[VOYAGE] Destination: Barcelone

La première fois que j’ai eu envie d’aller à Barcelone, c’est à cause d’Olivier Aton dans Olive et Tom. Je sais, je sais, ce n’est pas forcément la référence qu’on attend ici, n’est-ce pas? C’est son rêve de jouer au Camp Nou alors quand, adulte, il réussit à se rapprocher de son rêve et qu’il visualise la foule, en pénétrant dans le stade, c’est là que l’envie d’y aller est née. Alors, accrochez vos ceintures. La balade va être longue.

Sur les traces de Gaudi

Gaudi, c’est un artiste sacrément doué à qui on doit des chefs d’oeuvres tels que la Sagrada Familia ou le Parc Güell.

Même si vous n’êtes pas fan d’architecture, vous ne pouvez pas rester insensible devant le travail de sculpture que cela représente. Ce sont des incontournables de la ville et si vous voulez approfondir votre connaissance de son travail, passez faire un tour à la Colonia Güell dont la visite se conclut avec une crypte tout simplement somptueuse.

Visuellement, on commence fort. C’est sûrement le travail humain le plus impressionnant que j’ai vu jusqu’ici.

Mon quartier préféré

Sans conteste le Quartier Gothique. J’ai du y aller trois ou quatre jours de suite en découvrant à chaque fois de nouveaux recoins qui me laissaient bouche bée.

Pour moi qui adore me perdre dans des ruelles sinueuses, ça a été un paradis de street art, de boutiques artisanes et de cafés. Mais surtout, ce que j’appréciais énormément, c’est qu’il suffisait de s’écarter de quelques mètres des rues passantes pour tomber sur des vrais havres de paix. On était encore en ville mais avec une impression d’être hors du temps. C’était apaisant.

Les plus belles plages

Pour tout vous avouer, j’ai détesté les plages du centre de Barça. C’était peuplé, trop peuplé. Toutes les minutes, un quidam passait en criant « Agua, mojito, cerveza » quand ce n’était pas une damoiselle pour proposer un massage. C’était bruyant, sale et rempli de kékés boys et de bombasses qui se la jouent sans parler de l’eau qui ne me faisait pas rêver.

Alors, dans un accès de ras-le-bol, nous avons entamé un mini road-trip le long de la Costa Daurada. Comme vous l’aurez compris d’après son nom, elle se caractérise par des plages idéales pour faire le steak.

Allons-y crescendo.

A vingt minutes de Barça, en prenant le train R2S, vous atterrissez à Gava puis Castelldelfels. Le sable de Barça était rugueux voire pierreux. Ici, vous allez mourir de bonheur avec le sable fin. D’ailleurs, il est tellement fin qu’il colle même après avoir séché mais que c’est bon! Les plages y sont bien plus familiales et quel calme, vraiment! Le bémol? Les méduses qui sont légion; mieux vaut ne pas sortir du périmètre de nage délimité par les bouées.

Vingt minutes de plus et vous êtes à Sitges; une jolie station balnéaire pas trop envahie de touristes. Là, vous êtes assuré de ne pas trouver de méduses.

Attention, le top du top, pour moi, c’est dans la région de Tarragone. Vous vous garez près du camping « Las Palmeras » et après une bonne demi-heure de marche entre mer et « montagne », après avoir respiré le bon air de la forêt dans ce cadre:

Vous atterrissez sur la Cala Fonda ou Cala Waikiki: une plage au beau milieu d’une crique. A l’abri des regards. Hyper familiale. Vous n’y trouverez certainement pas de touristes (et c’est tant mieux!). Bon, c’est une playa nudista mais je vous rassure, les vêtements y sont également acceptés. Je n’ai jamais vu autant de personnes nues de toute ma vie mais l’ambiance est telle qu’on apprend rapidement à en faire abstraction (dit-elle alors qu’elle détournait systématiquement le regard). On y va comme on est, c’est gay friendly mais surtout, c’est loin des clichés racoleurs qu’on peut avoir.

Bref, à partir du moment où la plage n’est pas à Barcelone, c’est le pied total!

Escale à Torredembarra

En amatrice de plongées, je ne pouvais pas rater l’occasion d’aller dire coucou aux poissons. Nous avons donc contacté le club OdySea pour une double plongée. Je n’en ai que du positif à dire dessus. Déjà, le staff: il parle aussi bien l’anglais que le français (un des moniteurs est un Français) et la prise en charge s’est très bien passée. Nous étions un groupe d’une dizaine de plongeurs et si d’habitude, j’ai l’impression d’être noyée dans la masse pour l’encadrant, là, ce n’était pas le cas. J’en garde un très bon souvenir car c’est là que j’ai visité mes premières épaves (trois au même endroit) et ça, c’est énorme! Après les plongées, vous pourrez vous manger un morceau au restaurant du club. On n’en attendait pas grand chose mais c’était délicieux!

Ensuite, rendez-vous dans le centre du village.

Vous allez tomber sous le charme de la vieille ville.

C’est pavé partout, il y a du monde mais une telle sérénité règne en ces lieux qu’on ne se sent jamais oppressé. Un régal!

Quoi manger?

Du poisson, du poisson, du poisson!

Dans le quartier de Montjuic, allez chez « Tape Tapa » et prenez des brochettes de sole et gambas. J’en salive rien que d’y repenser.
Dans le centre de Castelldelfels, allez à La Tingana et prenez le menu dégustation. Pour 22,50 euros par personne, boisson comprise, vous allez avoir droit à six entrées (mama mia, leurs beignets de morue sont à tomber!), un plat et un dessert. De quoi se faire éclater la panse mais quel bonheur!

N’oublions pas les gourmandises!

