#scandale – Sarah Ockler

Couverture

Synopsis (Sortie le 25 juin 2015):

Le soir du bal d’automne, Lucy se retrouve au bras de Cole, le petit-copain de sa meilleure amie, cette dernière étant malade. Emportée par l’euphorie et son amour secret pour le jeune homme, Lucy finit par commettre l’irréparable : l’embrasser. Mais bientôt, une photo de son baiser avec Cole est postée sur son propre compte Facebook, ainsi qu’une série de photos présentant ses amis dans des situations compromettantes. En quelques heures, le lycée entier la déteste et pour elle, l’enfer commence…

Mon avis:

Je remercie les Editions Nathan/Lire en Live pour ce partenariat!

Etant une grande fan de cette auteure, j’ai été ravie de découvrir ce titre qui m’avait échappé, même en VO et le thème de ce roman m’a encore plus enthousiasmée.

Comme vous l’avez deviné avec le résumé, ça parle du harcèlement. Du harcèlement sous toutes ses formes, réelle et virtuelle. Tout le monde connaît ce phénomène, il suffit d’une seule photo pour que ça devienne viral et que des centaines de personnes que vous connaissez dans la vraie vie se retournent contre vous et vous traitent comme un paria.

C’est ce qui arrive à Lucy. Parce qu’elle a embrassé Cole. Parce qu’il est casé avec sa meilleure amie.

Or, tous ignorent qu’elle est amoureuse de lui depuis leur rencontre. Que lui et Ellie, la meilleure amie en question, ont rompu bien avant ce baiser. Ce que tous retiennent, c’est ce malheureux baiser.

De plus, Lucy a le malheur d’être gothique, de n’entrer dans aucun moule, d’être peu sociable alors, vous pensez bien qu’elle fait une victime facile.

Sarah Ockler traite ce thème du point de vue de la victime et nous montre à quel point le cercle peut être vicieux et s’auto-alimenter.

Lucy pense qu’en laissant couler, le soufflé retombera et qu’on l’oubliera vite mais l’indifférence qu’elle feint ne fait qu’énerver encore plus ses camarades. L’auteure nous fait prendre conscience du fait que pour s’en sortir, il ne suffit pas de se replier sur soi-même mais qu’il faut en parler, s’ouvrir à ses amis, se confier à des personnes de confiance.

Plusieurs personnages illustrent ces propos; notamment Franklin qui est un personnage attachant comme tout. Sous ses airs de petit intellectuel, il fait preuve d’observation et d’une maturité peu communes même s’il n’est pas exempt de défauts. De même pour la soeur de Lucy qui a percé à Hollywood et qui a sa propre série télévisée. Elle a des allures de bimbo écervelée mais elle fait réfléchir. Comme elle le dit, ses rêves sont devenus réalité mais le plus dur, c’est de les garder et de ne pas laisser les personnes nuisibles vous les prendre.

L’intrigue donc est rondement bien menée.

J’ai un seul petit bémol à apporter. C’est le fait que le milieu de ce roman manque d’action. Je me suis ennuyée à ce moment-là. Lucy met énormément de temps à réagir au point qu’à certaines scènes, j’avais envie de la secouer pour la faire agir car la politique de l’autruche m’insupporte bien vite.

Mais passé ces pages difficiles, la lecture est restée fluide.

Je ne me suis pas particulièrement attachée à Lucy car finalement, à rester en retrait de ce qui lui arrive, elle finit pas être en retrait par rapport à nous. On a beau être dans sa tête, je n’ai pas ressenti d’empathie pour elle.

Par contre, les personnages secondaires m’ont plus marquée. Outre Francklin et Jayla, j’ai bien apprécié Clarice. J’ai trouvé que le message qu’elle fait passer est très positif et touchant.

Tu dois apprendre à faire confiance… Peut-être pas à tout le monde mais au moins à une personne… Aucun d’entre nous ne sait ce qui s’est réellement passé cette nuit-là… Tu ne nous as rien dit.

Au passage, l’auteure nous fait le plaisir d’adresser des clins d’oeil à d’autres livres, comme Hunger Games et réussit malgré le gravité des faits à nous faire sourire grâce aux scènes avec S@tan et la proviseure Zeff.

Enfin, en présentant Lucy comme une fille forte avide de jeux de zombies et non comme une fille ordinaire, le message qui est transmis ne peut qu’interpeller car oui, personne n’est à l’abri de devenir une future Amanda Todd. Vous pouvez être populaire comme être une geek, les ravages que les réseaux sociaux peuvent tous nous toucher.

Sans être un coup de coeur, #Scandale fait mouche. Efficace, émouvant. Un plaisir à lire.

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8 réflexions sur “#scandale – Sarah Ockler

  1. C,est tout à fait le genre de roman que j’aime… Ceux qu’on oublie difficilement, car ils viennent nous chercher au profond de nous même! Ceux qui viennent tirailler nos valeurs… Je viens de découvrir ce dernier grâce à toi alors merci Miss… Je le note c’est certain!

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