Duologie Réseaux, tome 2 – Vincent Villeminot

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Synopsis (Sortie le 28 août 2014):

À la suite de la reddition de Cèsar Diaz, les polices de toute l’Europe pensent pouvoir enfin respirer. Pendant que les proches de César – Teodor, son frère; Vitto et Francesca, ses amis – se cachent au Brésil, d’autres comme Justine, Jérémy ou Sixtine essaient de se reconstruire, loin du réseau DKB. Mais le calme n’est revenu qu’en apparence : quelque part sur les réseaux, le mystérieux Nada#2 devient menaçant. Il annonce qu’un scandale dans lequel des policiers sont impliqués va éclater. Rendez-vous est donné devant le Palais de Justice pour un nouveau « Play it for real »: le jeu recommence…

Mon avis:

Je remercie Nathan-Lire en Live pour ce partenariat.

Suite attendue, lorsque j’ai reçu cette suite, elle n’a pas mariné longtemps avant d’être lue!

J’accorde une mention spéciale à la couverture de ce tome qui est tout simplement superbe! Elle représente l’histoire à merveille!

L’action commence fort et pour cause, peu de temps s’est passé depuis la fin des évènements du premier volume et nous sommes directement plongés au coeur d’une intrigue complexe et riche en tenants et aboutissants.

Ma première réaction a été, lorsqu’un élément s’est déclenché: « Oh non, il a osé! »

Oui, l’auteur ose briser les codes, sortir des sentiers battus et faire mourir des personnages auxquels on s’est attaché. J’ai beau avoir eu le même tour dans le précédent tome, j’ai encore une fois été abasourdie. Peut-être est-ce parce que je ne m’y attendais pas mais il n’en reste pas moins qu’il récidive.

C’est à la fois terrible et captivant.

Bon, au départ, j’étais plongée dans le flou. Je ne me rappelais pas de certaines choses, en avait oublié l’autre et l’action ne nous attend pas pour démarrer sur les chapeaux de roues.

Mais Vincent Villeminot a cette manière de raconter les choses qui n’est propre qu’à lui. L’intrigue est précipitée mais c’est parce que les évènements qui la composent le sont. En même temps, la narration et son style incisifs pénètrent le brouillard qui pouvait encore nous obscurcir la vue et tout à coup, au beau milieu du roman, vous vous arrêtez et vous vous rendez compte que vous comprenez tout ce qu’il se passe, que finalement, c’est comme si votre lecture du premier tome remontait à hier tant les faits sont clairs.

Ce tome est percutant tant par l’enchaînement des faits que par leurs ramifications. Vous voulez toujours en lire plus et c’est ce qui fait que ce roman se dévore comme un petit pain.

On prend plaisir à suivre les personnages et à faire plus connaissance avec certains. De nouveaux personnages apparaissent et vous êtes sur le qui-vive.

A qui faire confiance? Est-ce qu’on peut faire confiance à celui-là?
Est-ce qu’on peut compter sur l’auteur pour ne pas le tuer?

En conclusion, comme vous vous en doutez à la lecture de mon billet, ce tome tient en haleine et captive autant que son prédécesseur, si ce n’est plus. J’aurais du mal à définir de quel genre il relève mais de manière générale, je sais que ce n’est pas un genre vers lequel je me tourne instinctivement. Et pourtant, j’ai été scotchée du début à la fin. C’est dire à quel point l’auteur excelle dans l’art de raconter les choses!

Réseau(x) plaira à tous indubitablement!

Retrouvez mon avis sur :
le premier tome.

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Duologie Réseaux, tome 1 – Vincent Villeminot

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Synopsis (Sortie le 12 septembre 2013):

Sur les réseaux, tout le monde pense connaître tout le monde. Tout le monde aime, surveille, espionne tout le monde. Mais désormais, une guerre est déclenchée, sur le web et dans le monde réel. Et Sixie, 15 ans, est l’enjeu, le butin, le gibier de tous les combattants…

Mon avis:

Je remercie Nathan-Lire en Live pour ce partenariat qui m’a franchement enchantée.

Je découvre l’auteur, Vincent Villeminot, grâce à ce livre et je dois dire que son style d’écriture, sa manière fluide de décrire les actions et de raconter l’histoire m’ont complètement conquise.

Dans ce premier volume, nous suivons l’action à travers les yeux de plusieurs personnages.

Le premier est une jeune fille de quinze ans, Sixie. Cinéaste amatrice, elle est connue sur la toile pour mettre en scène ses rêves en arborant un masque de licorne qui est devenu sa signature. De plus, étrangement, ses rêves sont souvent prémonitoires et cela s’avère dérangeant lorsqu’elle rêve de la mort de personnes dont elle ne sait rien.

Celle-ci a une grande soeur, Mathilde, jeune médecin urgentiste pédiatrique de 26 ans qui soigne Sixie de ses crises d’hypnagogie et qui tâche de rationaliser les rêves de sa cadette même si elle doit bien se l’avouer: ils sont inexplicables. Pourquoi ont-ils lieu? Pourquoi se réalisent-ils?

