Saga Les éphémères, tome 3: Phobos 3 – Victor Dixen

Couverture

Synopsis:

FIN DU PROGRAMME GENESIS DANS 1 MOIS… 1 JOUR… 1 HEURE…
ILS SONT PRÊTS À MENTIR POUR SAUVER LEUR PEAU.
Ils sont les douze naufragés de Mars.
Ils sont aussi les complices d’un effroyable mensonge. Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre.
ELLE EST PRÊTE À MOURIR POUR SAUVER LE MONDE.
Au risque de sa vie, Léonor est déterminée à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps ?
MÊME SI LE COMPTE À REBOURS EXPIRE, IL EST TROP TARD POUR RENONCER.

Mon avis:

J’avais adoré le premier tome et moins aimé la suite, la trouvant parfois trop manichéenne ou caricaturale. C’est donc avec appréhension que j’ai ouvert cet opus.

Nous retrouvons Léonor et ses amis directement tout de suite après la fin du deuxième roman et vous serez prévenus, l’action est addictive.

Nous sommes happés, incapables de lâcher les pages tant l’intrigue est riche en rebondissements et en révélations.

Serena reste fidèle à elle-même. Alors qu’on pensait tout savoir d’elle, Victor Dixen nous montre qu’elle peut toujours nous surprendre par sa cruauté et sa méchanceté. Serena est diabolique et non seulement ce fait est conforté, mais il est encore plus prouvé. L’horreur atteint de nouveaux sommets lorsqu’il s’agit de Serena!

Quant aux personnages, j’ai eu l’impression de plus les découvrir ici. Nous passons derrière leur combinaison pour vraiment appréhender leur caractère. Leur personnalité se révèle. Ils sont issus des quatre coins du monde et cela se ressent au niveau de leur attitude et de leur façon de voir les choses.

La vraie découverte en ce qui me concerne est Alexei car il montre vraiment le côté carré et froid de sa culture. Il a beau avoir l’apparence d’un prince de glace, il a un sacré tempérament qui contraste avec celui de Leo et j’ai beaucoup aimé les voir en opposition.

J’ai également aimé les sujets de société représentés par Marcus et Samson, autrement dit: le droit de mourir dignement et de la façon dont on veut et l’homosexualité. Ce sont des pistes de réflexion que je n’attendais pas ici alors c’est une bonne surprise. Bien sûr, il y a largement matière à penser avec la place omniprésente des medias dans notre quotidien et l’importance de l’image qui peut prendre le pas sur la vérité mais c’était chouette de voir se profiler d’autres messages.

Phobos 3 prend un nouveau tournant: il est très aisé d’oublier que l’action se passe dans l’espace. Maintenant que les candidats sont réunis, les drames résident dans les personnages. Je n’ai donc pas compris les choix opérés par l’auteur concernant le sort de certains personnages. Je vois sur la durée le pourquoi du comment mais il me reste néanmoins une sensation de tragique, de gâchis. Par exemple, je pense à Léo et son triangle amoureux. Leo suit un cheminement émotionnel que je peux accepter car je le trouve plausible mais sur les derniers chapitres, elle opère une espèce de revirement qui me laisse dubitative et qui me frustre plus qu’autre chose. Ou Kenji. A quoi bon ce qui lui arrive? Et Kris? Pourquoi?

Je sais que dans un conflit, il y a des victimes. Mais au vu de ce qui arrive aux personnages qui sont au final très passifs dans leur sort, à la limite de l’inconsistance, je garde plutôt une impression d’inutile.

En conclusion, mon bilan est mitigé, voire négatif. Je reste toujours sous le charme de l’écriture de l’auteur. Sa plume est incisive et me captive.
Or, là où le bât blesse, c’est dans les choix qu’il opère quant au devenir des personnages et dans leur manichéisme décidément trop exacerbé.
Du coup, ma lecture de la saga s’arrête là car pour moi, la fin de ce tome se suffit comme ça.

Retrouvez mon avis sur:
– le tome 1: Phobos.
– le tome 2: Phobos².

