Saga The Lorien Legacies, The Legacy chronicles, tome 1 : Out of the ashes – Pittacus Lore

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Synopsis (Traduction par moi. Sortie française non prévue) :

Après la tentative d’invasion avortée du monde par des aliens, tout autour du globe, des jeunes ont commencé à développer d’incroyables pouvoirs. La majorité d’entre eux vont à l’Académie de la Garde Humaine où ils peuvent apprendre à utiliser leurs dons pour le bien de l’humanité mais il en reste encore qui préfèrent faire les choses à leur façon où qu’on empêche de se rendre à l’Académie pour d’autres desseins. Sam et Six viennent juste d’intégrer un groupe qui enquête sur les incidents liés ou non à des pouvoirs. Leur première mission est de regarder s’il y a un lien entre plusieurs disparitions mais alors qu’ils creusent, ils découvrent un monde souterrain inattendu et dangereux.

Mon avis:

Nous retrouvons Sam et Six près d’un an après la fin de la guerre contre les Mogadoriens. Durant cette année, ils ont parcouru le monde et ont profité de leur repos bien mérité mais maintenant, pour Sam, il est temps de faire quelque chose. L’oisiveté n’est pas pour lui.
Ca tombe bien, un homme d’une organisation inconnue les contacte alors.

Alors que Nine est à la tête de l’Académie de la Garde Humaine, Six a choisi de rester en retrait, n’ayant aucune confiance dans les gouvernements.

Il s’avère que dans le monde, il y a de nombreuses personnes qui ont choisi de ne pas s’inscrire à l’Académie et ces personnes-là sont la cible d’autres gens qui veulent s’en servir comme des armes.

L’action se passe donc en parallèle de celle de The Lorien legacies. Ces deux trames sont même complémentaires car Sam et Six s’inscrivent dans une démarche plus humaine, pas du tout à la X-men. C’est un terreau plus familier pour moi qui ai été dépaysée par le nouveau contexte de la saga principale. Du coup, nous avons une action plus péchue. Franchement, je pense que le contexte des nouvelles remporte nettement plus mon adhésion.

Ca me fait énormément plaisir de retrouver Sam et Six et de les voir heureux en tant que couple. Je souris pour eux.

Dans le même temps, j’ai adoré suivre leur enquête. Il y a une espèce d’urgence qui m’a tenu captive. C’est une nouvelle sur le principe mais la matière est si riche qu’il y aurait pu avoir plusieurs centaines de pages sans problème.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je considère que la lecture des novellas de Pittacus Lore est indispensable.

En résumé, Out of the ashes ne déroge pas à la règle et ne donne qu’une envie: en lire plus.

Retrouvez mon avis sur:
– dans la saga principale, le tome 1: Generation one.

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Une seconde de trop – Linda Green

couverture

Synopsis (Sortie VF le 23 mai 2018):

Un seconde de trop et vous perdez tout.
Un, deux, trois… Lisa Dale ferme les yeux et compte jusqu’à cent lors d’une partie de cache-cache avec sa fille. Lorsqu’elle les rouvre, Ella, quatre ans, a disparu. Sans laisser la moindre trace.
La police, les médias et la famille de Lisa font corps pour retrouver la fillette. Mais si leur instinct les éloignait d’Ella? Et si le ravisseur était connu d’eux tous?

Mon avis:

Je remercie les éditions Préludes pour leur confiance.

Dès les premiers chapitres, j’ai été happée et dans le même temps, dépaysée.

L’histoire nous est racontée à travers plusieurs points de vue. Nous sommes plongés illico dans la tête des protagonistes et rien ne nous est expliqué d’entrée de jeu. C’est comme un jeu de piste. Nous rassemblons des bribes d’histoires et par le jeu des déductions, nous reconstruisons progressivement le vécu des personnages en appréhendant leur personnalité.

Passé le moment de la découverte, nous nous apprêtons à vivre le moment où Lisa va se rendre compte que sa fille a été kidnappée. Là, les jeux sont faits. Nous sommes hookés. Que soit maudit celui qui ose interrompre notre lecture! Nous avons le coeur qui bat la chamade. Nos sens sont exacerbés. Nous sommes à l’affût du moindre indice, du moindre signe annonciateur de l’horreur qui va suivre. Et là, Lisa commet LE truc qui nous fait lever les yeux au ciel et qui nous donne envie de la houspiller. Diantre, mais qu’as-tu fait? Inconsciente!

D’un côté, vous avez envie de la blâmer mais de l’autre, vous comprenez. Vous compatissez. Vous vous projetez à sa place.

Ensuite, nous voilà dans la peau de la personne qui a enlevé Ella.

Une personne en apparence normale mais dont on devine très rapidement qu’elle n’est pas claire dans sa tête. Une personne qui vit dans son monde. Au premier abord, vous avez envie de croire que cette personne est inoffensive mais vous êtes obligé d’admettre que c’est justement le genre de personnes qui présente le plus de danger pour les autres.

Etre parent est un talent tellement sous-évalué. Tant de gens croient que c’est inné. Qu’à la seconde où on donne naissance à un enfant, on saura spontanément ce qu’il faut faire.

Et puis, entre ces chapitres, s’intercalent des moments de la vie de tierces personnes. On se doute que ce sont des moments passés mais le doute subsiste. On est taraudé par plusieurs interrogations: quel but ces chapitres servent-ils? Où nous mènent-ils?

Les pages se dévorent. On vit toutes les étapes que traversent Lisa et son mari Alex. L’auteure fait plus que nous les faire partager. Ses mots sont poignants. Ils nous parlent directement aux tripes. On est frappé de plein fouet par leur force. On a l’impression de vivre cette coupure qui s’opère dans votre être quand on vous arrache votre enfant. On vit cette mort lancinante qui envahit Lisa. Vous ne mangez plus, ne dormez plus. Vous ne vivez plus. C’est le silence autour de vous. Vous êtes le désespoir personnifié.

D’un côté, nous ressentons donc du désespoir et de l’autre, nous vivons une percée dans la folie. Entre hallucinations et réalité, nous avons peur pour Ella car la personne qui la détient perd clairement pied.

Ainsi, nous sommes au bord du vide pour les personnages. Notre rythme cardiaque s’accélère et alors qu’on croit que ce n’est pas possible d’être encore plus à bout de cran, des révélations nous renversent, encore.

Résultat, j’ai été bluffée. Linda Green aura réussi à me faire vivre ce kidnapping comme si j’y étais en me faisant saisir tous les enjeux qu’il pouvait y avoir. Il y avait une espèce d’intensité folle dans la complexité de l’intrigue. C’était incroyable.

J’ai donc dévoré Une seconde de trop. C’était un vrai page-turner qui me laissera un bon souvenir et que je relirai avec plaisir. Une très bonne expérience. J’espère découvrir d’autres écrits de l’auteure par la suite.