Dans le Quartier Gothique, mangez une glace et achetez du Turron chez « Planelles Donat ». Leur réputation pour ces deux mets n’est pas usurpée, loin de là! Je salive encore rien que d’écrire tout cela!

Et n’oubliez pas le « chocolate con churros ». C’est quand même la spécialité de la ville. Rappelez-vous, un bon « chocolate », c’est quand le cuillère reste debout dedans. Pour ceux qui ont peur pour leur cholestérol, c’est un chocolat léger et au goût prononcé. Il me fait penser aux crèmes de chez La Laitière (c)

En résumé

Je reviens d’Espagne détendue à un point inimaginable. J’ai mangé et bien bu mais j’ai surtout bien marché tous les jours. A ma grande joie, j’ai constaté en rentrant que malgré tous les écarts que je me suis autorisée, j’ai perdu du poids (victoire!) si bien qu’en fait, je ne m’étonne même plus que toutes les filles Espagnoles que j’ai croisées sont aussi minces qu’un fil. Le régime Espagnol a du bon en vérité.
Mais surtout, sans tomber amoureuse de la ville, je suis plutôt tombée amoureuse d’un style de vie. Pour moi, la dolce vita, c’est ça et j’en suis déjà nostalgique. Espagne, je reviendrai!

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Trilogie The renegades, tome 3: Rebel – Rebecca Yarros

cover

Synopsis:

Dès l’instant où je l’ai vue, j’ai su : elle allait bouleverser ma vie.
Elle, c’est Penna Carstairs, mieux connue sous le nom de Rebel. La fille la plus célèbre, la plus sexy et la plus prometteuse du moment. Il n’y a aucun obstacle qu’elle n’a pas franchi, aucun record qu’elle n’a pas pulvérisé. Elle est le feu et la passion.
Elle, c’est aussi la femme avec laquelle j’ai passé une nuit inoubliable – et que je pensais ne jamais revoir.
Mais la vie est pleine de surprises. Car je suis Cruz Delgado, le plus jeune prof du campus. Et Penna Carstairs vient juste d’entrer dans ma classe.

Mon avis:

Je remercie les éditions Harlequin pour leur confiance.

Je lisais récemment une romance sur le même thème: un professeur et son élève qui tombent amoureux. Si vous ne vous rappelez pas de quoi je parle, je vous invite à vous pencher sur Puisque c’est ma rose de Jade River. Alors, on pourrait penser que ce thème m’est redondant mais non car Rebecca Yarros traite son thème de façon magistrale.

Commençons par la rencontre entre Cruz et Penna.

Lorsqu’ils se rencontrent pour la première fois, c’est dans un cadre « loisirs ». Penna s’apprête à sauter en parachute et son partenaire de saut ne peut pas assurer son rôle. C’est pourquoi en désespoir de cause, Penna demande à Cruz de le faire alors qu’elle ne le connaît pas. Cela ne fait que quelques minutes qu’ils se sont adressé la parole pour la première fois de leur vie mais tout de suite, le courant est passé entre eux et on le sent.

Un malheureux concours de circonstances fait qu’ils se retrouvent quelques jours plus tard et qu’ils réalisent la limite de leur attirance réciproque.

La romance est classique, c’est clair mais j’adore la plume de Rebecca Yarros.

En nous décrivant une héroïne plutôt badass qui ne ressemble pas aux midinettes sans défense qu’on a l’habitude de lire et qui sait ce qu’elle veut au détriment de toute éthique, elle m’a fait l’aimer d’emblée. Pour rappel, Rebel est le troisième tome de la série The renegades, je n’ai jamais lu les deux premiers romans donc je découvre complètement les personnages. J’aurais pu avoir peur de ne pas réussir à suivre l’intrigue mais heureusement, une chronique que j’ai lue avant m’a convaincue que non alors je vous le confirme, on peut aisément se plonger dans Rebel.

Cruz m’a également charmée car il dit ce qu’il ressent. Il dégage un magnétisme qui me touche même lorsque les pages sont tournées et quand on lit les scènes où il est avec Penna, on sent sa volonté de résister. La tension entre eux est littéralement palpable alors on dévore les pages. On ne réalise même pas qu’elles sont là car l’histoire prend vie devant nos yeux et c’est comme un film. On assiste à l’histoire, toujours avides d’en découvrir plus. C’est comme quand vous vous languissez de quelque chose. Vous bavez, vous êtes obsédé par cela et quand la chose arrive, vous vous jetez dessus. Rebel, c’est ce KFC qui vous appelle à midi alors que vous savez que vous avez un repas sain qui vous attend chez vous. C’est le petit éclair qui vous fait de l’oeil alors qu’il y a une tartine de pain à déguster dans cinq minutes. Rebel, c’est un péché qu’on déguste sans modération et qu’on redemande sans vergogne.

J’ai donc été très prise par l’intrigue. Je me suis régalée avec un énorme plaisir. Une vraie balade de santé.

Je ne suis pas fana des sports extrêmes et c’est vrai qu’il y en a pas mal dans le contexte de l’action mais pourquoi pas? J’ai réussi à en faire abstraction pour mieux me concentrer sur les héros.

Les personnages secondaires m’ont fait bonne impression. Je pense que je lirai leur point de vue plus tard car ils semblent avoir quelque chose à dire. Il y a moyen que d’autres tomes puissent encore sortir à mon sens car les apprentis Renegades ont un fort caractère et que la vie de cette bande ressemble à un soap. On ne s’ennuie pas avec eux.

En conclusion, j’ai un coup de coeur pour la plume de Rebecca Yarros. J’ai passé un excellent moment avec elle et avec les personnages et il me tarde de réitérer l’expérience.