An abundance of Katherines (Le théorème des Katherine) – John Green

Katherine

Synopsis:

Dix-neuf fois Colin est tombé amoureux. Dix-neuf fois la fille s’appelait Katherine. Pas Katie, ni Kat, ni Kittie, ni Cathy et surtout pas Catherine, mais KATHERINE. Et dix-neuf fois, il s’est fait larguer.

Mon avis:

Autant vous le dire, j’ai adoré Nos étoiles contraires à un point fou, j’ai moins aimé Looking for Alaska et pour ce livre-là, je n’ai pas accroché. Pourtant, nous retrouvons les thèmes préférés de l’auteur.

L’histoire nous plonge aux côtés de Colin, un surdoué et de son meilleur ami, Hassan.

Colin a cette particularité qu’il vient de se faire plaquer pour la 19ème fois consécutive par une fille s’appelant Katherine et il s’est mis en tête de découvrir le théorème qui prédirait l’issue des relations amoureuses.

Pour lui changer les idées, Hassan l’embarque dans un road-trip à l’issue duquel chacun découvrira beaucoup de choses sur lui-même et la vie.

Nous avons donc des héros en quête d’identité dans lesquels tout le monde peut s’identifier, dans un road-trip au sens littéral et figuratif mais pourtant, je suis restée de marbre.

Malgré des personnages secondaires attachants et quelques touches d’humour, la sauce n’a pas pris. Je suis restée hermétique à Colin et à partir de là, je ne suis pas rentrée dans l’histoire.
Cependant, je reconnais que si l’histoire avait été centrée sur Hassan ou tout autre personnage moins scientifique, peut-être que mon ressenti serait différent.

Mon avis est donc biaisé ou peut-être que je préfère quand l’auteur verse dans un registre triste et moins léger.

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Looking for Alaska (Qui es tu Alaska?) – John Green

Alaska

Synopsis:

La vie de Miles Halter n’a été jusqu’à maintenant qu’une sorte de non-événement. Décidé à vivre enfin, il quitte le cocon familial pour partir dans un pensionnat loin de chez lui. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les permières fois. C’est là aussi qu’il rencontre Alaska. La troublante, l’insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young.

Mon avis:

J’avais tellement adoré Nos étoiles contraires que je me suis mis en tête de découvrir tous les autres livres de John Green. J’y mets le temps mais j’y arrive!

Première réaction à la lecture de ce roman: je ne sais pas trop à quoi je m’attendais mais j’ai été dépaysée. J’ai vraiment eu l’impression de lire un roman dans la même veine que Le monde de Charlie et quelque part, j’ai été déçue de ne pas retrouver ce petit truc qui m’avait tant émue dans Nos étoiles contraires.

Nous suivons Miles, un jeune homme introverti alors qu’il entre dans une école prestigieuse. Jusque là, il n’a jamais eu d’amis et parce qu’il veut découvrir ce que lui réserve la vie, il a décidé de quitter le cocon familial et d’entrer en pension. C’est là qu’il va faire la connaissance du Colonel et d’Alaska.

Ces derniers semblent être a priori des mauvaises fréquentations: ils fument, boivent et chahutent mais ils sont intelligents et ont une histoire personnelle émouvante. Le colonel est issu d’un milieu très pauvre et donc, il accorde beaucoup d’importance aux valeurs comme la loyauté et déteste les gamins friqués.

Alaska a vu sa mère mourir sous ses yeux et depuis, elle est hyperactive car elle a peur de rester figée.

Miles nous rappelle beaucoup Charlie car il est très observateur et attentif à ce qui l’entoure. Il recèle une sensibilité et un don pour mémoriser les dernières phrases des morts et c’est touchant de le voir être jeune. Il est attendrissant.

La première partie de l’histoire se lit facilement mais j’avoue que je me suis un peu ennuyée. Je ne comprenais pas où l’auteur nous emmenait et voir des instants de vie ne m’intéresse pas en général.

Cependant, il y a un décompte et j’étais vraiment curieuse de savoir sur quoi il aboutirait. Surprise, le twist est tel que j’en étais baba. Je n’ai rien vu venir et c’est à ce moment-là que véritablement mon intérêt a été piqué. Et là, j’ai retrouvé ce grain de sel qui m’a tant scotchée dans Nos étoiles contraires. Là, l’émotion a été omniprésente. Malgré le fait que Miles m’a agacée dans cette seconde partie, la construction de l’histoire est telle qu’on ne peut pas en décoller.

John Green réussit à nous faire éprouver ce que ressentent les personnages et bien plus encore, il nous fait ressentir nous-mêmes ces émotions.

Le résultat est bluffant. Parce que j’ai été encore une fois happée dans de fortes émotions comme l’auteur sait si bien les écrire, je lui pardonne la première partie qui sert à mettre en place l’histoire et qui y reste nécessaire.

Retrouvez mon avis sur:
Nos étoiles contraires.
Le monde de Charlie.