Sweetheart (Sweet cheeks) – K. Bromberg

couverture

Synopsis:

Tout a commencé par une invitation. Au mariage de mon ex-fiancé. J’aurais du l’ignorer. La brûler. Mais je ne l’ai pas fait. J’ai répondu. Je viendrais accompagnée. C’est là qu’apparait Hayes Whitley, méga-star de cinéma. L’homme qui a ravi le coeur de millions de fans. Mais moi, je lui avais donné le mien neuf ans auparavant. C’était mon premier amour. Il était mon tout. Jusqu’au moment où il a pris la tangente pour poursuivre ses rêves sans le moindre au revoir Lorsqu’il s’est pointé, sortant de nulle part, dix ans plus tard, j’aurais mieux fait de garder mes distances. J’aurais dû rejeter son offre de m’accompagner au mariage de mon ex.
Et maintenant nous nous demandons si les morceaux de la vie que nous avons partagée autrefois s’emboiteraient toujours. Un premier amour ça ne s’oublie pas facilement. Voulons-nous oublier ou prenons-nous le risque de voir ce qui va se passer?

Mon avis:

K. Bromberg est un de mes auteures chouchou grâce à sa série Driven alors je n’ai même pas lu le résumé de ce roman. C’est donc sans a priori que j’ai découvert l’histoire de Hayes et de Saylor.

Saylor est une passionnée de pâtisserie. Elle a quitté Mitch il y a huit mois car même s’il était objectivement parfait en tous points, elle ne ressentait pas le truc pour lui. La vie avec lui était devenue une suite d’habitudes et de confort alors elle l’a quitté à quelques mois de leur mariage pour se consacrer à sa passion et ouvrir sa boîte. Depuis, elle a du mal à démarrer mais elle n’a jamais eu le moindre regret.

Elle et Hayes se connaissent depuis l’enfance. Ils ont grandi ensemble et c’est tout naturellement que plus tard, ils ont été le premier amour l’un de l’autre. Jusqu’à ce qu’il la quitte pour aller tenter sa chance à Hollywood.

Sweetheart est donc une histoire de retrouvailles. Say et Hayes se retrouvent dix ans plus tard alors qu’il est devenu une star adulée et qui attire les regards féminins.

Les agissements d’Hayes nous le montrent comme un joueur mais rapidement, on réalise que c’est parce que son coeur a toujours été pris et qu’il tente de se prouver le contraire.

Rien ne stimule la mémoire comme d’essayer d’oublier.

Ce qui me marque avec Sweetheart est l’atmosphère qui en ressort.

Autant Driven se caractérise par une intensité hors normes, autant ce roman me fait l’effet d’être doux. Quand je lis ses pages, je ressens la même chose que pour un Nicholas Sparks. On ressent littéralement le vécu commun qu’ont Say et Hayes, la force de ce passé qu’ils partagent et qu’ils regardent avec une nostalgie non cachée. On vit le contraste entre le passé et le présent d’autant plus fort qu’on s’attache à leurs jeunes égos et que quand on voit les adultes qu’ils sont devenus, on ressent le regret de ne pas les avoir côtoyés durant le laps de temps qui séparent le avant du maintenant. Quelque part, K. Bromberg a réussi à me faire succomber à l’innocence qu’ils ont l’impression d’avoir perdue. Je n’ai pas fait que ressentir de l’empathie pour les personnages, j’ai en plus partagé leur mélancolie et ça, c’est fort.

Je n’ai pas été prise par ce roman de la même façon que je l’ai été pour la saga Driven mais j’ai découvert une nouvelle facette de l’écriture de l’auteure.

La romance en soi est addictive. J’ai adoré voir Saylor et Hayes réapprendre à se connaître et réaliser que finalement, ils se connaissent l’un et l’autre toujours malgré le temps qui passe. Il faut dire qu’on s’attache terriblement à eux alors je voulais toujours en lire plus. La fin m’a laissée toute attendrie et pleine de bonne humeur. Avec ces dernières pages, j’ai retrouvé ce truc qui fait qu’on croit tellement aux romances de K. Bromberg : elle m’a fait rêver. Elle m’a fait croire en le destin.

J’ai donc passé un très bon moment avec cette histoire même si ce n’est pas le coup de coeur que j’ai pu avoir pour la précédente saga. Néanmoins, je reste une fan inconditionnelle de la plume de K. Bromberg alors j’ai d’ores et déjà hâte d’en lire plus d’elle.

De la même auteure, retrouvez mon avis sur Driven.

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Saga Driven, tome 8: Down shift – K. Bromberg

couverture

Synopsis:

Derrière son volant, le champion automobile Zander Donavan est au sommet de son art. Mais après de trop nombreux excès dans sa vie personnelle, le voilà forcé de faire une pause. Il a besoin d’accomplir quelque chose tout seul et de sortir de l’ombre de son célèbre père.
Getty Caster fuit les abus dont elle a été victime et qui pèsent sur son passé. Elle pense avoir trouvé la parfaite échappatoire – jusqu’au jour où elle découvre un étranger sans le cottage de bord de mer qu’on lui a prêté.
Il ne leur faut pas longtemps malgré tout pour que leur attirance mutuelle, à laquelle ils tentent de résister prenne le pas sur leurs querelles. Alors que cet amour inattendu est en jeu, parviendront-ils à en vaincre les répercussions pour construire leur futur?

