Trilogie The testing, tome 1: The testing (L’élite) – Joelle Charbonneau

couverture

Synopsis:

La Terre ne ressemble plus à la planète sur laquelle nous vivons. Les Sept Guerres en ont détruit la quasi-totalité et les hommes essaient de la reconstruire. C’est dans cet environnement que vit Cia et sa famille. A 16 ans, la majorité des adolescents doit trouver un travail. Les autres, l’Elite, sont choisis pour le Test. L’épreuve suprême. Un test ultime qui promet l’entrée à l’université pour les gagnants. Ou plutôt pour les survivants… Cia a été choisie. Et elle va rapidement comprendre qu’elle ne peut faire confiance à personne.

Mon avis:

C’est en lisant le synopsis du roman que j’ai su que je le voulais et je dois dire que j’étais très impatiente de le découvrir.

Tout d’abord, la couverture m’avait déjà convaincue et même si la française est très jolie, je suis ravie d’avoir la vo car elle m’a tapé dans l’oeil.

L’histoire nous est contée du point de vue de Malencia – Cia – et prend le contrepied des dystopies habituelles en nous présentant le monde comme s’il était normal.

En effet, dans cette intrigue, être sélectionné pour le Test est un honneur que très peu de jeunes connaissent et il est présenté de telle manière à ce que tout le monde croit que ceux qui ont été élus pour le passer seront appelés, plus tard, à avoir un rôle important dans leur société. Passer le Test, c’est comme passer l’examen de l’Ecole Nationale de la Magistrature. C’est un prestige. Quelque chose que tous les jeunes convoitent.

Sauf qu’ils ne savent pas ce qui les attend lors de ce Test. C’est sur ce point que j’ai trouvé que le twist était intéressant car l’auteure instaure un jeu de rideaux et de doubles rideaux qui fait qu’on attend tout le long de l’histoire qu’elle gagne en intensité dramatique.

Cia est une jeune fille très intelligente qui a l’avantage d’avoir été prévenue par son père qui a lui-même passé le Test lorsqu’il était jeune. Celui-ci, malgré les lavages de cerveau qu’il a subis pour oublier en quoi consistaient ce Test, a des réminiscences, des cauchemars qui le hantent et c’est grâce à eux qu’il met Cia en garde contre ce qu’elle va vivre.

Elle se révèle pleine de ressources et elle est observatrice de ce qu’il se passe autour d’elle. Pourtant, elle est aussi perdue que nous par rapport à l’histoire et ce qu’il va arriver mais ses réactions et sa manière de penser m’ont énormément plue. Elle a une maturité et une lucidité qui détonnent par rapport aux héroïnes du genre. Elle sait ce qu’elle fait au moment où elle le fait et elle a un bon jugement sur les personnes qui l’entourent de manière générale. Ce que j’ai vraiment aimé.

Cia n’est pas seule dans son aventure. Elle a été sélectionnée avec trois autres jeunes de sa colonie.

Tomas est la personne la plus intelligente de la classe de Cia. C’est donc naturellement qu’il a été sélectionné avec elle. Il paraît parfait à tous points de vue: il est gentil, attentionné, doux… Mais personnellement, je me suis maintes fois demandé s’il pouvait s’en sortir sans Cia. Il m’a donné l’impression qu’il serait perdu sans elle. Il est intelligent, oui, mais je ne sais pas s’il a vraiment de la jugeotte. En tout cas, assez pour savoir qu’il faut s’appuyer sur elle et sur son jugement.

Curieusement, même si on ne le voit pas beaucoup dans ce tome, j’ai nettement plus préféré Michal. C’est un personnage ambigu mais je décèle chez lui un fort potentiel. Surtout pour la suite. Pourtant, on ne le voit qu’au début et qu’à la fin du livre alors que Tomas est présent tout le long des aventures de Cia.

Autre personnage: Will. J’ai trouvé que Joelle Charbonneau met en place des personnages criants de vérité tellement ils sont complexes et Will ne fait pas exception. Il m’a surprise et les rebondissements liés à lui m’ont totalement prise de court. Je n’ai rien vu venir!

L’histoire peut paraître banale mais j’ai véritablement retrouvé ici l’ambiance qui m’avait tant charmée avec Hunger Games. Du suspense, du thriller… Tout y est pour qu’on soit sur le qui-vive à la lecture du roman. A un moment, je me suis même demandée si je n’étais pas en train de devenir paranoïaque vis-à-vis de certains personnages.

Au final, L’Elite est une lecture addictive. Bien qu’en général, on retrouve des éléments typiques des dystopies (un gouvernement tyrannique qui n’hésite pas à tuer pour parvenir à ses fins, des rebelles qui vivent en marge de la société, une romance naissante…), j’ai été tellement happée par les aventures de Cia que je ne pouvais pas lâcher le livre. J’ai adoré comment l’auteure agence les faits et les comportements des personnages!

