L’île aux mensonges – Frances Hardinge

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Synopsis :

Faith Sunderly, 14 ans, est la fille d’un révérend et éminent naturaliste. Accusé d’avoir trompé la communauté scientifique, il part s’exiler avec sa famille sur une île au large des côtes anglaises. Mais les rumeurs l’accablent et bientôt il est retrouvé mort. Suicide déshonorant comme le fait croire la respectable société victorienne ? Ou assassinat, comme en est persuadée sa fille ? Avec son insatiable curiosité, Faith mène seule son enquête, qui l’entraine de révélations en secrets précieusement dissimulés. Elle est prête à défier toutes les convenances sociales pour faire surgir la vérité. Mais cette vérité pourrait se révéler dangereuse….

Mon avis:

Je remercie les éditions Gallimard Jeunesse.

Ce roman m’attirait et me faisait peur en même temps car bien que l’aspect enquête m’intéressait, je craignais de m’ennuyer par la lenteur de l’action.

L’histoire nous est racontée du point de vue de Faith. Fille d’un scientifique renommé, elle souffre de devoir cacher sa curiosité intellectuelle au reste du monde. En effet, elle vit à cette époque victorienne où les femmes sont considérées comme inférieures aux hommes alors une fille vivace d’esprit comme elle embarrasse tout le monde.

Mais, parce qu’elle voue une vénération sans borne envers son père et cherche à tout prix à obtenir son approbation, elle se tait. Jusqu’au jour où celui-ci est retrouvé mort.

Tandis que les autres pensent à un suicide, Faith décide de prendre les choses en mains. Elle va enquêter pour prouver que son père a été tué.

Jusque là, je m’ennuyais ferme. Le personnage de Faith m’insupportait, elle n’allait pas au bout des choses. Elle n’osait pas. Elle se voulait rebelle mais se conformait aux attentes des autres.

Mais à partir du moment où enfin, elle réagit, j’ai oublié qu’elle m’énervait prodigieusement.

J’ai été prise par les manigances de Faith et j’ai englouti les pages en me délectant d’elles. La touche de fantastique est éclipsée au profit du comportement des hommes qui est dépeint. Ainsi, notre côté rationnel n’a pas le temps de s’interroger sur les explications de l’arbre aux mensonges. On l’accepte comme une réalité pour se concentrer sur la suite des évènements. J’ai été prise au jeu de l’enquête et jamais, les faits ne m’ont paru invraisemblables car l’auteure sait jouer avec les codes et convenances de l’époque pour nous surprendre. J’en voulais toujours plus.

Au final, j’ai passé un bon moment avec L’île aux mensonges alors que c’était mal parti. C’est donc une agréable surprise qui me fait plaisir et que j’espère renouveler.

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[BD] Astérix, tome 36: Le papyrus de César

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Synopsis :

Rome, le palais de César.
Jules César reçoit Promoplus qui lui donne son avis sur son manuscrit et lui propose le titre Commentaires sur la Guerre des Gaules. Mais… mais Promoplus trouve qu’il y a un petit défaut dans ce manuscrit : c’est un certain passage, le chapitre XXIV, celui s’intitulant Revers subis face aux irréductibles Gaulois d’Armorique.

Mon avis:

Je n’avais plus lu d’Astérix depuis bien longtemps alors ça a été un régal de retrouver nos irréductibles Gaulois.

La première chose que j’ai remarquée dans ce tome, c’est l’humour. Il faudra que je relise les précédents pour comparer mais j’ai beaucoup souri devant tous les jeux de mots et clins d’oeil faits à notre époque. J’ai été très amusée par les calembours. Je crois que c’est la première fois que je ris autant en lisant un Astérix.

Ensuite, l’histoire: elle sort des sentiers classiques pour établir un parallèle avec l’ère contemporaine.

Non contents d’appeler un personnage Doublepolémix, par exemple, les scénaristes ont osé illustrer littéralement le piratage de l’information et là, c’est simplement imparable. Impossible de résister.

Et puis, ces expressions! Ces détournements d’expressions! J’ai trouvé dans Le Papyrus de César énormément d’éléments comiques qui correspondent tellement à mon humour. Alors que les précédents tomes me laissent un souvenir agréable, sympa mais sans plus, celui-ci me donne envie de les ressortir pour les lire avec ma vision d’adulte. Aurais-je laissé passer des choses quand j’étais plus jeune? Est-il possible que je retrouve ces mêmes ingrédients dans Astérix le Gaulois par exemple?

Ainsi, j’ai lourdement insisté dessus mais Le Papyrus de César est axé sur un humour dans lequel je me retrouve complètement et il me tarde donc de me replonger dans les autres tomes de la collection. J’ai passé un super moment avec cet opus.