Le vase rose – Eric Oliva

couverture

Synopsis:

Et si votre pire cauchemar devenait réalité ?
Quand votre vie bascule, vous avez le choix : sombrer dans le chagrin ou tout faire pour vous relever.
Frédéric Caussois a choisi.
Pour lui, aucun compromis, il doit savoir, connaître la vérité.

Mon avis:

Je remercie les éditions Taurnada pour leur confiance.

J’avais vu passer ce roman mais c’est la critique d’Anne-Sophie ( MissMolko1 ) qui m’a incitée à m’y intéresser de plus près. C’est ainsi que j’ai pu entrer dans la tête de Frédéric.

Frédéric mène une vie tranquille avec sa femme, Luan, et leur fils, Tao jusqu’au jour où un drame fait irruption et bouleverse le cours de leurs vies. En effet, Tao meurt subitement dans les bras de son père après avoir pris un sirop pour traiter son zona. S’ensuit alors une enquête enfiévrée menée par Frédéric pour découvrir ce qui a pu se passer.

Le vase rose m’a beaucoup fait penser à Taken (les films avec Liam Neeson) dans l’essence de l’action: Frédéric est prêt à toutes les extrémités pour comprendre, pour démêler des débuts d’explications. Il ne compte pas sur la police qui a visiblement d’autres chats (je ris en écrivant cela, par rapport à des éléments secondaires du récit) à fouetter alors il prend les choses en mains.

On se reconnaît dans le désespoir frénétique et la souffrance qui s’emparent de lui. Sa douleur résonne en nous et suscite un élan d’empathie auquel même nous, nous nous n’attendions pas. La quête de Frédéric nous apparaît même naturelle et on la comprend car on est touché en plein coeur. Plus que notre être, c’est notre sensibilité familiale qui pleure avec Frédéric, comme une atteinte universelle. On est toujours horrifié quand un enfant meurt. C’est l’innocence même. Un trésor qui doit être chéri. Mais si c’était NOTRE enfant? Alors là, le monde peut bien crever, on est prêt à tout pour obtenir justice.

C’est donc avec une grande avidité que j’ai dévoré les pages du roman. J’ai pris plaisir à enquêter avec le héros et à regrouper les indices.

Les personnages secondaires apportent un relief riche en révélations et en complexité. Ils servent des pistes plausibles qui m’ont autant détournée de la vérité; jai donc été très surprise par les rebondissements finaux et c’est une très bonne chose. J’ai adoré le fait de ne rien avoir vu venir.

Enfin, je trouve que la manière dont le récit se termine est assez classique et inattendue à la fois. Elle ne m’a pas étonnée mais malgré cela, je l’aime beaucoup.

Le vase rose est donc une bonne lecture, qui a été agréable pour moi et qui a répondu à mes attentes.

Maintenant, comme ma copine, je me dis qu’il faudrait que je lise l’aventure du Petit Nicolas qui a donné son nom à ce roman.

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Duologie Le trône des étoiles, tome 1: Fugitifs (Empress of a thousand skies)- Rhoda Belleza

couverture

Synopsis:

Seule survivante de sa dynastie, Rhiannon a passé son enfance à s’entraîner dans le but de venger sa famille assassinée. Mais la veille de son couronnement, elle échappe de justesse à une tentative de régicide et doit se cacher. Cependant aux yeux du monde, la princesse est morte. Le jeune Alyosha, star d’un programme de DroneVision, est accusé de son meurtre et recherché dans tout l’empire.
Bien qu’ils ne se connaissent pas, leurs destins sont désormais liés. Tous deux sont décidés à faire éclater la vérité, malgré les complots et les menaces de guerre qui pèsent sur la galaxie.

Mon avis:

Je remercie les éditions Nathan/Lire en Live pour leur confiance.

Je n’ai qu’un regret, c’est le fait que la couverture originale n’ait pas été gardée. Elle est somptueuse et c’est ce qui à l’origine, avait fait que le livre avait fini dans ma liste d’intérêts.

