A quoi rêvent les étoiles – Manon Fargetton

couverture

Synopsis:

Ils sont cinq. Titouan reste cloîtré dans sa chambre, Alix ne pense qu’au théâtre, Luce est inconsolable depuis la mort de son mari, Gabrielle est incapable de s’engager de peur de perdre sa liberté tandis qu’Armand se consacre exclusivement à sa fille. Cinq personnages en quête de sens dont les destins s’entrelacent.

Mon avis:

Face à la magnifique couverture de ce roman, je n’ai pas résisté longtemps à la tentation de le découvrir. C’est ainsi que nous faisons connaissance avec plusieurs personnages. A priori, ils n’ont rien en commun mais lorsque vous étudiez leur quotidien et les personnes avec qui ils interagissent, une espèce de magie opère.

Sans raison apparente, Titouan a décidé de ne plus jamais sortir de chez lui ou même de sa chambre. Pourtant, il ne s’est rien passé de spécial avant cette prise de décision fatidique. Alors, il occupe ses journées à construire des choses en lego et en jouant aux jeux vidéos en ligne. Là dessus, il s’est fait un pote, Lix qui dans la réalité, est une fille passionnée de théâtre et qui souffre de l’abandon de sa mère lorsqu’elle était bébé.

Luce dont l’âge est plus près de la fin que du début ne s’est jamais remise la mort de son mari alors lorsqu’elle retrouve, par hasard, le téléphone qu’il lui avait offert et qu’elle décide sur un coup de tête, d’écrire au numéro de son défunt mari, elle est surprise de recevoir une réponse.

En parallèle, nous suivons le père d’Alix, professeur au Conservatoire et ami de la prof de théâtre de sa fille.

Nous lisons les pans de vie de tous ces personnages et jusqu’à la fin, je me suis demandée comment tout allait se connecter, comment tout serait relié.

Dans le même temps, même si l’action n’est pas trépidante, il y a une sorte de poésie mélancolique qui se dégage des pages. Comme si nous assistions à la fin d’un chapitre.

Avec le recul, je réalise que c’est le cas finalement. Il n’y a pas besoin de coup d’éclat pour qu’une page se tourne. Quelquefois, il suffit de la plus infime des décisions pour que notre destin prenne un virage inattendu. J’ai été attendrie par Luce dont la solitude trouve un écho en chacun de nous. On voudrait tous terminer notre vie avec une personne aimée et avoir quelqu’un à qui parler à la fin de la journée. Je n’ai pas forcément compris pourquoi Titouan se désintéressait tout à coup du monde extérieur mais j’ai apprécié de le voir s’échiner pour aider Luce à surmonter sa dépression. Chacun de leurs échanges me faisait sourire.

Dans les cent dernières pages, progressivement, j’ai commencé à deviner ce qui reliait tous ces personnages. Il n’y a pas eu de véritable surprise mais quelque part, j’ai été confusément émue. J’ai été touchée de voir comment une personne peut avoir un impact sur la vie d’une autre et comment il suffit de peu pour qu’une vie soit transformée.

Chacun des héros personnifie des émotions qu’on peut ressentir à un moment ou à un autre de notre vie: la peur de grandir, de ne pas trouver sa place dans le monde, la peur d’aimer, de faire confiance ou même de rêver.

Alors, quand vient la fin de ce récit, même si on l’a devinée avant qu’elle n’arrive vraiment, les larmes viennent. Non parce qu’on est surpris mais parce que cette fin est parfaite. Elle correspond totalement aux personnages et à la manière dont on devrait toujours vivre. Avec éclat mais humilité. Cette fin est belle, elle est triste et en même temps, elle porte des éclats de rires en elle. C’est une belle fin.

En conclusion, A quoi rêvent les étoiles est un joli récit qui nous fait avoir envie de prendre soin de nous et de nos proches. J’ai passé un bon moment de lecture avec Manon Fargetton et bien que je finisse avec le coeur serré, je reste tout de même avec un sourire attendri.

De la même plume, retrouvez mon avis sur:
Dix jours avant la fin du monde.
Nos vies en l’air.

3 commentaires sur « A quoi rêvent les étoiles – Manon Fargetton »

  1. J’avais beaucoup aimé En plein vol de l’auteure. Je reconnais cette tristesse, mélancolie, les larmes aux bords des yeux… Elle sait mettre en avant ses craintes qui nous rongent à l’adolescence. En tout cas ton avis me fait très envie. Je me le note.

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