La promesse des ténèbres – Maxime Chattam

couverture

Synopsis:

New York. Mégapole de tous les possibles. De tous les excès.
Où la verticalité des buildings s’oppose à celle des souterrains, toujours plus profonds, peuplés de SDF.
Où des hommes se déguisent en vampires pour se repaître de la vie de leur partenaire.
Où l’industrie pornographique underground se développe à une vitesse inquiétante.
Où l’on vend la mort en direct.
Au cœur de ce maelström, le journaliste Brady O’Donnel, dans le sillage de Rubis, femme envoûtante, plonge dans l’enfer. Celui de la Promesse des Ténèbres.

Mon avis:

Dans ce préquel de la trilogie du mal, nous assistons, à travers Brady, le mari d’Annabel que l’on retrouve dans la trilogie aux côtés de Josh Brolin, à une enquête nous plongeant dans les méandres de la perversité humaine.

L’histoire comment alors que Brady confie à son ami, Pierre, qu’il s’ennuie. Il a tout pour être heureux pourtant: une femme qu’il aime et qui l’aime en retour, un travail passionnant… Mais comme Pierre le lui fait remarquer, il lui manque une flamme. Alors, pour lui insuffler un nouveau sujet de travail, celui-ci donne à Brady la carte de visite de Rubis, jeune actrice porno, apparemment une valeur montante.

Brady rencontre alors celle-ci qui va profondément le marquer lorsqu’elle se suicidera devant ses yeux impuissants.

Commence alors pour lui et pour nous, une investigation qui ne peut pas vous laisser indifférent.

Progressivement, on réalise que Brady O’Connel n’est pas le gentil garçon que l’on peut croire. Il a des bons et des mauvais côtés mais surtout, il ne nous cache pas ses plus bas instincts.

Détestant les couches d’hypocrisie de la société, il n’a pas la langue de bois, que ce soit avec sa femme ou avec nous, nous révélant des choses dérangeantes au sujet de la nature de l’Homme et des hommes comparée à celle des femmes.

Ainsi, la Promesse des ténèbres met en évidence un fait frappant: lorsqu’une femme se suicide, elle vise toujours son cœur car c’est la partie de son corps qui la menée à cette extrémité alors que les hommes visent leur cerveau, responsable de leurs pensées et de leurs actes.

Outre cette anecdote, en suivant le déroulement de l’investigation secrète de Brady qui n’hésite pas à mentir à sa femme, elle aussi sur l’enquête de la mort de Rubis, nous arrivons peu à peu dans les méandres souterrains de New York, que l’on avait aperçus dans In tenebris.

Comme d’habitude, Maxime Chattam nous livre là, un véritable page-turner.

Constitué d’informations véridiques et de recherches approfondies, cet ouvrage explore la face obscure de l’Homme, frisant parfois à la philosophie, nous glaçant d’effroi mais ne tombant jamais dans le voyeurisme.

De plus, la Promesse des ténèbres flirte souvent avec le surnaturel comme ce fut le cas avec l’âme du mal et donc, nous sommes toujours en train de nous demander où l’auteur va nous mener. Impossible de prévoir quoi que ce soit! Notre part de surprises reste toujours intacte.

Par contre, ce qui m’a surprise, c’est la part minuscule consacrée à Annabel.

Comme elle était très présente dans la trilogie du mal, je pensais qu’ici, ce serait pareil mais non. C’est à peine si elle ne se fond pas dans le décor. C’est réellement déroutant.

Cependant, une réponse est enfin apportée à nos interrogations communes à celles d’Annabel; à savoir que l’on apprend enfin ce qui est arrivé à Brady. Du coup, je me demande si Annabel le saura un jour ou pas car… mais bon, peut-être que… Comme je le dis toujours, tout finit par se savoir!

En conclusion, ce roman tient ses promesses. Je l’ai beaucoup apprécié malgré quelques passages insoutenables qui conclut (ou commence) la saga avec succès.

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Trilogie du mal, tome 3: Maléfices – Maxime Chattam

couverture

Synopsis:

Une ombre inquiétante rôde dan les forêts de l’Oregon, là où se passent parfois des choses dont nul homme ne devrait rien savoir. C’est d’abord un employé de l’environnement qui est retrouvé mort, le visage horrifié. Aucune trace du criminel… Dans le même temps, des femmes disparaissent en pleine nuit, pendant le sommeil de leur époux. Pas de trace d’effraction dans les maisons… Et puis se répand une épidémie singulière, du jamais vu : les foyers de Portland sont envahis par des araignées aux piqûres mortelles. Les victimes s’accumulent et la psychose s’intensifie. Et s’il n’y avait qu’une seule et même personne derrière tout cela ? Un être pas comme les autres. Peu à peu, on commence à murmurer le pire… Et s’il n’était pas humain ? Joshua Brolin et Annabel O’Donnel s’immiscent dans l’enquête. L’ex-profiler du FBI et la détective new-yorkaise vont entrer dans la toile et faire face à l’impensable. Une nouvelle génération de tueurs.

