[BD] Empire USA, saison 1

couverture

Synopsis :

Dans quelques heures, une attaque chimique sur les sol des Etats-Unis plongera le pays dans un cycle infernal. Annulation des élections présidentielles, révision de la Constitution, restriction des libertés. Dommage que le seul homme capable de déjouer cet attentat soit sur le point de mettre fin à ses jours!

Mon avis:

Dès l’instant où j’ai ouvert le premier tome de cette BD, j’ai été accrochée. Pensez donc, nous entrons directement dans l’action avec un scénario digne des films catastrophes et qui sonne étrangement, comme très actuel. En effet, nous suivons des policiers alors qu’ils neutralisent des bombes. Sauf qu’il en reste une qui fait beaucoup de victimes et qu’à la suite de cet attentat, un Etat religieux s’installe.

Nous partons donc d’un synopsis semblable à celui de la Servante écarlate mais découvrons une nouvelle version de ce que devient ce monde cauchemardesque.

Raconté à travers le point de vue de Jared, l’homme qui a le pouvoir d’empêcher une énorme catastrophe, nous naviguons entre son passé et son présent pour comprendre pourquoi, lorsque nous faisons connaissance avec lui, il est sur le point de se tirer une balle dans la tête.

Jared a eu une enfance heureuse. Il a grandi au Caire où il a rencontré son meilleur ami avec qui il travaille actuellement à la CIA et ses parents aisés lui ont offert une jeunesse idyllique mais désormais, il n’est pas dans de bons termes avec sa famille.

Nous passons les premiers tomes dans une sorte d’expectative, impatients de connaître les explications attendues dès la lecture du résumé de cette saga. Curieusement, je n’ai pas ressenti spécialement d’empathie pour lui mais suis restée en retrait par rapport à l’action. Je n’arrivais pas à le comprendre ou à cerner ce qu’il pensait. Pourtant, je n’ai pas été gênée par cela car l’intrigue est telle que jamais, je ne me suis ennuyée.

Si, quelquefois, j’ai été perdue par des ellipses de temps, je suis restée néanmoins captivée car l’atmosphère et le rythme de l’action, soutenu, ont contribué à me faire me sentir comme devant un film d’actions et de suspense. Je sentais une horloge tourner. Je me sentais au bord du gouffre et la seule chose que je pouvais faire, c’était de continuer à lire. C’est la première fois depuis longtemps que j’engloutis donc autant de BD en si peu de temps alors que d’habitude, je prends le temps de les savourer et de me délecter de leur graphisme.

Les retournements de situations et rebondissements sont nombreux. Heureusement, les personnages sont attachants et nous apprenons suffisamment à les connaître pour avoir envie d’en lire plus sur chacun d’eux, mêmes les méchants. Pour chacun d’eux, même les pires, je me suis demandée ce qui pouvait se cacher derrière leurs actes, s’ils pouvaient trouver une chance de rédemption.

Là où j’ai été le plus surprise, c’est à partir du quatrième tome qui prend une nouvelle direction et que je n’attendais pas du tout. L’intrigue se suffisait, à mon sens, largement alors je n’ai pas forcément compris pourquoi les scénaristes ont choisi de partir dans la direction amorcée. Cependant, j’ai continué à lire avec plaisir, toujours avide d’en savoir plus.
Bien sûr, une nouvelle saison complète la fin rocambolesque de celle-ci mais je suis plutôt satisfaite de ce que j’ai lu et je ne ressens pas le besoin de continuer.

Partant du même contexte, retrouvez mon avis sur La servante écarlate de Margaret Atwood.

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[BD] Culottées, tome 1

couverture

Synopsis :

Guerrière apache ou sirène hollywoodienne, gardienne de phare ou créatrice de trolls, gynécologue ou impératrice, les Culottées ont fait voler en éclat les préjugés.

Quinze portraits de femmes qui ont inventé leur destin.

Mon avis:

Cela faisait longtemps que j’avais entendu parler de Pénélope Bagieu alors quand j’ai entendu parler de cette BD et constaté qu’elle recueillait des critiques plutôt élogieuses, j’ai su que j’allais craquer.

Ainsi, ce premier tome nous fait découvrir des femmes méconnues ou mal connues qui ont apporté une contribution notable à l’Histoire.

J’ai souri dès la première histoire car même si je viens de Lorraine, je ne connaissais pas Clémentine Delait. Après avoir demandé autour de moi à des Vosgiens pure souche, l’ignorance était la même. Et pourtant, une femme à barbe dans cette région, on penserait que cela ferait beaucoup parler et longtemps.

Mais nous ne sommes pas que dans un registre loufoque. Avec les Mariposas, par exemple, nous entrons dans l’Histoire avec trois soeurs qui ont tenu tête à un dictateur et qui ont subi des actes affreux sans laisser ceux-ci les inciter à reculer. Ces héroïnes m’ont marquée et suscité mon admiration car au vu de l’époque et du contexte dans lesquels elles vivaient, leur courage était exemplaire.

L’Histoire n’est pas faite que de combats et de guerres. Elle s’est construite également sur les aspects sociaux, nous plongeant ainsi dans l’intimité de Christine Jorgensen, née George et qui a participé à faire connaître les transgenres ou alors par le biais de la culture populaire. Je pense à Margaret Hamilton dont le nom ne vous dit rien mais si je vous montre une photo du rôle le plus notable qui a propulsé sa carrière, je suis certaine que vous vous exclamerez « ah mais oui, c’est elle! »

Avec cette collection d’histoires aux longueurs plus ou moins égales, c’est toute une épopée qui se joue devant nous. On a l’impression de vivre un voyage du passé vers aujourd’hui et on ne peut, en fermant ce livre, que rester songeur devant toutes ces choses qui sont évidentes pour nous mais pour lesquelles des gens se sont battu. A l’heure actuelle, je trouve donc Culottées absolument nécessaire et à mettre entre les mains de toutes les filles du monde.