annabel et Raven) vont être réunis dans un seul ouvrage qui sera commercialisé en même temps que Requiem mais seulement en VO.

Lu en LC à deux avec Lulai dont vous pourrez lire son avis ici : lien.