Mon avis:

Dans ce dernier tome de la trilogie, nous retrouvons encore une fois Joshua Brolin ainsi qu’Annabel O’Donnel.

Cinq mois ont passé depuis les évènements du tome 2.

Joshua est toujours détective privé et vit maintenant retiré à l’écart de la civilisation avec Saphir, son fidèle compagnon.

Annabel vit elle toujours à New York et plusieurs mois se sont passés sans qu’ils ne se donnent de nouvelles l’un de l’autre.

Au moment où Joshua se décide enfin à la recontacter et qu’on sent les prémisses d’un quelque chose poindre, pouf, on débouche carrément sur une enquête.

On retrouve avec plaisir Cotland Bentley. Vous vous souvenez de Bentley? C’est l’assistant attorney dont je vous avais prédit à l’occasion de l’Ame du mal qu’on le retrouverait plus tard ( voir mon article en cliquant ici ). Ca me rassure de voir que je ne me suis pas trompée même s’il n’apparaît pas du tout dans le second opus, In tenebris (chronique par là)

En plus de Cotland Bentley, les anciens collègues de Josh reviennent également: la médecin légiste Sydney Folstom qui dévoile peu à peu une humanité derrière sa façade froide, Salhindro par qui tout arrive, Lloyd Meats…

Le livre s’ouvre sur Sydney Folstom qui s’apprête à faire une autopsie devant Cotland Bentley. Tout se passe bien jusqu’à ce que Bentley remarque que le cadavre a des réactions physiques étranges. Celui-ci sert le poing et bouge même et l’introduction s’achève au moment où Sydney examine attentivement le corps qu’elle vient de disséquer pour nous dire que ce qu’elle s’apprête à découvrir la glacera d’effroi.

Le ton est donné.

L’enquête est centrée sur des meurtres ( évidemment) perpétrés dans des circonstances étranges. Les personnes tuées sont empoisonnées et il semble que l’arme du crime soit… une araignée géante de la taille d’un Gargantua!

Tout le long de l’investigation, je dois avouer que moi qui n’aime pas les meurtres incluant les bébêtes comme arme du crime, j’ai été parcourue de frissons d’horreur. En plus d’avoir droit à certaines descriptions qui me hérissent les poils, notamment la taille de plaies qui peuvent se former suite à la piqûre du dard de certains insectes ( brrr) j’ai appris pas mal d’éléments qui me fichent la chair de trouille ( Saviez-vous qu’il existait des araignées de 30 cm de long?)

Oui, oui, je suis capable de lire des descriptions des pires tortures perpétrées avec des armes blanches mais dès qu’il s’agit de bêtes, vous me retrouvez les mains sur les yeux, roulée en boule.
L’horreur humaine me révolte mais l’horreur animale me remue les tripes.
A un moment, c’était tellement révulsif que j’ai refermé mon livre et que j’ai été sérieusement tentée de faire comme Joey dans Friends et de le mettre au congélateur. Si, si!

De plus, j’ai compris en quoi le style de Chattam me plaisait et innovait par rapport aux polars que je lis d’habitude.

Dans les livres d’Agatha Christie par exemple, vous avez d’emblée tous les suspects qui vous sont présentés. A la manière du Cluedo, en même temps que vous suivez le raisonnement du détective, vous pouvez essayer de découvrir qui est le coupable et comment il a fait, sans forcément avoir son motif.

Alors que Chattam lui, nous livre les éléments au fur et à mesure que nous tournons les pages. A chaque fois que je pensais avoir un coupable, et je parle des rares fois où je n’étais pas dans la semoule à l’instar de Brolin, mon idée était vite balayée. Impossible de rester dessus, il y a toujours avec lui, ce quelque chose qui vous dérange.

Et même à la fin du livre, alors qu’on sait qui est le coupable et ce qui le motive, il arrive encore à nous faire tenir en haleine. A nous faire avoir ce petit doute: « et si ce n’était pas lui en fin de compte? » C’est ce trait que j’apprécie.

Enfin, la conclusion de ce tome et de cette trilogie est emprunte d’une certaine nostalgie teintée d’espoir. Le coupable court toujours mais nous savons que ce n’est qu’une question de temps avant qu’il soit appréhendé ( ou pas) et comme l’écrit si bien Chattam, l’épilogue sert aussi de prologue à une autre aventure et celle-là, elle se vit entre deux, à l’ombres des regards. Franchement, j’adore!

Ce dernier tome de la trilogie a été lu dans le cadre d’une LC dont vous pouvez lire les avis de quelques participants:

Samlor
Tousleslivres
Géraldine
Luna
Zazou8888
ananas

Et d’autres ici.