Black Iris – Leah Raeder

couverture

Synopsis:

Laney Keating, adolescente marginale révoltée par l’hypocrisie du monde qui l’entoure, ne vit que pour la poésie. Lorsqu’elle tombe dans un piège sur les réseaux sociaux, son univers bascule. Pour se venger de ceux qui l’ont humiliée, elle est prête à repousser toutes les limites. Quitte à manipuler, à haïr et à écorcher son coeur dans une virée machiavélique…Parviendra-t-elle à se libérer de ses chaînes et à vivre son amour en toute liberté?

Mon avis:

Je pensais avoir affaire à une histoire classique mais je me trompais. Black Iris est tellement plus que ça!

L’histoire nous est contée par Laney.

Laney n’est pas une héroïne normale: Elle est gay et a des penchants auto-destructeurs, hérités de sa mère bipolaire. La seule chose qui lui fait supporter la vie, c’est son petit frère Donnie auquel elle tient plus que tout.

Mais dès le début, elle nous prévient que son histoire est sombre, qu’elle n’est pas l’héroïne conventionnelle à laquelle on s’attend. Sa personnalité est sombre et sa vie l’est autant. De plus, elle n’est pas un narrateur fiable car ce qu’elle nous raconte peut comporter des omissions. Mais entrons dans l’histoire.

Laney fait la rencontre d’Armin et de Blythe qui deviennent ses meilleurs amis. Sauf que Black Iris n’est pas une histoire de rédemption. C’est le récit d’une chute. D’une spirale qui n’a rien à envier au Comte de Monte Christo, lignée dans laquelle s’inscrit ce récit.

My mother never believed in forgiveness. Hold it all as hard as you can. Hate what you can’t control. Rage at the world at this endlessly disappointing life. How exhausting it was to hate.

C’est une histoire de vengeance et la violence tient une très grande place.

Par une série de flashbacks, l’auteure nous montre ce qu’a vécu Laney. Tout le long de l’histoire, j’ai été tenue en haleine car je me demandais ce qui avait pu lui arriver pour qu’elle fasse ce qu’elle faisait et ce qu’elle pouvait bien manigancer. Ce faisant, Leah Raeder aborde des thèmes difficiles et pour certains, tabous.

La mère de Laney et Blythe sont atteinte de bipolarité. Elles ont donc des hauts et des bas et je me suis sentie en terrain connu grâce à ma lecture de All the bright places de Jennifer Niven.

I need the highs and the lows. It’s who I am. I need them both but they’re killing me. There’s no way for me to be at peace.

Laney est bordeline. Elle ressent tout de façon exacerbée, viscérale.

Z est un sociopathe. Il me rappelle Dexter quand il tente de comprendre les émotions de Laney. Finalement, les seules personnes « normales » sont Donnie et Armin et ce sont ces personnes qui souffrent le plus. Mais la difficulté réside dans les conséquences des actes des personnes malades. Suicide et violence sont omniprésents. Black Iris nous emmène au fond du gouffre.

L’auteure traite également de la sexualité et particulièrement de la difficulté à mettre une étiquette sur ce qu’on est quand on ne correspond à aucun standard, à aucun moule.

Love doesn’t fit into boxes like that. It’s blurr, slippery, quantum. It’s only limited by our perception and before we slap a label on it and cram into some category, everything is possible.

Laney est animée par un désir de vengeance, poussée par sa souffrance et sa culpabilités, passées et actuelles. Trop d’éléments qui, mis bout à bout, la poussent toujours plus au fond. De sorte qu’on se demande comment tout ça va finir.

Mais au-delà de la complexité des personnages, nous avons une histoire tout aussi complexe. Une histoire à ressorts. On pense savoir quelque chose et ensuite, on nous retourne le cerveau. La ligne entre les méchants et les gentils est ténue et les rôles s’inversent sans cesse. De rebondissements en rebondissements, on est intensément pris dans le récit.

La violence, omniprésente, se retrouve dans tous les aspects du récit, jusque dans les scènes de sexe. L’auteure les mêle jusqu’à ce qu’ils soient indissociables.

Au final, Black Iris m’a émue. J’ai beau comprendre enfin les agissements de Laney, je me dis: « Quand même, quel beau gâchis! »

Le récit me laisse la même impression que la fin de la série Revenge. Un seul évènement peut avoir tant de conséquences inattendues! Beaucoup d’émotions fortes. Une fin pas tout à fait heureuse et qui nous fait réfléchir encore. Ce voyage est une aventure que je relirai avec plaisir.

7 réflexions sur “Black Iris – Leah Raeder

  1. comme toi j’ai été énormément touchée par cette histoire et cette descente aux enfers avant de voir le bout du tunnel. Laney est détestable dans ses actes mais on la comprend tellement bien en même temps qu’on a envie de la cajoler

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