Without Merit – Colleen Hoover

someday

Synopsis:

La famille Voss n’a rien d’une famille ordinaire. Ils vivent dans une ancienne église. La lère habite au sous-sol, le père s’est remarié à l’infirmière de sa première femme, le petit frère n’a pas le droit de s’amuser et les aînés sont irritablement trop parfaits. Et puis, il y a Merit.
Merit collectionne des trophées qu’elle n’a pas gagnés et des secrets que sa famille la force à garder. Fatiguée par le poids, Merit décide de faire éclater le bonheur apparent de cette famille dont elle se sent écartée avant de les quitter pour de bon. Mais quand ses plans d’évasion échouent, Merit est obligée de faire face aux conséquences.

Mon avis:

Lorsque j’ai commencé ce roman, j’ignorais de quoi il parlait. Je savais que c’était un Colleen Hoover alors cela me suffisait. J’ai donc ouvert Without Merit sans a priori à part le fait que c’était une romance. Grossière erreur!

Car, de la même façon que It ends with us traite d’un thème difficile et éclipse l’histoire d’amour, Without Merit s’écarte des sentiers battus.

Je me suis demandée comment je pouvais vous en parler sans spoiler quoi que ce soit mai c’est pratiquement impossible car les citations qui m’ont marquée sont révélatrices, d’autant plus que le sujet me touche particulièrement. Juste avant Noël, j’ai perdu un ami. Il a choisi de nous quitter et cela m’a énormément choquée et attristée car c’était la personne la plus joyeuse que je connaissais. Alors, peut-être que si j’avais su que Without Merit traitait de la dépression, j’aurais attendu. Cela aurait été dommage, en fait car cette lecture m’a apaisée en quelque sorte.

I found out that depression doesn’t necessarily mean a person is miserable or suicidal all the time. Indifference is also a sign of depression.

Lorsque vous savez autour de quoi tourne le roman, vous le lisez et le relisez ensuite avec un nouveau regard. Vous cherchez des indices. Evidemment, vous ne pouvez plus les manquer mais ils sont tellement anodins, pris séparément qu’il est facile de passer à côté.

C’est là que ça vous frappe. La dépression n’a pas de visage. Elle ne s’annonce pas, ne s’explique pas. C’est une question de chance si quelqu’un le remarque chez la personne qui en souffre. Réaliser cela ne me rend pas moins triste mais facilite l’acceptation. Sur ce point-là, Colleen Hoover fait très fort car je ne l’attendais pas sur ce terrain.

En parallèle, il y a d’autres thèmes qui sont développés et qui rendent l’histoire toujours plus captivante.

Il y a les secrets de famille qui peuvent empoisonner toutes les personnes impliquées, consciemment ou non dans cette famille.

Il y a aussi le poids de la perception. Celle des autres mais également la nôtre sur nous-mêmes. On ne s’en rend pas toujours compte mais il est facile de s’enfermer dans un carcan.

Au niveau des personnages, parce qu’ils illustrent tous une leçon que nous enseigne l’auteure, on les aime tous.

J’ai eu plus de mal avec Merit car j’ai trouvé qu’elle est beaucoup dans sa bulle même si elle se veut lucide, mais à partir du moment où elle en sort, son mal-être nous transperce.

Celui que j’ai le plus aimé est Luck. Il est excentrique, un peu foufou et il m’a justement rappelé mon ami. Alors, c’est un peu comme s’il vivait à nouveau grâce à Colleen Hoover et je l’en remercie. C’est du baume au coeur.

J’ai également apprécié Sagan, je tiens à vous rassurer. C’est le book boyfriend parfait mais Luck m’a plus touchée.

Colleen Hoover retranscrit à la perfection comment les liens familiaux peuvent être distendus.

Je me suis retrouvée impliquée dans la vie de la famille Voss comme si j’y étais et j’étais incapable de lâcher le roman. J’ai donc dévoré Without Merit en très peu de temps d’autant plus qu’il touche une corde sensible. Pour cette raison, ce roman résonnera longtemps dans mes pensées et je pense que je le relirai à de nombreuses reprises pour « voir » vivre mon ami et imaginer qu’il vit toujours, quelque part. C’est un livre coup de poing qui fait réfléchir et voir les choses différemment.

De la même auteure, retrouvez mon avis sur It ends with us (Jamais plus).

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Never never, part 3 – Colleen Hoover et Tarryn Fisher

couverture

Synopsis :

Meilleurs amis depuis qu’ils ont l’âge de marcher. Amoureux depuis l’âge de 14 ans. Des étrangers complets depuis ce matin. Il fera tout pour se souvenir. Elle fera tout pour oublier.

Mon avis:

Dans cette dernière partie, j’avais une peur, c’était de ressentir une impression de trop court, de concis. Heureusement, cette conclusion m’a offert tout ce que je pouvais en attendre.

Enfin, nous avons des explications quant aux raisons du phénomène qui se produit pour Charlie et Silas. Enfin, l’action chemine pour toujours nous accrocher. Entre le père de Charlie qui a encore des secrets à partager et les découvertes faites par les héros, il se passe décidément beaucoup de choses en l’espace de quelques heures.

Pour une fois, je n’ai pas ressenti de temps mort. J’ai eu l’impression que toutes les imbrications avaient un sens et j’ai pris plaisir à découvrir où elles menaient.

De plus, l’explication sur l’amnésie qui frappe Charlie et Silas mêle les univers de Colleen Hoover et de Tarryn Fisher à la perfection et j’aime beaucoup le résultat.

Je crois qu’on est des produits de notre environnement. Au fond, on est plutôt des gens sympas. Même si on perd la mémoire, en réalité, on reste les mêmes.

Là où j’ai été le plus conquise, c’est par les derniers chapitres et l’épilogue.

Je suis charmée par l’atmosphère de destin qui imprègne ces pages. Il y a une magie qui opère grâce aux mots des deux auteures et dans l’histoire qui prend des allures de conte.

Ainsi, la fin me plaît car elle comporte une note d’humour qu’on n’attend pas. J’ai donc passé un bon moment avec ce couple qu’on découvre jusqu’à la fin mais je préfère tout de même Colleen Hoover en solo.