Too late – Colleen Hoover

couverture

Synopsis:

Sloan serait prête à aller en enfer et à revenir pour les gens qu’elle aime. Et elle le fait, chaque instant de sa vie. Forcée à vivre une relation avec le dangereux et corrompu Asa Jackson, Sloan fera tout ce qu’il faudra pour être sure que son frère ait tout ce dont il a besoin.
Et personne ne se mettra en travers de son chemin. Personne, excepté Carter.

Mon avis:

Je savais que ce roman était complètement différent de ce qu’écrit Colleen Hoover habituellement. Je savais que c’était sombre mais va savoir pourquoi, je pensais que c’était du young adult. Je me suis complètement fourvoyée. C’est carrément une dark romance que nous avons là.

Sloan vit dans une relation toxique avec Asa depuis plus de deux ans. C’est son premier amour et désormais, elle n’a plus d’amour pour lui. Elle vit dans la peur car Asa deale de la drogue et a un comportement imprévisible.

Asa me fait énormément penser au héros du même nom de Jay Crownover. Il sait se montrer charmant quand il le veut, il a une assurance que tous envie mais surtout, il dégage quelque chose qui fait que les gens gravitent autour de lui. Il connaît bien la nature humaine et vraiment, j’ai vraiment eu l’impression qu’Asa Cross que j’aime aurait pu devenir cette personne s’il n’avait pas eu sa soeur et le clan de Denver. Asa Jackson a grandi dans une famille déglinguée avec un père schizophrène et une mère droguée. Il souffre de la peur d’être abandonné et c’est ce qui le rend dangereusement obsédé par Sloan.

Colleen Hoover a vraiment réussi à me faire ressentir la dangerosité d’Asa. Sa présence se fait sentir même lorsqu’il est physiquement loin. J’ai eu peur de lui de la même manière que Sloan. Il m’a traumatisée, il m’a viscéralement marquée.

C’est là que je vois le talent fou de Colleen Hoover car c’est une nouvelle facette que je découvre d’elle. Elle sait écrire des histoires sombres mais vraiment sombres. Plus sombres que la majorité de tout ce que j’ai lu. Je lisais cette histoire en ayant l’impression que la lumière au bout était ténue, fragile. Je savais que la fin serait heureuse mais le cheminement a été tant parsemé d’embûches et d’horreurs! Viols, violences, Sloan force notre admiration car elle endure tout cela avec une résilience hors normes.

La romance qui naît dans cette horreur en devient très belle. On a tout le temps peur qu’elle ne soit éclaboussée par le cauchemar qui l’entoure. Dans le même temps, on vit le dilemme qui se joue dans les héros avec une douloureuse acuité et intensité. On craint pour eux. On est touchés par ce qu’ils ressentent. Je ressentais leur amour interdit vraiment comme tel et j’avais la boule au ventre pour eux.

J’ai donc englouti les pages. Un moment, je lisais un chapitre, et l’instant d’après, j’allais voir les derniers chapitres et l’épilogue parce que j’avais trop mal pour Sloan et Luke. C’était très fort, très intense. Définitivement le genre de lecture qu’on qualifie de malsaine mais dont la plume vous tient captifs.

Il y a deux fins possibles au récit. La première se situe au niveau de l’épilogue. Si vous vous arrêtez là, l’histoire vous semblera sombre mais vous terminerez avec le sourire. Comparée à celle que je considère comme la vraie fin, elle paraît même gentille. Il est tout à fait possible de s’arrêter là. Mais si vous continuez, c’est une escalade dans tout ce qui fait la monstruosité de l’Homme que vous allez vivre. L’action prend un tour encore pire qu’avant. Vous pensiez avoir vécu des montagnes russes mais c’était pour mieux repartir de plus belle et atteindre un nouveau sommet. Et là, la fin, la vraie, la définitive, vous laisse un goût doux-amer. On a le rythme cardiaque qui redescend tout doucement et cette fois, on ne reste pas sur sa faim. Cette fin est parfaite telle qu’elle est.

En conclusion, Too late est une lecture qui change radicalement de ce que j’ai l’habitude de voir de la part de Colleen Hoover . Elle me bluffe énormément sur ce coup-là et confirme son talent à mes yeux. J’ai adoré ressentir toute l’intensité des sentiments qu’elle a suscités chez moi. C’était génial d’être embarquée à ce point-là.

