[BD] Destins, tome 14: Ellen

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Synopsis :

À la fin du Hold-up, premier tome de Destins, Ellen Baker se voit confrontée à un dilemme cornélien : qu’elle avoue un crime vieux de quinze ans, ou qu’elle garde le silence, elle verra sa vie bouleversée… mais dans un sens radicalement différent selon le choix effectué.
Dans les volumes suivants, les scénaristes ont exploré les deux options, ainsi que les ramifications surgissant à chaque nouvelle alternative. C’est ainsi que l’existence d’Ellen -long fleuve tout sauf tranquille- a suivi cinq cours différents. Cinq branches qui se rejoignent en un unique épilogue dans ce quatorzième et dernier opus. Récemment muté dans un asile perdu de la côte australienne, le docteur Gordon Blake est fasciné par une pensionnaire dont on ne connaît pas même le prénom. Personne ne sait pourquoi elle a échoué là… ou plutôt, les hypothèses sont multiples et contradictoires…

Mon avis:

Nous voici à la conclusion des aventures d’Ellen.

Nous avons ici un coup de crayon qui me plaît beaucoup: le trait semble plutôt simple mais quand on y regarde de plus près, il se retrouve complexe. Comme l’histoire qui a subi rebondissements sur rebondissements. En ouvrant ce dernier volume, j’étais vraiment curieuse de savoir comment l’histoire pouvait se conclure. Comment des choix multiples et différents pouvaient mener à une seule conclusion.

Eh bien, il faut dire que le scénariste a bien travaillé!

Nous retrouvons Ellen qui est dans un asile de fous. Un vrai, avec des gens qui peuvent être flippants.

Et pour une fois, l’histoire n’est pas racontée de son point de vue à elle, mais de celui du nouveau directeur de l’asile, Gordon Blake.

Gordon est d’ailleurs plutôt jeune pour cette fonction mais il possède cette empathie qui fait de lui un bon médecin. En quelques secondes, il parvient à établir un pronostic de tous ses patients mais la situation se complique pour Ellen car il est incapable de se prononcer la concernant. C’est pourquoi sa curiosité le pousse à lui parler afin de démêler le vrai du faux. Est-elle une schizophrène? Est-elle folle? Que lui est-il vraiment arrivé?

On a beau avoir lu les treize tomes précédents, on se pose la même question. On est dans le flou total. C’est pour cela que l’explication offerte par Frank Giroud nous bluffe. Je n’ai rien vu venir alors quand elle a commencé à s’ébaucher, au premier abord, j’étais plutôt sceptique. A vrai dire, je n’étais pas très convaincue, pensait qu’elle était plutôt simpliste. Je me suis même demandée si ce n’était pas une farce.

Or, le scénariste a continué dans sa foulée et plus ça allait, mieux c’était. Non seulement, j’acceptais sa version mais en plus, en la voyant ainsi développée en l’espace de quelques pages, j’ai été totalement conquise.
Elle ne manque pas de logique mais en plus, j’ai fini par me dire que j’aurais certainement réagi de la même manière qu’Ellen. Ne le faisons-nous pas lorsque les choses tournent mal? Est-ce qu’on ne se demande pas « Et si? »

Pparce que la réponse à ces interrogations est positive, je ne pouvais plus résister au développement proposé dans ce dernier album.

Ainsi, les dernières pages offrent une véritable conclusion aux aventures d’Ellen et j’ai refermé cet album complètement satisfaite avec la conviction que je relirai d’ores et déjà cette série.

Retrouvez mon avis sur:
– le tome 1: Le hold-up.
– le tome 2: Le fils.
– Le tome 3: Le piège africain.

[BD] L’enragé du ciel

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Synopsis :

Roger Henrard a été le premier à photographier « Paris vu du ciel » à très basse altitude et pendant plus de vingt ans, de la fin des années 20 aux années 50.

De 1939 à 1940, Roger Henrard réalise au profit des services de renseignements français d’audacieuses missions d’espionnage aérien au-dessus de l’Allemagne ; une fois la France occupée, il se repliera en Algérie pour continuer le combat…

Bien que marié et père de famille, Roger Henrard ne cessera jamais de séduire, emportant sur son biplan des belles à qui il fait immanquablement tourner la tête !

Mon avis:

J’ai commencé cette BD sans trop savoir de quoi ça parlait et sans avoir lu le résumé du tout. Ainsi, ce n’est qu’à la fin que j’ai compris que c’était une histoire vraie. Celle de Roger Henrard. Un passionné d’aviation qui ne se décourage jamais malgré les crash à répétition qu’il subit. Un doux rêveur. Un irresponsable qui, par la force des choses, accomplit des actions significatives.

Malgré un coup de crayon assez spécial et qui, du coup, ne m’a pas charmée au premier abord mais auquel je me suis habituée très rapidement, j’ai été conquise par le ton et la liberté adoptés.

C’est bon enfant. C’est raconté de façon insolente et innocente à la fois, comme l’humour de Jérémy Ferrari. J’ai beaucoup souri. Ce qui arrive à Roger Henrard est digne des meilleurs gags hollywoodiens. C’est tellement invraisemblable qu’on ne peut pas croire que ça a vraiment eu lieu car c’est rocambolesque.

A côté de ce personnage auquel on finit par s’attacher malgré son côté enfantin, on apprend une nouvelle facette de l’Histoire. Un aspect que pour ma part, je ne connaissais pas du tout alors forcément, cette BD est vraiment instructive.

De plus, je trouve que le dessinateur a fait un sacré travail car en une vignette, le message passe. Point besoin de beaucoup de mots. Le message passe. C’est clair et efficace.

Ainsi, j’ai passé un bon moment avec L’enragé du ciel. Je n’ai pas vu le temps passer et elle me laisse un bon souvenir.