Baby doll – Hollie Overton

couverture

Synopsis:

La nouvelle vie de Lily Riser commence un soir d’hiver glacial. Seulement vêtue d’un pyjama, elle passe la porte. Elle serre sa fille dans ses bras. Et se met à courir. Loin de la cabane dans la forêt, loin du père de Sky, de cet homme qui l’a séquestrée pendant huit ans et qui, pour la première fois, n’a pas fermé la serrure. Lily est libre, mais ce n’est pas pour autant que leur calvaire est fini. L’enlèvement et les sévices qu’elle a subis ne l’ont pas seulement marquée à vie, sa disparition a aussi détruit sa famille – surtout sa soeur jumelle qui ne s’est jamais remise de sa disparition. Tous tentent tant bien que mal de reconstruire un avenir, sans se douter qu’ils vont être à nouveau mis à rude épreuve.
Depuis sa cellule de prison, le ravisseur de Lily compte bien punir sa Baby Doll pour sa désobéissance…

Mon avis:

Je remercie les éditions Mazarine pour leur confiance.

L’histoire nous est contée alternativement par Lily et Abby, sa soeur jumelle.

Au début du roman, nous assistons à l’évasion de Lily et de sa fille, Sky, après plus de trois milles jours en captivité. En effet, lorsqu’elle avait seize ans, elle a été enlevée par Rick qui était son professeur au lycée.

Baby doll est une histoire pouvant se lire sur plusieurs fronts.

D’un coté, c’est une histoire de reconstruction. Que ce soit pour Lily, pour Abby, pour Sky ou pour Eve, la mère des jumelles, les retrouvailles ne sont pas un aboutissement mais le début d’une nouvelle page qui leur réserve des hauts et des bas. Toutes, sans exception, doivent réapprendre à se côtoyer mais aussi à revivre. Hollie Overton nous fait réaliser avec ce roman que la disparition d’une personne impacte toutes les personnes faisant partie de son environnement en plus de l’intéressée. On s’en doute, notre tête le sait, mais là, on percute réellement ce que ça implique.

Lily et Abby doivent retrouver leur lien fraternel et leur complicité d’antan. Elles qui étaient inséparables tout en se chamaillant sans cesse, ne savent plus ce que c’est que d’avoir une soeur.
Eve s’est laissé enfermer dans son rôle de mère. Elle s’est oublié dans son chagrin. Elle a arrêté de vivre.
Sky, malgré ses huit petites années, a été traumatisée par sa captivité. Elle est perdue dans le monde qu’elle découvre, tous ses repères ont été bouleversés mais surtout, elle doit apprendre les notions les plus élémentaires de la vie en société comme la sociabilité, la confiance.
Quant à Abby, elle vit avec la culpabilité du survivant qui lui pourrit la vie et l’empêche d’être heureuse. Elle ne s’autorise pas le moindre petit instant de bonheur et même si sa soeur est revenue, elle ne réalise pas qu’elle s’est enfermée dans une cage, comme l’était sa soeur.

Ensuite, ce thriller psychologique fait opérer sa magie: on est happé par une espèce d’angoisse qui nous étreint pour Lily. En choisissant de nous plonger dans les pensées tordues de Rick, en ayant conscience des projets de vengeance qu’il nourrit, on voudrait faire barrage entre Lily et Rick. On voudrait simplement battre ce psychopathe et s’assurer qu’il ne pourra jamais plus blesser qui que ce soit. En fait, la terreur qu’il nous inspire nous incite à la retourner contre lui avec une violence proportionnelle.

L’action suit donc deux rythmes différents. Il y a celui de la renaissance, du retour aux racines qui nécessite obligatoirement un temps d’adaptation et en parallèle, il y a celui qui est calque sur le rythme erratique de notre coeur causé par la peur. On se ronge les ongles. On craint le pire. Vous voyez ces films d’horreur où le méchant est toujours là, impossible à distancer? Rick nous fait cet effet-là.

Ce personnage n’est pas beaucoup approfondi en terme de psychologie. Nous n’avons pas d’explications quant à ses gestes mais ses pensées suffisent amplement à nous marquer. C’est l’antagoniste parfait dans le sens où finalement, l’auteure nous démontre que parfois, les monstres ne naissent pas de leur environnement, qu’ils ont juste une personnalité déviante différente de la nôtre. C’est effrayant car elle nous fait réfléchir au fait que la violence peut se tapir dans les personnes qu’on ne soupçonnerait mais, tellement pas!

J’ai donc tourné les pages à une vitesse folle. Chaque chapitre est construit de telle sorte à ce qu’on veut en lire toujours plus. C’était addictif.

Ainsi, Baby doll a été une bonne lecture. Elle a répondu complètement à mes attentes et je vous le recommande si vous avez envie d’être tenu en haleine et d’avoir peur.

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2 réflexions sur “Baby doll – Hollie Overton

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