Ensuite, le deuxième personnage introduit est Alice. Jeune commissaire stagiaire, elle enquête en solo dans l’espoir d’obtenir une promotion professionnelle, ce qui compenserait le désastre de sa vie sentimentale qui vient de se solder par un échec monumental.

Vient après Abel, le « mentor » d’Alice. Atteint d’une maladie incurable, il a eu autrefois des problèmes d’alcoolisme qui l’ont éloigné de sa famille. Il tente aujourd’hui de renouer des liens avec l’une de ses filles, Justine mais rien n’est gagné, celle-ci étant constamment engagée dans des mouvements étudiants et ayant un problème ouvert avec l’autorité. Paradoxalement, Justine cherche à se faire comprendre de son père par des moyens détournés et un peu compliqués, il faut l’admettre.

Puis, nous avons Théo. Amoureux de Sixie, il s’oriente également dans une carrière cinématographique et sa famille n’est pas moins compliquée car il se trouve être le petit frère de César.

Mais qui est César allez vous me demander. César, c’est un homme d’affaires qui s’est construit à partir de rien. Il a fait fortune grâce à une application et est désormais multi millionnaire.

Qu’est-ce que tous ces personnages ont en commun?

Figurez-vous qu’ils ont tous un lien avec la trame de l’histoire. Celle-ci tourne autour d’un, comme le titre de cet opus l’annonce, réseau nommé DreamKatcherBook (DKB).

Celui-ci fonctionne de la même manière que Facebook (c) mais a pour particularité de posséder une partie nocturne appelée « MyDarkPlaces » (MDP) où les personnes partagent leurs rêves.

Et là, vous êtes pris d’un sentiment d’oppression: la chair de poule se dessine sur vos bras. Ce concept d’endroit où vous partagez votre subconscient au vu et au su de tout le monde a ce quelque chose qui dérange. C’est… du voyeurisme. Presque glauque. Surtout lorsque par la suite, vous apprenez que les rêves sont triés et identifiables par mots-clés, comme « meurtre », « viol » et j’en passe. C’est sombre.

En parallèle de ce monde virtuel, nous avons toute une série d’évènements qui a lieu dans le monde réel.

Ces évènements sont orchestrés par une personne ralliant les foules sur les réseaux sociaux, en particulier sur DKB et qui est de ce fait adulée par tous, Nada#1.

Nada#1 exhorte les joueurs à réaliser des parties issues de jeux, des guerillas en situation réelle tout en prenant tout comme un jeu.

Play it for real.

Il tourne les forces de police du monde en dérision tout en demeurant intouchable mais tout est sur le point de changer.

Car Nada#1 est le seul à pouvoir juger Dieu. Car Nada#1 vient à la justice.

Nada#1 concurrence donc Chuck. Vous réalisez ce que ça veut dire?

Mais qu’est-ce que Nada#1 et Sixie ont en commun? Pour ça, il faudra lire Réseau(x).

Simplement, vous avez compris que l’auteur nous embarque dans une épopée à travers le regard de cinq personnages tous différents les uns des autres.

Même si au début, vous pouvez avoir l’impression de ne pas comprendre grand chose, je vous rassure, on est très vite accroché à l’histoire et il est très difficile de lâcher le roman. Le rythme de l’action est tel que vous en lisez toujours plus afin de savoir ce qu’il va se passer. Rythme rapide qui est renforcé par la taille des chapitres, courts, ce qui nous fait toujours penser « allez, je lis encore un chapitre et j’arrête ».

De plus, la galerie de personnages peut impressionner au premier abord mais l’auteur a cette manière de nous plonger dans leur histoire personnelle, leur passé, leur présent tel qu’on les identifie rapidement et qu’on ne les confond pas entre eux. C’est impossible.

Enfin, j’ai particulièrement apprécié le fait que les personnages ne sont jamais caricaturaux. En effet, souvent, nous avons le jeune blanc bec écervelé qui fait équipe avec un vieux de la veille qui finit par le prendre sous son aile et l’apprécier. Ici, ce n’est pas le cas. Bien sûr, Alice est jeune et Abel est moins jeune (pour être diplomate). Cependant, Alice n’a rien d’une tête brûlée tandis qu’Abel ne correspond pas à l’image du paternel bienveillant. Les personnages ont véritablement leur personnalité propre, ce qui ajoute un coup de neuf dans le genre.

Le thème des réseaux sociaux et de leurs dérives, des dérives sur Internet en général m’a particulièrement intéressée car il n’existe pas énormément de romans écrits sur cette base. A l’heure où j’écris ces lignes, je ne pense qu’à The future of us de Jay Asher pour citation.

Mais loin de se cantonner à ce thème, Vincent Villeminot en aborde d’autres: la drogue, la corruption du pouvoir… et à travers les paroles de Nada#1 on sent poindre une critique de la société. Ce livre cause une grande réflexion sans que vous en vous en rendiez compte.

De plus, à partir de quel moment la réalité et la fiction sont distinctes? A partir de quand devient-il impossible de les dissocier?

En conclusion, ce thriller tient ses promesses et vous fait passer un agréable moment de lecture tout en vous tenant en haleine. C’est une super découverte pour moi et il me tarde de découvrir la suite.

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