Retrouvez mon avis sur: Asa de Jay Crownover

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Without Merit – Colleen Hoover

someday

Synopsis:

La famille Voss n’a rien d’une famille ordinaire. Ils vivent dans une ancienne église. La lère habite au sous-sol, le père s’est remarié à l’infirmière de sa première femme, le petit frère n’a pas le droit de s’amuser et les aînés sont irritablement trop parfaits. Et puis, il y a Merit.
Merit collectionne des trophées qu’elle n’a pas gagnés et des secrets que sa famille la force à garder. Fatiguée par le poids, Merit décide de faire éclater le bonheur apparent de cette famille dont elle se sent écartée avant de les quitter pour de bon. Mais quand ses plans d’évasion échouent, Merit est obligée de faire face aux conséquences.

Mon avis:

Lorsque j’ai commencé ce roman, j’ignorais de quoi il parlait. Je savais que c’était un Colleen Hoover alors cela me suffisait. J’ai donc ouvert Without Merit sans a priori à part le fait que c’était une romance. Grossière erreur!

Car, de la même façon que It ends with us traite d’un thème difficile et éclipse l’histoire d’amour, Without Merit s’écarte des sentiers battus.

Je me suis demandée comment je pouvais vous en parler sans spoiler quoi que ce soit mai c’est pratiquement impossible car les citations qui m’ont marquée sont révélatrices, d’autant plus que le sujet me touche particulièrement. Juste avant Noël, j’ai perdu un ami. Il a choisi de nous quitter et cela m’a énormément choquée et attristée car c’était la personne la plus joyeuse que je connaissais. Alors, peut-être que si j’avais su que Without Merit traitait de la dépression, j’aurais attendu. Cela aurait été dommage, en fait car cette lecture m’a apaisée en quelque sorte.

I found out that depression doesn’t necessarily mean a person is miserable or suicidal all the time. Indifference is also a sign of depression.

Lorsque vous savez autour de quoi tourne le roman, vous le lisez et le relisez ensuite avec un nouveau regard. Vous cherchez des indices. Evidemment, vous ne pouvez plus les manquer mais ils sont tellement anodins, pris séparément qu’il est facile de passer à côté.

C’est là que ça vous frappe. La dépression n’a pas de visage. Elle ne s’annonce pas, ne s’explique pas. C’est une question de chance si quelqu’un le remarque chez la personne qui en souffre. Réaliser cela ne me rend pas moins triste mais facilite l’acceptation. Sur ce point-là, Colleen Hoover fait très fort car je ne l’attendais pas sur ce terrain.

En parallèle, il y a d’autres thèmes qui sont développés et qui rendent l’histoire toujours plus captivante.

Il y a les secrets de famille qui peuvent empoisonner toutes les personnes impliquées, consciemment ou non dans cette famille.

Il y a aussi le poids de la perception. Celle des autres mais également la nôtre sur nous-mêmes. On ne s’en rend pas toujours compte mais il est facile de s’enfermer dans un carcan.

Au niveau des personnages, parce qu’ils illustrent tous une leçon que nous enseigne l’auteure, on les aime tous.

J’ai eu plus de mal avec Merit car j’ai trouvé qu’elle est beaucoup dans sa bulle même si elle se veut lucide, mais à partir du moment où elle en sort, son mal-être nous transperce.

Celui que j’ai le plus aimé est Luck. Il est excentrique, un peu foufou et il m’a justement rappelé mon ami. Alors, c’est un peu comme s’il vivait à nouveau grâce à Colleen Hoover et je l’en remercie. C’est du baume au coeur.

J’ai également apprécié Sagan, je tiens à vous rassurer. C’est le book boyfriend parfait mais Luck m’a plus touchée.

Colleen Hoover retranscrit à la perfection comment les liens familiaux peuvent être distendus.

Je me suis retrouvée impliquée dans la vie de la famille Voss comme si j’y étais et j’étais incapable de lâcher le roman. J’ai donc dévoré Without Merit en très peu de temps d’autant plus qu’il touche une corde sensible. Pour cette raison, ce roman résonnera longtemps dans mes pensées et je pense que je le relirai à de nombreuses reprises pour « voir » vivre mon ami et imaginer qu’il vit toujours, quelque part. C’est un livre coup de poing qui fait réfléchir et voir les choses différemment.

De la même auteure, retrouvez mon avis sur It ends with us (Jamais plus).