La plus précieuse des marchandises: un conte – Jean Claude Grumberg

Synopsis:

Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron. Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet! Pas du tout.
Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir? Allons… Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale. La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.

Mon avis:

Ce petit ouvrage m’a été chaudement recommandé par ma belle-mère. Quand je dis recommandé, ça veut dire qu’elle me l’a mis entre les mains et m’a dit: « tiens, lis-le ». C’est ainsi que j’ai découvert une pépite.

La plus précieuse des marchandises est un conte cruel.

Parce que l’atmosphère qui baigne le récit est sombre et souvent triste. Il faut dire que le contexte y est pour beaucoup. Nous sommes en pleine seconde Guerre Mondiale et nous allons suivre plusieurs destins.

Aucun prénom n’est donné aux personnages, ce qui accentue la portée universelle de ce qui nous est narré. A travers les points de vue, se dessine un récit riche en drames et en tragique. On s’attache à un personnage et bim, l’Histoire se rappelle à nous. Elle se charge de nous montrer que souvent, les contes ne se terminent pas en happy end pour tout le monde. Mais en lisant le récit, une lumière se profile. Un message qu’on oublie souvent mais qui, ici, réchauffe notre coeur. Délivré à la fin du roman, il nuance le ton doux-amer de celui-ci. On termine simultanément avec un sourire et le coeur serré.

La raison et notre coeur sont en plein tumulte. Nous sommes plongés dans le désarroi parce que quelque part, on voudrait que le récit continue et nous offre une vraie happy end. Voilà pourquoi je parle de conte cruel.

En résumé, La plus précieuse des marchandises marque pour moi une très belle découverte.

C’est beau, c’est triste, c’est plein de morts et de vie, on sourit,on veut pleurer. C’est vraiment un superbe moment avec la plume de Jean-Claude Grumberg.

2 commentaires sur « La plus précieuse des marchandises: un conte – Jean Claude Grumberg »

  1. Lu et chaudement recommandé également et même si je partage le fond de ce que tu décris, je l’ai trouvé tellement facile, tellement sans surprise que je n’ai pas pu apprécier comme d’autre. J’ai trop senti que l’auteur voulait me faire pleurer ou m’attendrir. Mais là, c’est très gros.

    1. Je vois ce que tu veux dire. De mon côté, je l’ai lu sans a priori car ma belle-mère me le recommmandait et comme je ne savais plus de quoi ça parlait… 😛

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