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Roomies – Christina Lauren

couverture

Synopsis:

Sauvée par Calvin de ce qui aurait pu être une agression dans le métro, Holland s’acquitte de sa dette en obtenant au brillant musicien une audition avec son oncle, un producteur influent du monde de la musique. L’audition se passe encore mieux qu’Holland elle-même aurait pu l’imaginer, on promet alors à Calvin un grand avenir à Broadway jusqu’à ce qu’il admette que son visa d’étudiant a expiré et qu’il vit aux Etats-Unis dans l’illégalité.
Sur un coup de tête, Holland propose alors à l’Irlandais de l’épouser pour lui permettre de rester à New York. Ce qu’elle ressent pour lui, n’est un secret que pour… le principal intéressé. Leur étrange cohabitation se mue en amour fou, Calvin devient l’enfant chéri de Broadway. Que faudra-t-il pour qu’Holland et Calvin réalisent qu’ils ont tous les deux arrêté de jouer la comédie depuis un moment?

Mon avis:

Le pitch de départ est assez invraisemblable, je le conçois. Pensez donc, est-ce que c’est courant pour vous de voir une fille tomber amoureuse d’un mendiant musicien de métro sans même le connaître puis le pistonner pour le faire intégrer une troupe de Broadway après l’avoir épousé pour l’aider à obtenir une green card? Pour moi, non mais qu’importe. Malgré cette base irréaliste, Christina Lauren réussit à m’embarquer dans ce voyage avec un plaisir fou.

Nous faisons la connaissance de Holland. A vingt-cinq ans, elle travaille dans la troupe d’un grand théâtre de Broadway. Son oncle est un producteur de spectacles reconnu de tous et elle aspire à être un écrivain vivant de ce métier. C’est pour cela qu’on sent une espèce de mélancolie quand elle reconnaît être entourée d’artistes sans en être vraiment une. En effet, elle n’a jamais écrit depuis qu’elle a obtenu son MFA car elle est confrontée au syndrome de la page blanche. Elle se languit donc un jour de pouvoir ouvrir son PC sans ressentir d’angoisse et à défaut de faire ce qu’elle aime, elle vit au rythme de Broadway.

Calvin, c’est le mec pour qui à priori, tout est facile. Il a un talent monstre pour jouer de la guitare et quand il parle, son accent est à tomber. Quand je l’imagine, je vois carrément Sam Heughan parler et je fonds! Bon, il vit dans l’illégalité aux Etats-Unis mais on ne peut pas lui en tenir vigueur. Son seul défaut, c’est d’être impossible à cerner. C’est dommage car quand je lis ses scènes, je vois pourquoi il me plaît mais de l’autre côté, il reste loin.
Après, j’ai lu pas mal de chroniques disant que Calvin est égoïste. Je peux comprendre la raison pour laquelle on peut le croire mais en ce qui me concerne, Calvin a juste le défaut d’être trop centré sur sa passion au point d’oublier de réfléchir rationnellement. C’est un impulsif qui peut être fier mais qui se rachète par sa capacité à nous attendrir. Il fait des bourdes énormes, oui, mais Holland peut également nous agacer par sa passivité.

You don’t need to have it all figured out.

L’intrigue est franchement prenante malgré ce petit point noir. Sitôt ouvert, j’ai été complètement incapable de lâcher le roman.

Je me suis éclatée avec les maladresses de Holland et la manière dont elle tente désespérément de ne pas tomber amoureuse de son mari. C’est attendrissant. On sait quelle sera la fin mais c’est génial de voir Holland lutter pour contrôler ses sentiments. On y croit.

J’ai également adoré l’humour des auteures. J’ai énormément ri grâce à elles. Bon, certains personnages étaient un peu caricaturaux, comme Lulu, mais ce n’est même pas grave tellement j’ai pris plaisir à lire Roomies.

J’ai donc englouti ce sympathique roman d’été comme on dévore une glace en plein soleil et c’était super! Une bien meilleure expérience que Dating you, hating you dont vous pouvez retrouvez mon avis ici même si j’avais bien plus aimé Autoboyography.