[BD] La BD est Charlie

couverture

Synopsis :

Parce qu’un dessin vaut mieux qu’un long discours…
Du mercredi 7 janvier au vendredi 9 janvier 2015, une série d’attentats a été perpétrée en France : plusieurs artistes et collaborateurs de la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo, ainsi que des membres des forces de l’ordre et de la communauté juive, ont perdu la vie dans des circonstances tragiques.
En réponse, des dessinateurs de presse et auteurs de bande dessinée du monde entier ont réagi spontanément à ces événements.
À l’initiative du groupe BD du Syndicat National de l’Édition, cet ouvrage est réalisé au profit des familles des 17 victimes des attentats, à qui sera reversée l’intégralité des bénéfices. Il a été publié conjointement et solidairement par les maisons d’édition de bande dessinée françaises qui ont offert gracieusement leurs services.

Mon avis:

J’ai acheté ce recueil à sa sortie mais jusque là, je ne l’avais jamais ouvert. Bien que n’ayant pas été personnellement touchée par les attentats, je comprends maintenant que c’est parce je savais que cette lecture ne serait pas comme toutes les autres. En effet, il y a quelque chose de spécial qui se passe lorsqu’on découvre tous les dessins qui sont réunis ici. Une émotion qui se révèle. De la tristesse. De la colère. De la révolte.

A travers les illustrations qui s’offrent à nos yeux, on retrouve l’essence qui a donné lieu à La BD est Charlie. Une volonté de montrer au monde que l’on n’a pas peur ou plutôt, que malgré la peur, la vie continue. De crier « No pasaran » malgré l’émotion qui comprime notre coeur.

On réalise à quel point notre foi dans l’Homme a pu être ébranlée et a besoin d’être restaurée. C’est un hymne à la vie et à l’humour parce que les deux ne peuvent se dissocier.

Certains sketches sont percutants. D’autres sont drôles. D’autres font réagir mais tous ont un point commun, c’est qu’ils reflètent une rage de vivre. Une flamme inextinguible.

Un dessin vaut plus que des longs discours… Cette phrase se vérifie ici. On opine du chef car en refermant ce recueil, une espèce de solennité s’empare de vous. Damned…. C’est fort.

Après réflexion, ce n’est pas plus mal de ne « lire » La BD est Charlie que maintenant car si j’avais fait cela immédiatement, à chaud, après les évènements de janvier 2015, j’aurais certainement pleuré. J’aurais eu mal à ma France comme disait l’autre.

Merci, chers illustrateurs, pour ces dessins qui nous parlent directement. Vous faites fort.

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[BD] Empire USA, saison 1

couverture

Synopsis :

Dans quelques heures, une attaque chimique sur les sol des Etats-Unis plongera le pays dans un cycle infernal. Annulation des élections présidentielles, révision de la Constitution, restriction des libertés. Dommage que le seul homme capable de déjouer cet attentat soit sur le point de mettre fin à ses jours!

Mon avis:

Dès l’instant où j’ai ouvert le premier tome de cette BD, j’ai été accrochée. Pensez donc, nous entrons directement dans l’action avec un scénario digne des films catastrophes et qui sonne étrangement, comme très actuel. En effet, nous suivons des policiers alors qu’ils neutralisent des bombes. Sauf qu’il en reste une qui fait beaucoup de victimes et qu’à la suite de cet attentat, un Etat religieux s’installe.

Nous partons donc d’un synopsis semblable à celui de la Servante écarlate mais découvrons une nouvelle version de ce que devient ce monde cauchemardesque.

Raconté à travers le point de vue de Jared, l’homme qui a le pouvoir d’empêcher une énorme catastrophe, nous naviguons entre son passé et son présent pour comprendre pourquoi, lorsque nous faisons connaissance avec lui, il est sur le point de se tirer une balle dans la tête.

Jared a eu une enfance heureuse. Il a grandi au Caire où il a rencontré son meilleur ami avec qui il travaille actuellement à la CIA et ses parents aisés lui ont offert une jeunesse idyllique mais désormais, il n’est pas dans de bons termes avec sa famille.

Nous passons les premiers tomes dans une sorte d’expectative, impatients de connaître les explications attendues dès la lecture du résumé de cette saga. Curieusement, je n’ai pas ressenti spécialement d’empathie pour lui mais suis restée en retrait par rapport à l’action. Je n’arrivais pas à le comprendre ou à cerner ce qu’il pensait. Pourtant, je n’ai pas été gênée par cela car l’intrigue est telle que jamais, je ne me suis ennuyée.

Si, quelquefois, j’ai été perdue par des ellipses de temps, je suis restée néanmoins captivée car l’atmosphère et le rythme de l’action, soutenu, ont contribué à me faire me sentir comme devant un film d’actions et de suspense. Je sentais une horloge tourner. Je me sentais au bord du gouffre et la seule chose que je pouvais faire, c’était de continuer à lire. C’est la première fois depuis longtemps que j’engloutis donc autant de BD en si peu de temps alors que d’habitude, je prends le temps de les savourer et de me délecter de leur graphisme.

Les retournements de situations et rebondissements sont nombreux. Heureusement, les personnages sont attachants et nous apprenons suffisamment à les connaître pour avoir envie d’en lire plus sur chacun d’eux, mêmes les méchants. Pour chacun d’eux, même les pires, je me suis demandée ce qui pouvait se cacher derrière leurs actes, s’ils pouvaient trouver une chance de rédemption.

Là où j’ai été le plus surprise, c’est à partir du quatrième tome qui prend une nouvelle direction et que je n’attendais pas du tout. L’intrigue se suffisait, à mon sens, largement alors je n’ai pas forcément compris pourquoi les scénaristes ont choisi de partir dans la direction amorcée. Cependant, j’ai continué à lire avec plaisir, toujours avide d’en savoir plus.
Bien sûr, une nouvelle saison complète la fin rocambolesque de celle-ci mais je suis plutôt satisfaite de ce que j’ai lu et je ne ressens pas le besoin de continuer.

Partant du même contexte, retrouvez mon avis sur La servante écarlate de Margaret Atwood.