C’est donc un coup de coeur!

Trilogie La sélection, tome 2: L’élite – Kiera Cass

Elite

Synopsis:

La Sélection de 35 candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de 6 prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illéa, alors que deux factions de rebelles veulent faire tomber la monarchie.

Pour America Singer, demeurer au palais est encore plus compliqué : ses sentiments envers Maxon viennent se heurter à l’amour qu’elle éprouve depuis l’enfance pour Aspen, garde royal qu’elle croise tous les jours dans les galeries, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales…

Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête du déclic qui changera à jamais le cours de sa vie…

Tout jeu comporte des règles et les règles sont faites pour être transgressées.

Mon avis:

Ce tome s’ouvre sur America et Maxon en train de profiter d’un pique-nique sur l’herbe.

Nous pouvons constater que tous les deux sont toujours aussi complices si ce n’est plus et désormais, America se retrouve seule en lice contre cinq autres concurrentes dont sa nouvelle amie, Marlee.

Maxon lui a ouvert son coeur et il suffirait qu’elle lui dise oui pour qu’il arrête le jeu et la prenne pour épouse immédiatement mais le retour d’Aspen complique bien des choses.

Comme elle le dit elle-même: « Essayez un peu, vous, d’oublier votre premier amour! »

J’ai pu lire que beaucoup ont été agacées par le comportement indécis d’America.

Personnellement, sachant pourquoi America se dandine d’un pied à l’autre, j’ai trouvé son cheminement logique et très compréhensible. Pour moi, l’élu de son coeur est très clair et si elle ne dit pas clairement à qui va sa préférence et semble toujours être en train de changer d’avis, c’est parce qu’elle a peur.

Oui, elle a peur de beaucoup de choses et même cette peur, elle en est consciente.

En fait, America se trouve à la croisée de deux chemins et quoi qu’elle fasse, son choix changera sa vie pour toujours. Il n’y aura pas de retour en arrière possible et c’est pour cela qu’elle retarde au maximum le moment de se prononcer clairement; elle sait pertinemment bien qu’elle blessera quelqu’un dans tout ça et même si ça semble lâche pour certaines personnes, moi, je la comprends et à partir de là, je n’ai pas eu envie de jeter le livre par la fenêtre!

L’histoire ne se focalise pas sur ce « faux » triangle et nous plonge dans les coulisses des trames et complots politiques, de l’hypocrisie sociale.

Sous couvert de lois et de traditions, le sort de Marlee nous en apprend beaucoup sur le genre de personne qu’est le roi et sur ce qui est attendu de Maxon.

Bien que racontée du point de vue d’America qui est obnubilée par la colère à ce moment-là et incapable d’analyser la situation avec objectivité, cette scène nous montre qu’une personne royale doit se montrer impartiale et faire passer ses devoirs avant ses sentiments personnels.

A ce moment-là, je trouve que Maxon gagne en stature sociale, en légitimité par rapport à son futur trône.

De plus, Kiera Cass nous en apprend plus sur les rebelles et certaines choses se devinent par rapport à la suite que prendra l’intrigue.

Le comportement de Maxon est tout à fait justifié à mon sens car, après avoir lu la nouvelle de son point de vue, on peut aisément déduire les raisons de ses actes ou de ses silences. Surtout lorsque son père se trouve dans le paysage.

Par rapport à l’histoire, Kiera Cass nous fait découvrir aussi en quoi la société dans laquelle vit America constitue une dystopie.

Alors que dans la Sélection, on ne pouvait pas vraiment placer l’histoire dans ce contexte, ici, il est plus clair et on réalise à quel point le roi est en réalité un tyran et un despote.

Le récit nous transporte clairement dans un univers où malgré les paillettes, le strass et le cocon dans lequel vivent Maxon, ses prétendantes et son entourage, la violence est omniprésente et surtout, beaucoup plus réelle et proche. En effet, nous nous rendons compte en même temps qu’America que les Renégats ne sont pas forcément motivés par ce qu’on pouvait croire et qu’ils ne sont pas forcément des bêtes assoiffées de sang.

En conclusion, cette suite ne m’a pas déçue. L’auteure nous livre plusieurs aspects de l’histoire que ce soit au niveau des sentiments des personnages qui pour moi, sont clairs à décrypter ou au niveau de l’intrique politique initiée par le roi et j’ai vraiment hâte d’être en 2014 pour en découvrir la fin.

Retrouvez mon avis sur:
– Le tome 0.5, The Prince: sur ce lien.
– Le tome 1, la Sélection: sur ce lien.

Lu dans le cadre du Challenge Livra’deux pour Pal’addict [5] avec Alexandra alias Kprécieuse:
– Topic du challenge et détails: sur ce lien.

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