Quadrilogie La passe-miroir, tome 3: La mémoire de Babel – Christelle Dabos

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Synopsis (Sortie 1er juin 2017):

Deux ans et sept mois qu’Ophélie se morfond sur son arche d’Anima. Aujourd’hui il lui faut agir, exploiter ce qu’elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d’informations divulguées par Dieu. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d’adversaires toujours plus redoutables ? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn ?

Mon avis:

Je remercie les éditions Gallimard Jeunesse pour leur confiance.

Tout d’abord, je vais prendre une petite minute pour râler. La Passe-miroir était supposée être une trilogie et voilà qu’en cours de route, ça s’est transformé en quadrilogie. Vous imaginez comme j’ai été déçue de réaliser qu’après la lecture de ce tome-ci, j’aurai encore du temps d’attente avant de connaître le fin mot de cette histoire.

Entrons dans le vif du sujet.

Dès les premières pages, j’ai été captivée, incapable de lâcher le roman.

Nous retrouvons Ophélie qui se languit de Thorn, comme nous toutes mais qui est dans l’impossibilité totale de mener son enquête quant à ce qu’il est devenu car elle est sous surveillance constante. C’est donc sans étonnement qu’elle constate que plus de deux ans sont passés depuis la fin des Disparus de Clairdelune. Diantre! Pour ne rien oublier Ophélie n’a plus lu non plus depuis et lorsque nous commençons la Mémoire de Babel, il est clair que tous les personnages ont stagné. En attendant quoi? Mystère et boule de gomme. Heureusement, l’action reprend de plus belle dès lors que le contexte nous a été décrit. Obligée d’infiltrer une sorte de grande école sous une fausse identité, Ophélie continue à en voir de toutes les couleurs car en plus d’être bizutée, elle fait face à des personnes plutôt effrayantes et à un nouveau monde où certains mots sont censurés et punis.

Raconter le passé en refusant de raconter la guerre, c’est mentir.

Dans cette nouvelle société qui a des airs de Farhenheit 451 couplé à 1984, Ophélie découvre donc de nouveaux dangers qui ne sont pas sans rappeler les dystopies. Alors que l’univers est déjà riche en lui-même, cela pourrait faire trop mais ce mélange s’accorde parfaitement dans cette aventure. J’ai été conquise.

Elle en profite pour enquêter au sujet de Dieu et ce faisant, les morts s’accumulent toujours plus sur son chemin. Si vous aviez peur que la Mémoire de Babel soit un tome de transition, je vous rassure, il n’en est rien. L’action démarre crescendo et il n’y a pas de temps mort. Je ne me suis jamais ennuyée. Même si cette partie se déroule dans un milieu scolaire dont l’atmosphère rappelle étrangement celle de Battle Royale qui se déroulerait dans un Cambridge ou un Oxford, notre tension est à son comble.

De plus, comme Ophélie, nous sommes obnubilés par une question: qu’est devenu Thorn?

Ce grand absent pendant les deux tiers du roman nous manque alors lorsqu’enfin, on le retrouve, on est un peu déçu. Il est toujours aussi peu expansif. Mais peu importe, quel plaisir de le revoir enfin! Ses scènes sont peu nombreuses, trop peu nombreuses mais je me suis régalée! Encore une fois, cela va crescendo jusqu’aux dernières pages du tome où j’ai souri bêtement. J’ai totalement fondu et j’en ai savouré chaque instant. J’ai tellement hâte de voir comment évolue la relation de Thorn et Ophélie après ça!

La seule véritable erreur est celle qu’on ne corrige pas.

J’avais peur que ce tome traîne en longueur mais Christelle Dabos a bel et bien encore plein de choses à imaginer pour l’univers de la Passe-miroir. J’ai adoré chaque page de ce roman. Chacune d’elles apporte quelque chose de nouveau et d’utile à l’histoire alors comment lui en vouloir, après ça, de ne pas précipiter la fin de l’aventure?

Je suis donc rassurée et complètement conquise à nouveau. L’attente est longue entre chaque tome mais chacun d’eux en vaut largement le coup.

Retrouvez mon avis sur :
– le 1er tome: Les fiancés de l’hiver.
– le 2eme tome: Les disparus de Clairdelune.

