Série DC Icons, tome 1: Wonderwoman, Warbringer – Leigh Bardugo

couverture

Synopsis :

Quand un bateau explose au large de l’île de Themiscyra, où vivent les Amazones, la princesse Diana enfreint les lois de sa communauté et recueille Alia, une jeune fille de 17 ans comme elle. Mais cette dernière est une Warbringer, une semeuse de discorde sur laquelle pèse une malédiction. Le destin de Diana se trouve lié à celui d’Alia.

Mon avis:

Grande fan de comics, je guettais la sortie de ce roman depuis longtemps et lorsqu’enfin, il est sorti, j’ai profité du fait que ma copine Florylège l’ait également pour en faire l’objet de notre lecture commune.

Nous suivons donc Diana alors qu’elle est encore dans l’apprentissage Amazone. De par ses origines, elle doit faire ses preuves face à ses soeurs et se retrouve confrontée à la sévérité de leur regard. Un jour, un évènement vient tout bouleverser. Elle fait la rencontre d’Alia.

Alia est une humaine. Seule rescapée d’un accident, elle se trouve être à son insu une semeuse de discorde. Partout où elle passe, la paix trépasse.

Alors que tous enjoignent à Diana de laisser mourir Alia pour éviter une guerre mondiale, Diana se trouve confrontée à un choix. C’est là que l’aventure commence réellement.

We cannot spend our lives in hiding, wondering what we might accomplish if given the chance. We have to take that chance ourselves[…]

Nous retrouvons dans ce roman tous les ingrédients qui font le succès des comics: des héros attachants, une action qui nous happe et qui ne nous ennuie jamais, des sidekicks non dénués d’humour mais surtout, des thèmes universels.

La famille est non seulement au coeur de l’intrigue mais aussi l’amitié, la liberté.

Pour une fois, ce n’est pas la romance qui fait le principal attrait de Warbringer. L’auteure a préféré rendre hommage à ce qui fait la force de Wonderwoman: c’est une illustration vibrante de l’essence du féminisme. Elle nous montre que les femmes n’ont pas besoin des hommes pour resplendir. Elles ont seulement besoin d’avoir confiance en elles-mêmes. J’ai donc particulièrement aimé voir l’amitié entre Diana et Alia fleurir. On prend plaisir à voir se nouer ce lien.

L’action nous entraîne à un rythme effréné. Nous parcourons les quatre coins du globe dans une quête héroïque. On se prend au jeu. On vit cette aventure comme si notre vie en dépendait. C’est génial.

Au final, j’ai vécu l’histoire à mille à l’heure. J’ai été captive de la plume de l’auteure et j’ai adoré. J’ai passé un super moment avec Diana et ses amis et j’espère donc la retrouver dans une suite.

vous pouvez retrouver l’avis de Florylège ici.

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Zykë, l’aventure – Thierry Poncet

Zyke

Synopsis:

Au fond d’un PMU de la rue du Faubourg-Saint-Martin, je tends le texte d’une de mes nouvelles à l’aventurier de la mine d’or.
Il lit les premières lignes et déclare: «C’est toi» comme il cracherait deux écorces de graines de tournesol.
Il aurait pu dire: «Je viens de décider de t’emmener avec moi, aussi ton destin va-t-il basculer dans les minutes qui suivent, tu vas connaître le monde entier, les grandes ivresses, le sexe, l’amour et le danger et tu vas devenir écrivain d’une manière que tu n’aurais jamais imaginé.» Mais non. Juste: «C’est toi.»
L’incroyable odyssée autour du monde, au sommet du succès littéraire et au cœur de l’amitié de deux hommes que tout oppose.
Un récit trépidant et truculent, dur et drôle, invraisemblable et vrai: inlâchable.

Mon avis:

Je remercie les éditions Taurnada pour leur confiance.

Il a suffi le nom de Cizia Zykë dans le titre pour me faire bondir. Je n’ai même pas lu le résumé. Rien que le fait que ce soit une biographie m’a interpelée. J’étais obligée de lire ce nouveau Thierry Poncet. Je voulais trop savoir ce qu’il se passait dans le quotidien « normal » de quelqu’un comme Cizia Zykë ou même dans sa tête lorsqu’il n’est pas en train de vivre une folle aventure.

Plongée donc dans les premières années qui suivent la rencontre de Thierry Poncet et de Cizia Zykë. Le premier n’a qu’une vingtaine d’années et vient de se faire embaucher comme secrétaire du second. Vous pensez avoir affaire à un récit mesuré? Un homme derrière le personnage moins « foufou »? Que nenni! En réalité, l’homme qui écrit est complètement conforme à l’idée qu’on peut s’en faire en lisant ses oeuvres. Si l’espace d’un instant, vous avez imaginé qu’il exagérait ses propos, vous réalisez qu’en fait, il s’est plutôt censuré. L’homme n’en a rien à faire des belles phrases ou des effets de style, ce qui compte pour lui, c’était d’aller droit à l’essentiel. C’est un homme d’action et cela se ressent non seulement dans ses actes mais également dans sa façon de travailler. Le quotidien à ses côtés devient une véritable aventure. Il ne se passe pas un jour sans que quelque chose vous fasse sortir les yeux des orbites et ne vous fasse vous exclamer « purée, c’est pas possible! »

A l’image de l’homme qui inspire cette biographie, le récit est incisif, péchu. C’est jubilatoire.

En être qui se fout totalement du matériel, il ne conserve qu’un très vague souvenir des noms, des traits des visages ou des façons de se comporter. En géographie, détails de terrain et paysages, il est encore plus nul. Là où l’explorateur moyen détaillerait avec précision l’emplacement de telle ou telle dune ou de tel canyon de carte postale et tartinerait sur leur poétique beauté, Zykë ne se remémore qu’un vague tas de sable ou de roches sous le soleil.

On réalise que l’homme est comme ses héros, un aventurier des temps modernes qui sait s’adapter à notre « routine » tout en gardant son monde à portée de main. Il a son propre code et rien ne saurait ne l’en détourner. J’ai beaucoup souri devant certaines anecdotes car elles montrent qu’il vivait en dehors de son temps. C’était presque un avant-gardiste.

Nous voyageons à travers tous les continents grâce à la vie réelle de Zykë et de ses acolytes mais le plus beau voyage nous est offert grâce à la plume de Thierry Poncet. Plus qu’un hommage à son ami, ce récit constitue une célébration de la vie et de ses plaisirs, de l’insouciance. On sourit car on a l’impression de lire un de ces romans d’Alexandre Dumas. C’est une vraie épopée.

Enfin, j’ai adoré voir le parallèle opéré entre la genèse des oeuvres de Zykë et sa vie. C’est là qu’on réalise qu’il y a toujours une anguille sous roche. Une aventure dans l’aventure.

En conclusion, cette biographie a été un vrai régal à lire. J’y ai trouvé tout ce que j’ignorais chercher et maintenant, je n’ai qu’une envie, lire les romans de notre aventurier des temps modernes.

Du même auteur, vous pouvez découvrir les aventures de Haïg:
dans le tome 1.
le tome 2.
le tome 3.