Playing with fire – L.J. Shen

Synopsis (Traduction par moi):

Grace Shaw et West St. Claire sont des opposés arctiques. Elle est la fille étrange du food truck. Il est le mec mystérieux qui fait des combats clandestins et qui a débarqué dans sa petite ville Texane sur sa moto en semant le chaos autour de lui. Elle est invisible pour le monde. Il est le bad boy de la ville.
Quand West s’incruste dans la vie calme de Grace, elle se débat pour savoir s’il sera son HEA ou une histoire tragique. Mais plus elle le repousse, plus il s’évertue à la faire sortir de sa coquille. Grace ne connaît pas grand chose de ce qu’il y a au-delà des limites de la ville mais voilà ce qu’elle sait: Elle est en train de tomber amoureuse du mec le plus beau de Sheridan U et quand vous jouez avec le feu, il est possible de se brûler.

Mon avis:

L’histoire commence fort car les deux premiers chapitres, en nous plongeant dans les têtes de Grace et de West, nous permettent de voir que ce sont deux être brisés par la vie. En effet, Grace a été défigurée par un incendie et West est animé d’une volonté de mourir. Le ton est donné.

Les chapitres suivants se situent temporellement quelques années après.

Grace essaie tant bien que mal de se fondre dans la masse et de passer inaperçue tandis que West s’adonne à des combats clandestins. Il a une réputation de bad boy séducteur. C’est celui que toutes rêvent de transformer.

Lorsqu’ils se rencontrent, rien ne laisse présager une romance tant leurs mondes ne se ressemblent pas. Ils n’évoluent pas du tout dans les mêmes milieux, leurs préoccupations ne convergent pas… Pourtant, ils reconnaitront l’un dans l’autre une souffrance bien familière.

J’ai été prise par la romance mais surtout, c’est la personnalité des héros qui m’a prise aux tripes.

Leurs interactions ne manquent pas de piquant. Maintes fois, j’ai souri devant les réparties intelligentes de Grace. Elle s’est repliée sur elle-même depuis le drame qui a bouleversé sa vie mais elle ne s’apitoie pas sur son sort. On peut en avoir l’impression mais en fait, c’est une battante, une survivante. Elle a un caractère bien trempé derrière ses cicatrices et si on la cherche, on la trouve. Il faut juste savoir passer outre le fait qu’elle cherche à se fondre dans le paysage.

Concernant West, il est avare de mots gentils mais il suffit de regarder ses actions pour savoir ce qu’il ressent. Même si Grace a quelquefois du mal à le décrypter, les moments où il pose des mots sur ses gestes m’ont attendrie car on sent une certaine maladresse. Il n’a pas l’habitude de devoir s’expliquer alors quand il le fait, c’est sur le ton d’une telle évidence, pour lui, que ça en devient mignon.

L’histoire est également l’occasion d’aborder le thème de la famille et de la culpabilité.

Grace et West ont tous deux une famille à problèmes. Tous deux avancent en ignorant les souffrances qui les rongent. Ils sont englués dans des soucis qu’ils ne devraient pas avoir et même si rationnellement, on comprend leur comportement vis-à-vis de ceux-ci, on ne peut que compatir face à leurs dilemmes. On ne peut pas leur en vouloir. Notre empathie est totalement engagée.

Le récit se laisse dévorer avec avidité. L’action est telle qu’on veut toujours en lire plus. La romance fait rêver bien sûr mais il y a cette « touche » dans la plume qui fait qu’on a l’impression de vivre l’action comme si nous en étions les héros. On ressent cette étincelle propre aux histoires d’amour épiques.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste.

J’ai adoré l’amitié qui unit Grace à Karlie tout comme celle qui unit West à East. La complicité qui les unit fait plaisir à lire.

La fin du roman est venue particulièrement trop rapidement à mon goût. Je n’étais pas prête à dire au-revoir aux personnages tant que je me suis attachée à eux. Le dernier chapitre donne un aperçu du HEA de la bande mais j’aurais bien voulu en lire plus, prolonger le plaisir.

En conclusion, Playing with fire a été une lecture très agréable. Elle change radicalement de ce qu’écrit L.J. Shen habituellement en terme de registre et d’émotions prégnantes. Ca fait du bien, pour une fois, de ne pas être dans un registre sombre ou de colère! Au contraire, Playing with fire pourrait être ce que j’appelle une lecture d’été car elle me laisse, au moment de refermer le bouquin, un sentiment de nostalgie, celui qu’on ressent en pensant à un amour d’été.

2 commentaires sur « Playing with fire – L.J. Shen »

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