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Trilogie Sky Mundy et les dinosaures, tome 1: L’arche perdue – Laura Martin

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Synopsis:

Il y a cent cinquante ans : les premiers dinosaures sont clonés. Avec eux revient une terrible pandémie qui décime l’humanité. La seule façon de survivre est de se réfugier sous terre, laissant la surface aux redoutables reptiles… Il y a cinq ans : Jack Mundy s’enfuit mystérieusement du complexe souterrain abritant une civilisation humaine qui tente tant bien que mal de se reconstruire. Il abandonne derrière lui sa fillette, Sky, âgée de sept ans. Hier : Sky découvre l’ultime message de son père, lui expliquant que le sort de la race humaine dépend d’elle, et surtout d’une carte mémoire qu’elle doit livrer à quelqu’un, quelque part, à la surface. Léger problème : personne ne peut survivre dehors. Malgré les interdits, Sky, accompagnée de son meilleur ami, s’est enfuie du bunker pour remplir la mission impossible confiée par son père. Alors qu’elle s’aventure dans ce monde perdu, où les dinosaures règnent en maîtres, elle constate que l’extérieur est encore plus dangereux que ce qu’elle avait pu imaginer et révèle bien des surprises… Et si les reptiles n’étaient pas la menace principale ?

Mon avis:

Je remercie Babelio ainsi que les Editions Michel Lafon pour m’avoir fait confiance dans le cadre de cette masse critique.

Lorsque j’ai lu le résumé de ce premier tome, j’ai, je pense, comme tout le monde, pensé que cela ressemblait énormément à celui de Jurassic Park. D’ailleurs, il y est explicitement fait référence dans les premiers chapitres de ce roman. Mais la similitude s’arrête là. En effet, cela fait plus d’un siècle que les dinosaures ont envahi la Terre, forçant les Humains à se terrer plus bas que des abris anti-atomiques et notre héroïne, Sky, a décidé de suivre les traces de son père. Par un jeu de circonstances, elle se retrouve à la surface et il lui est impossible de rentrer. Heureusement, dans son aventure, son meilleur ami, Shawn, l’a suivie et veille sur elle.

Sky, pour son jeune âge, douze ans, est donc un personnage agréable à suivre. Il faut dire qu’elle a grandi plus vite que les autres enfants de son âge, ayant perdu ses parents très jeune et étant une paria parmi sa communauté. Shawn est son seul ami et il incarne la voix de la raison pour elle. Car Sky est très curieuse et à ce titre, elle n’hésite pas à fouiller dans les communications gouvernementales dans l’espoir que son père y soit mentionné. Si, au premier abord, on est pris par ses aventures, son caractère impulsif et légèrement égoïste, m’a quelque peu agacée par moments. Elle est intelligente mais au niveau des relations sociales, elle se montre immature. J’ai dû me répéter à de nombreuses reprises qu’elle n’a que douze ans et que c’est pour cela qu’elle ne réagit pas comme je le voudrais.

Cependant, l’intrigue suffit amplement à me captiver. Il n’y a pas besoin d’être amateurs de dinosaures pour l’aimer; L’arche perdue est avant tout, une histoire humaine. On sent très nettement la dystopie autour des héros même si eux, ne la perçoivent pas comme telle mais justement, avec le contexte, c’est intéressant de voir comment c’est traité. Le Noé adulé par tous les habitants du bunker fait l’effet de quelqu’un qui a profité de la pandémie causée par les dinosaures pour prendre le pouvoir et se convaincre purement et simplement qu’il le fait pour le bien commun. Je suis vraiment curieuse de connaître ce que les évènements réservent pour la suite des aventures de Sky et ses amis car ça change agréablement de ce qui se fait dans le genre actuellement.

En outre, l’intrigue nous régale de rebondissements que je n’ai pas vus venir pour certains. J’ai donc été happée de bout en bout. C’est un plaisir de suivre une action aussi riche.

J’ai craqué pour Verde. J’espère que je la reverrai plus tard car elle apportait une touche de mignonnerie sans pareil.

Les personnages secondaires m’ont convaincue. J’ai vite appris à apprécier chacun d’eux tant je m’y serais crue.

Il me tarde donc de lire la suite des aventures de Sky. J’apprécie l’originalité de la trame et l’écriture qui me tient en haleine.