Mon avis:

Je remercie les Editions Hugo et Cie pour leur confiance.

J’étais impatiente de découvrir comment Xander a grandi et évolué depuis son adoption par Colton et Rylee. Alors, vous n’imaginez pas ma surprise en découvrant le premier chapitre quand j’ai réalisé la colère qui l’habite.

Je pensais que son succès comme pilote automobile entrevu dans le dernier chapitre de Crashed était signe de happy end mais comme toujours, K. Bromberg nous montre que les choses ne sont jamais telles qu’elles paraissent.

Ainsi, nous faisons connaissance avec un Xander bien adulte qui fait face à son passé, ressurgi inopinément. Pour l’aider à remonter la pente et se reprendre en mains, Colton le force à s’isoler pour faire le point. C’est donc à la campagne, loin des pièges de la célébrité qu’il fait la connaissance de Getty, devenue par un malheureux concours de circonstances sa colocataire. Cependant, évidemment, Getty a également son lot de bagages à traîner.

Si le passé de Xander ne nous est pas inconnu, le personnage de Getty attire tout de suite notre attention car même si elle tente de panser ses blessures, elle demeure fragile. Par le jeu des réminiscences, nous apprenons rapidement quel secret elle cache et quelque part, en ce qui me concerne, elle réussit même à voler la vedette à Xander. J’ai adoré lire ses points de vue et la voir petit à petit s’ouvrir au monde. C’est comme voir un enfant faire ses premiers pas et on ne s’en lasse pas. Car, si elle n’avait pas vécu ce qu’elle a vécu, Getty aurait un sacré caractère. C’est une artiste en devenir. Le genre d’artiste qu’on voudrait tous être. Elle est sensible au monde qui l’entoure, elle n’a pas peur de travailler dur pour se prouver qu’elle peut vivre seule.

Il n’y pas que les coups qui laissent des bleus.

Quant à Xander, ça m’a été difficile de concilier l’enfant qu’il était avec l’adulte qu’il est maintenant. Il a la même popularité que Colton auprès des femmes. Il n’est plus innocent. Il connaît le côté le plus sombre des Hommes et sa perspicacité le rend très observateur. Il analyse en un clin d’oeil le langage physique des gens et à croire que Colton a déteint sr lui car il parle de la même façon. Avec cette confiance en lui qui désarçonne.

L’intrigue est assez classique. Une femme qui tente de se reconstruire après avoir survécu si longtemps. Un homme qui doit affronter son passé avant d’avancer et de reconstruire son futur. Des enjeux classiques mais encore une fois, avec K. Bromberg, tout cela est raconté de façon intense. On est pris dans l’action. Les mots nous emmènent avec eux dans un voyage dont on sort grandi. On a l’impression d’avoir fait un très long chemin avec Xander et Getty.

J’ai été incapable de lâcher le roman plus de cinq minutes car j’avais toujours besoin d’en lire plus, de savoir ce qui allait se passer pour nos héros. De plus, le drame prend une grande place dans le récit, nous faisant tenir en haleine. On ne peut pas rester insensible devant ce que vivent les personnages. On ressent forcément une empathie pour eux.

Parfois, pour mettre les choses en perspective, on a besoin d’une nouvelle oreille, d’une voix neuve.

Alors que j’avais ressenti de la colère pour l’indécision de Haddie, par exemple, j’ai compris les comportements de Getty et de Xander. A partir de là, tout ce qu’ils ressentaient, je le ressentais avec eux. J’étais plus que projetée dans leur tête. J’étais eux.

En outre, la romance est construite très progressivement. Pour ma part, j’ai trouvé que le rythme adopté était parfait. Je croyais véritablement aux bouleversements opérés et ressentis par les personnages. C’est peut-être aussi l’élément qui a fait que j’ai été tant absorbée par l’action. Je mijotais mais j’adorais ça.

Les derniers chapitres se lisent véritablement sans que vous ne preniez le temps de faire une pause. Le tempo s’accélère. Tout va se déjouer, vous le savez et vous accélérez votre lecture parce que vous vous demandez quel rebondissement va être le grand rebondissement, celui qui va cimenter définitivement notre couple. Alors, vous savez que la catastrophe va venir mais vous êtes incapable d’en décrocher. C’est addictif.

Ainsi, Down shift se démarque clairement de ses prédécesseurs parce qu’il se passe une bonne vingtaine d’années après la fin de Crashed. Nous retrouvons des personnages connus mais Down shift a son propre univers. On aurait très bien pu le lire comme un one-shot à part entière. Dans tous les cas, j’ai été tenue captive par la plume de l’auteure qui, une fois encore, m’embarque avec elle. J’ai passé un excellent moment avec Xander et Getty.

Je referme donc ce roman très satisfaite. J’avais peur d’y trouver un goût de déjà-vu mais ce n’est pas le cas du tout. L’auteure a su renouveler son histoire tout en restant dans un univers connu. Tout n’y est pas rose mais elle sait parler de la vie avec une justesse saisissante et nous faire rêver malgré tout à l’amour.
C’est une réussite.

Retrouvez mon avis sur:
– Le premier tome: Driven.
– Le deuxième tome: Fueled.
– Le tome 3: Crashed.
– Le tome 3.5: Raced.
– Le tome 4: Aced.
– Le tome 5: Slow flame.
– Le tome 6: Sweet ache.
– Le tome 7: Hard beat.

hugo