L’histoire nous est racontée alternativement du point de vue de Rhiannon et d’Alyosha.

De façon sommaire, elle m’a fait penser à Martyrs d’ Olivier Peru notamment au niveau du pitch: l’histoire porte sur une héritière appelée à monter sur le trône mais dont la vie est en danger et sur un marginal considéré par tous comme un assassin.

La comparaison s’arrête justement là car l’action nous embarque et ne nous laisse aucun répit. Il y a toujours des rebondissements, chaque chapitre se conclut sur une scène qui incite à en lire toujours plus. Il est difficile alors d’interrompre sa lecture. J’avais peur d’être dépaysée car je lis peu de space-opéras mais Rhoda Belleza a une plume péchue et incisive. Elle sait nous immerger au coeur de l’action tout en nous permettant de penser, de réfléchir aux enjeux qu’on devine dans un contexte de course contre la montre.

Ainsi, dans la scène où Rhiannon fait face au régent, je n’avais qu’une envie, qu’elle se taise et le laisse parler car c’était clair qu’il y avait anguille sous roche.

J’ai ressenti la même frustration quand Alyosha et Vinz se disputent. On sent clairement qu’il y a des révélations à faire mais les héros ne nous aident pas.

Justement, ces héros, parlons-en.

Rhee vient d’avoir seize ans. Elle est passionnée, ce qui peut être un bon point sauf que ça a plutôt tendance à m’énerver car elle est hautaine dans ses pensées et dans ses agissements envers les autres. Elle croit tout savoir et cela la fait se mettre des ornières, au détriment de la vérité. Ce n’est qu’au pied du mur qu’elle reconsidère ses actes passés et les choses qu’elle voulait à tout prix éviter. Elle est donc un peu enfant gâtée au niveau de caractère.
Pour autant, je l’ai tout de même appréciée car elle a la volonté de bien faire. Elle sait qu’elle n’est pas faite pour le pouvoir mais elle accepte de faire son devoir, pour le bien de tous même si elle n’en saisit pas la portée.

Alyosha est le prototype du gars qui veut plaire à tout le monde et qui s’oublie dans le processus. Il a passé sa vie à faire ce que tout le monde attendait de lui. Alors, lorsqu’il se fait trahir et salir dans la boue, je m’attendais à ce qu’il se rebelle et tape du poing. Malheureusement, il est resté assez passif de l’action et il ne fait pas beaucoup preuve de jugeote. Cependant, il fait preuve d’ingéniosité et d’une espèce de courage qui force l’admiration.

Le temps pouvait passer de plein de façons différentes. On disait qu’il s’écoulait, s’enfuyait, s’accélérait. Ou qu’il ralentissait, se figeait, s’étirait, même. Ce qu’on ne disait pas, c’est qu’il pouvait aussi empoigner et étrangler, qu’il pouvait détruire tout ce qu’il y avait de bon dans votre vie, jusqu’à vous clouer sur place.

Les héros ont des défauts évidents mais inexplicablement, je les ai beaucoup aimés. Ce sont leurs défauts qui les rendent attachants et identifiables. J’arrivais à ressentir de l’empathie pour elle, à les comprendre. Ils m’énervaient mais dans le même temps, je comprenais totalement leurs gestes.

J’ai donc dévoré les pages de ce premier tome. Elles m’ont tenu en haleine et j’ai aimé démêler les fils de l’action. C’était comme résoudre une enquête et découvrir les coulisses d’un jeu de miroirs. Bien sûr, certains éléments étaient prévisibles mais cela ne m’a pas gênée car j’ai tout de même été surprise par quelques twists.

J’espère donc lire la suite et fin de cette duologie rapidement afin de connaître le sort des héros.

Retrouvez mon avis sur le tome 1 de Martyrs d’ Olivier Peru.