Titanic affair – Amanda Grange

TatanicAffair

Synopsis (Traduction par moi. Sortie française non prévue pour l’instant):

Emilia Cavendish se fait offrir un billet de 1ere classe pour embarquer à bord du Tiatanic et commence à envisager une nouvelle vie auprès de sa marraine. Les premiers jours sur l’insubmersible sont tout ce qu’elle espérait alors qu’elle s’amuse avec tout ce que le vaisseau a à offrir. Elle se fait des nouveaux amis parmi les autres passagers – dont le beau et mystérieux, imposant Carl Latimer. Mais ensuite, le Titanic heurte un iceberg et Emilia se retrouve en danger à cause d’un vieil ennemi et alors qu’elle se bat pour lui échapper, le Titanic commence à couler …

Mon avis:

Vous allez dire: encore un livre qui se passe à l’époque du Titanic? (cf Le serment du Titanic par Cathy Gohlke)

Eh bien oui, que voulez-vous, cette catastrophe maritime m’a toujours intriguée.

Si le nom d’Amanda Grange ne vous dit rien, vous saurez que non contente de se spécialiser dans les réécritures Austeniennes avec des points de vue divers et inattendus (comme celui de Wickam ou de Caroline Bingley dans Orgueil et Préjugés), cette auteure est surtout connue de l’autre côté de l’Atlantique car elle écrit toutes ses histoires en se projetant dans l’histoire et en s’appropriant ces époques afin d’y coller au mieux. Résultat: Vous avez l’impression que ce qui sort de son esprit pourrait réellement s’être déroulé.

Ici, nous sommes dans la peau d’Emilia.

Emilia est issue d’une riche famille mais à la suite de la déchéance de celle-ci, a appris la valeur de l’argent et du mérite.

Exécrant les formes d’injustice mais surtout les hommes qui profitent de leur pouvoir afin de s’octroyer tout ce qu’ils veulent, elle n’a pas sa langue dans sa poche et est finalement ce qu’on appellerait une femme de nos temps modernes; éprise d’indépendance, de liberté et d’égalité pour tous quel que soit la santé financière de tout un chacun.

La voilà donc à bord du RMS Titanic et à travers ses yeux, si vous n’aviez pas vu les innombrables films ayant ce vaisseau comme sujet, Amanda Grange se charge de nous faire découvrir le faste et la vie à son bord comme si nous y étions.

Nous côtoyons la haute société du bateau, suivons les discussions et les drames se nouant entre les personnages et évidemment, parce que l’auteure a tendance à être un peu manichéenne, les personnages les plus riches intérieurement ne sont pas ceux qui ont le portefeuille le plus fourni. Au contraire.
A l’instar du film avec Kate Winslet et Leonardo Di Caprio, les riches se révèlent avides et cupides de pouvoir, n’hésitant pas à sacrifier le bonheur d’autrui dans l’espoir de faire un mariage de bonne fortune, à mentir et à employer les moyens les plus vils afin de s’assurer que leurs attentes se réalisent.

Le sujet de toutes ces manoeuvres? Carl Latimer.

Celui-ci a construit sa fortune à la sueur de son front et a l’habitude des femmes qui se jettent à son cou par intérêt. Blasé, il n’est pour autant pas dupe et même s’il se prêt à ces jeux, aspire à autre chose qu’un mariage de convenances.

A côté de cela, Carl montre un attachement attendrissant à sa mère, en convalescence et raison pour laquelle il se trouve sur le bateau après avoir vu avec elle maints et maints médecins.

Et puis ce qui devait arriver eut lieu.

La rencontre entre Carl et Emilia qui débute sur un malentendu, des cris et une sorte d’atmosphère nerveuse qui fait monter habilement la pression.

En plus de la romance, l’auteure nous embarque donc au coeur d’une catastrophe dont vous n’ignorez pas du tout l’issue mais dont vous vous surprenez à espérer qu’elle soit différente. Si, si, c’est vrai. Vous pouvez regarder le film de James Cameron une dizaine de fois en priant à chaque fois pour que le bateau ne coule pas mais hélas!

Bref, Amanda Grange nous livre une romance bien sympathique qui nous captive et nous donne de nombreuses frayeurs. Un plaisir de la retrouver!

Le journal de Mr Darcy – Amanda Grange

couverture

Synopsis:

La seule chose qui me hante alors que j’écris est le regard que je surpris de la part de Miss Elizabeth Bennet lorsque je fis remarquer qu’elle n’était pas assez belle pour me donner envie de danser. Si je ne savais pas que c’est impossible, je dirais qu’il était ironique.

A travers la rédaction de son journal, Darcy nous dévoile le tréfonds de son âme. Déchiré entre les devoirs de l’honneur dus à son rang et ses sentiments naissants pour a charmante Elizabeth Bennet, il s’interdit de tomber amoureux.

Mon avis:

Tout le monde connaît l’histoire d’Orgueil et Préjugés de Jane Austen. Il n’y a pas point besoin de la présenter (et si c’est le cas pour vous, malheureux impies, courez vite corriger cet imparable défaut avant que la foudre ne s’abatte sur vous!).

Fan absolue de cette merveilleuse histoire, je ne pouvais être qu’intriguée par ce qu’Amanda Grange avait à nous proposer et c’est donc en trépignant d’impatience que j’ai craqué pour cet ouvrage et l’ai exigé pour Noël.
Vous remarquerez également que la couverture s’arrête pile poil au niveau des yeux de notre cher Darcy et nous laisse en appétit. La personne qui le souhaite y reconnait Colin Firth ou bien Matthew Mc Fadyen et même si j’aime leurs interprétations de cette icône, personnellement, en Darcy, je ne vois que Darcy.

L’intrigue ne nous est donc pas inconnue et c’est avec une certaine appréhension que j’ai découvert les premiers chapitres.

Je n’ai pas du tout été déçue!

Car au lieu de son contenter de nous livrer un simple point de vue d’O&P, Amanda Grange est allée plus loin dans le récit et commence donc l’action l’été où Darcy empêche le déshonneur de sa sœur par la faute de Wickam.

De ce fait, l’auteure fait plus que reprendre les dialogues d’O&P en en inventant lorsque la situation l’exige et en extrapolant le déroulement de certaines actions mentionnées dans O&P. Elle nous permet d’être vraiment témoin intégrant de l’action, nous faisant passer du statut de témoin passif à personnage de l’histoire. En s’adressant à son journal, c’est à nous que Darcy se confie.

Le bémol, parce qu’il y en a un, tient dans des coquilles qui gênent quelque peu la lecture.
Je ne sais pas si c’est dû à la traduction ou bien au récit original mais certaines scènes sont gâchées par une mauvaise concordance des temps qui fait que quelquefois, vous passez abruptement d’un récit au présent à des phrases au passé simple et vice-versa. Ce n’est pas un obstacle majeur à la lecture mais tout de même.

Le journal de Darcy nous offre en conclusion une vision très fidèle à celle de Jane Austen au niveau de la psychologie des personnages qui est respectée scrupuleusement et de la chronologie des évènements.

Malgré les couacs dans ma lecture, celle-ci s’est avérée un vrai plaisir et quelque part, ce point de vue m’a donné l’impression de retrouver des amis que je n’avais pas vus de longue date.

Amanda Grange a parfaitement répondu à mes attentes et le récit livré là se trouve être un bon coup de cœur.