The Upside of Unrequited – Becky Albertalli

Couverture

Synopsis:

Molly Peskin-Suso, 17 ans, est habituée aux béguins à sens unique. Elle l’a déjà vécu 26 fois. Elle craque souvent et profondément, mais toujours en secret. Parce que peu importe combien de fois sa soeur jumelle, Cassie, lui dit de prendre son courage à deux mains, Molly ne supporte pas l’idée du rejet. Alors elle fait attention car les filles grosses doivent toujours faire attention. Mais un jour, une fille fait irruption dans leur vie et Cassie qui est toujours cynique, tombe amoureuse.

Mon avis:

Je remercie Penguin Random House pour leur confiance.

J’avais eu un énorme coup de coeur pour Simon vs the homo sapiens agenda alors quand j’ai vu ce nouveau titre, je n’ai pas hésité. Il fallait absolument que je le lise.

Molly, notre héroïne est une fille comme les autres. Mais Molly a la particularité de grandir avec deux mères et même sa soeur jumelle, Cassie, est gay. Cela ne l’empêche pas d’en être super proche mais surtout, elle a le chic pour développer des béguins à sens unique. Jusqu’au jour où elle rencontre Will. Elle réalise alors qu’elle n’a jamais mis son coeur à nu; elle n’a jamais été rejetée ou n’a jamais rejeté quelqu’un et à partir de là, elle s’interroge.

Ce que j’ai aimé ici, c’est encore une fois l’humour de l’auteure. Elle prend les questionnements adolescents dans lesquels on se reconnaît forcément et elle nous fait rire avec une bonne humeur désarmante.

Me: Hey brain. Let’s think of something cool to say!
Brain: UHHHHHH
Me: Okay. It doesn’t have to be cool. Just something semi-coherent…
Brain: UHHHHHHHHHHHH
Me: COME ON BRAIN, GIVE ME SOMETHING.
Brain: *white noise*

Je me suis beaucoup identifiée à Molly dans le sens où, comme elle, j’étais énormément le genre à penser trop, à tout sur-analyser alors quand je voyais toutes les copines autour de moi avoir des amoureux, je ne pouvais que croire qu’il devait y avoir quelque chose qui clochait chez moi, avoir peur de finir toute seule. Becky Albertalli réussit à retranscrire parfaitement cet état d’esprit.

I don’t entirely understand how anyone gets a boyfriend. O a girlfriend. It just seems like the most impossible odds. You have to have a crush on the exact right person at the exact right moment. And they have to like you back. A perfect alignment of feeelings ans circumstances. It’s almost unfathomable that it happens as often as it does.

On est plongé dans les affres de l’adolescence mais pas une seule fois, on ne lève les yeux au ciel car les pensées de Molly nous sont familières. Qui n’a jamais craint d’être trop bizarre ou différent? Qui n’a jamais regretté de ne pas entrer dans le moule?

Dans le même temps, l’auteure nous montre une nouvelle fois son talent pour nous captiver. Une fois le livre commencé, j’ai été complètement incapable de le lâcher. Je voulais toujours en lire plus.

J’ai adoré suivre les aventures de Molly et de son entourage. C’est un roman LGBT mais il n’est jamais moralisateur. Les personnages sont ce qu’ils sont et voilà. Il n’y pas besoin de s’appesantir sur leur orientation sexuelle et franchement, ça fait du bien de lire un roman où il n’y pas de mal-être. Où il y a de l’acceptation pure et simple.  En plus, nous y retrouvons Simon Spier, du premier  roman et comme  j’adore les clins d’oeil comme celui-la, j’étais vraiment très  contente. Quel plaisir!

Ainsi, j’ai été scotchée du début à la fin; cet ouvrage conforte pour moi le fait que je continuerai à surveiller les publications de Becky Albertalli. J’ai passé un excellent moment et c’est sûr que je le relirai tant j’ai adoré The upside of unrequited.

De la même auteure, retrouvez mon avis sur Simon vs the homo sapiens agenda qui est un coup de coeur pour la  vie. 

Simon vs the homo sapiens agenda (Moi Simon 16 ans homo sapiens) – Becky Albertalli

Couverture

Synopsis:

Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n’est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c’est bien à l’abri derrière l’écran de son ordinateur. C’est sur un chat qu’il a « rencontré » Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui. Simplement :
1/ Ils fréquentent le même lycée.
2/ Blue est irrésistible.
3/ Il l’apprécie énormément. (Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro.)
Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l’ordi du lycée. Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Marin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé ? Pas si sûr…

Mon avis:

Commet vais-je bien pouvoir vous parler de ce magnifique coup de coeur? Quand je dis coup de coeur, ce n’est pas que dans l’écriture mais surtout de ce qu’il m’a fait ressentir.

Commençons par le début. L’histoire nous est narrée par Simon et nous plonge directement dans l’action au moment où il est en train de subir un chantage. Pour garder son secret intact, il doit aider Martin, un garçon de sa classe, à se rapprocher d’Abby, une des meilleures amies de Simon. Seulement, ce secret est un de ceux qui déterminent toute une vie car Simon est gay.

Ce roman, c’est un récit initiatique puissance mille.

Becky Albertalli a choisi de présenter une partie de l’action sous forme épistolaire et ce choix s’avère payant car ce faisant, ellenous fait nous attacher incroyablement aux personnages.

La correspondance de Simon et de Lue a ce côté magique qui me fait toujours rêver dans les romances nées de ce moyen de communication. Elle est en dehors de la réalité tout en y ayant des attaches concrètes. A travers ce qu’ils s’écrivent, on apprend à les connaître alors que rien n’est dit sur leur physique et justement, l’auteure fait passer le message que peu importe l’orientation sexuelle d’une personne, elle est comme elle est. Elle ne se définit pas par ça.

It is definitely annoying that straight (and white, for that matter) is the default, and that the only people who have to think about their identity are the ones who fit that mold. Straight people really should have to come out and the more awkward it is, the better.

Nous avons de plus une galerie de personnages hauts en couleurs avec lesquels on ne s’ennuie jamais. J’ai aimé notamment le fait que l’auteure mette en place des personnages tout en nuances, qui défendent la tolérance alors qu’on ne s’y attend pas venant d’eux. En effet, qui imaginerait la fille populaire du lycée défendre Simon contre des super athlètes qui font deux fois sa taille?

Becky Albertalli nous livre ici une quête identitaire qui ne laisse pas indifférent. On se reconnaît dedans car elle est universelle. En même temps que Simon apprend à s’accepter, il apprend à se connaître avec ce qui compte pour lui. Il définit ses priorités. C’est l’apprentissage de la vie. Il se rend compte qu’il faut savoir relativiser les choses, que parfois le recul est nécessaire, que la douleur nous rend plus fort.

Nous avons un récit rondement bien mené. L’auteure sait où elle nous emmène et on se laisse porter avec plaisir.

La fin de ce livre m’a donné un sourire qui ne m’a pas quittée même après l’avoir refermé. J’ai ressenti et ressens encore le besoin de me replonger dans cet ouvrage tellement je suis imprégnée de la sensation d’émerveillement qu’il m’a laissée. Indubitablement, des jours après, je repense encore aux aventures de Simon et de ses amis.

Un coup de coeur pour la vie.