Le dîner – Herman Koch

Couverture

Synopsis:

Deux frères se donnent rendez-vous avec leurs épouses dans un restaurant branché d’Amsterdam. Hors-d’oeuvre : le maître d’hôtel s’affaire. Plat principal : on parle de tout, des films à l’affiche, des vacances en Dordogne. Dessert : on évite soigneusement le véritable enjeu du dîner, les enfants. Car leurs fils respectifs ont commis un acte d’une violence inouïe. Un café, un digestif, l’addition. Reste la question : jusqu’où irions-nous pour préserver nos enfants ?

Mon avis:

Cette histoire nous est racontée par Paul alors que lui et sa femme Claire se rendent à un dîner avec Serge, le frère de Paul et sa femme Babette. Une repas en famille en apparence banal mais auquel il n’a pas du tout envie d’assister.

Là, j’ai la chanson de Benabar, Le dîner justement – quel hasard! – qui s’est enclenchée dans ma tête.

Sauf qu’insidieusement, c’est une autre ambiance qui se met en place. Elle devient de plus en plus lourde, sombre. De secrets en secrets, nous réalisons que ce dîner est le théâtre de faits terribles qui ont été commis par les enfants de deux couples.

Dans le même temps, Paul raconte l’histoire avec une naïveté presque touchante qui fait qu’on ne réalise pas à quel point on est plongé dans la violence. On ne le réalise qu’après, quand les faits ont entraîné d’autres actions en cascade, encore plus terribles, et qu’on a le temps de respirer.

De plus, en nous montrant les personnages qui entourent Paul, de son point de vue, on s’attache à eux de sorte que leurs actions, condamnables en temps normal, ne suscitent pas la réaction que vous êtes supposés avoir, celle que vous auriez eue en étant simples témoins.

On sourit, on est presque « avec eux ».

Et puis, l’apothéose. Cette fin qu’on n’ose pas comprendre. Qu’on n’ose pas croire parce qu’elle est terrible. Si terrible. Lourde de sens. Elle modifie notre vision de l’histoire et des personnages. Elle bouleverse. Laisse sans voix.

Le dîner est donc l’histoire d’une société au bord du gouffre, assez malsaine mais qui en même temps, nous accroche jusqu’au bout. Drôle d’expérience. Dérangeante.

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4 réflexions sur “Le dîner – Herman Koch

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