La patience du diable – Maxime Chattam

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Synopsis:

Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue… Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse…
Des gens ordinaires découverts morts… de terreur. Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou. Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source.
Aux racines de la peur. Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ?

Mon avis:

Ce livre fait directement suite à la Conjuration primitive.

Nous retrouvons Ludivine qui a gardé des séquelles suite à ce qui lui est arrivé et ici, c’est l’héroïne de ce récit.

Des faits divers a priori sans aucun lien secouent l’actualité: des adolescents décident de tuer les passagers d’un TGV en marche, un détraqué fusille les clients d’un restaurant, un autre attaque à l’acide les clients d’un centre commercial… Des faits qui marquent les consciences car ils visent des personnes innocentes. Femmes, enfants, personne n’est épargné.

L’enquête de Ludivine nous emmène dans le terreau de la violence tout en jouant sur nos préjugés. Violence urbaine et croyances se superposent et son confondent.

Nous sommes pris de frissons.

Maxime Chattam a encore réussi son coup.

L’étreinte de la peur ne nous lâche jamais. Nous retrouvons un univers sombre, effroyable que nous avions entraperçu dans la trilogie du mal et qui se développe depuis.

L’auteur va plus loin que dans la Conjuration primitive. Il développe sa théorie à un nouveau niveau.

J’ai de plus souri grâce à des passages qui m’ont fait me demander si c’était l’avis personnel de l’auteur.

Sa voisine avait sorti une tablette numérique et était plongée dans un de ces livres invisibles. Silas avait du mal avec ce concept. Lire sans tourner de pages. Lire sans tenir de livre entre ses doigts. Lire sans triturer la couverture. Lire sans marquer les pages des moments de la vie: une trace de doigt sale par-ci, de bouffe par-là, uncil qui se glisse dans la rainure de l’ouvrage pour vingt ans, une page qu’on corne pour noter une phrase mémorable ou juste pour un mot qu’on voudrait retenir. Non, cette manie de lire sur un écran, il ne la saisissait pas du tout. Pour lui, c’était comme de s’adresser au fantôme d’un livre.

Le personnage de Ludivine n’attire pas spécialement mon empathie mais elle apporte une candeur inédite face à un Josh Brolin. Elle lui est complémentaire dans une certaine mesure mais je dois avouer que Josh Brolin m’a manquée à partir du moment où il a été mentionné.

J’ai bien aimé l’histoire. Je l’ai suivie avec plaisir.

Commençant à connaître le style de l’auteur, j’ai vu venir le twist concernant l’identité du Diable mais j’ai refusé d’y croire, ce personnage ayant ma sympathie. Autant pour moi, ça m’apprendra à faire l’autruche.

En conclusion, la Patience du diable ne déroge pas à la règle. Je l’ai autant aimé que les autres livres de Maxime Chattam. Il m’a plongée dans une atmosphère qui devient presque familière avec lui. Effrayante, sombre mais délicieusement familière et je ressors avec l’impression d’avoir encore une fois, exploré les méandres de l’esprit humain.

Retrouvez mon avis sur :
La trilogie du mal.
La conjuration primitive.

[BD] Sept guerrières

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Synopsis :

Désert libyen. Les armées perses et byzantines sont aux portes de la capitale du petit royaume de N’Nas Amon. Encerclée de toutes parts, la reine décide de faire appel à des combattantes mercenaires, les Sarmates, pour assurer la protection du jeune prince héritier et emmener ce dernier – sain et sauf – jusqu’à la cité troglodyte de Jabbaren. Mais pour cela, il faudra franchir les lignes ennemies…

Mon avis:

Cette BD commençait super bien.

A la veille d’un siège éprouvant, une reine décide de faire fuir son fils unique pour assurer la survie de son peuple. Après une courte présentation de ses alliés, elle fait appel à une tribu de guerrières pour escorter son fils en lieu sûr.

Tout de suite, on est plongé dans l’action. On baigne dans le sang et le stupre. C’est fort, c’est intense. En quelques pages, j’ai été hookée.

En plus de ça, le coup de crayon est très agréable, l’histoire est rondement bien menée. Un vrai régal.

Petit à petit, les scénaristes nous brisent le coeur avec les morts qui s’empilent. Comme ça, sans qu’on ne veuille y croire. L’action est menée tambour battant.

Et puis, malheureusement, l’intrigue devient quelque chose d’inattendu.

Alors que les autres tomes de la série m’ont fait réfléchir sur des aspects qui vont bien plus loin que l’histoire, ce n’est pas le cas ici. Ca reste de l’action pure. En soi, j’aime bien ce genre mais je reste sur ma faim. Je pensais avoir une histoire avec des héroïnes badass mais elles disparaissent progressivement, à l’instar des Dix petits nègres d’Agatha Christie.

Enfin, je fois avouer que je n’ai pas adhéré à la fin de l’intrigue. Elle est sympathique mais je suis déçue. Je ne sais pas ce que j’attendais mais ce n’est pas ça. C’est tellement dommage! Un vrai regret!

Gardons juste en tête que j’aurais passé un bon moment et qu’il demeure que Sept guerrières peut plaire à tous. Il ne faut juste pas en attendre plus que ce qu’elle a à offrir.