Trilogie Prince captif, tome 1: L’esclave – C.S. Pacat

couverture

Synopsis (Sortie le 29 mai 2015):

Damen est un héros pour son peuple et le légitime héritier du trône d’Akielos. Mais lorsque son demi-frère s’empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave au prince d’un royaume ennemi.

Mon avis:

Je remercie les éditions Milady pour ce partenariat ainsi que Babelio pour m’avoir permis de découvrir ce livre.

Lorsque j’ai commencé ce tome, s’il y a une chose à laquelle je ne m’attendais pas, c’était à ce que ça se passe dans un contexte où les relations homosexuelles sont plus courantes que les relations hétérosexuelles. Pourtant, vu l’époque à laquelle l’histoire se passe, j’aurais dû m’en douter mais j’ai été vraiment très surprise.

L’esclave, c’est l’histoire d’un prince qui devient un esclave qui devient un gladiateur qui défie l’empereur.

Quoi? Cela vous dit quelque chose?

Oui mais non, le personnage joué par Russell Crowe est motivé par la vengeance, lui. Damen est plutôt passif de son côté.

Damen, c’est le prince déchu. Il cumule toutes les qualités et quand je dis ça, comprenez « beau, fort, puissant et redoutable. »

Ces qualitatifs s’appliquent aussi à Laurent, le futur héritier qui devient le maître de Damen mais ajoutons pour lui « dangereux, énigmatique et tordu ».

Vous tiltez, n’est-ce pas? On a bien affaire à une romance M/M. J’en ai déjà lu mais en manga et ça passait très bien mais c’est ma première expérience en livre. Mon verdict: au niveau du contexte, l’auteure a effectué des recherches et ça se voit. Quand elle décrit le décor et ce qui se passe, on a vraiment l’impression d’être parmi les personnages et d’assister à l’action. Un peu plus et j’aurais même l’impression de porter une toge et de sentir de soleil romain me taper sur la tête!

L’action est décrite de manière si réaliste que certaines scènes m’ont bouleversée, je les ai trouvées glauques voire malsaines. Ce sentiment s’accentue d’autant plus quand on sait que ça s’est réellement passé. Peut-être pas pour les personnages mais dans la Rome ou la Grèce Antique.

Quant aux personnages, comme on est plongé dans les intrigues de cour, on ne sait jamais à qui se fier ni ce qu’il faut penser. On croit avoir pitié pour un personnage comme Nicaise et l’instant d’après, il dit des choses ou agit de manière à ce qu’on est pris d’effroi. Bigre! C’est terrible!

Les seules choses qui m’ont déplue ici sont les scènes de sexe qui sont d’une violence! Violentes car elles s’inscrivent dans un contexte banal, ordinaire pour les gens qui en font partie. Ils sont tellement habitués à commettre ces actes que du coup, ils sont presque blasés. Ils agissent automatiquement. C’est ce qui est le pire, je trouve, car l’acte est encore pire que s’il était commis caché à l’abri des regards. J’ai trouvé cela insupportable que certaines scènes aient lieu sans que les témoins ne fassent quoi que ce soit pour les en empêcher. Au contraire, pour eux, c’est normal et c’est révoltant pour nous.

Pour la romance à proprement dit, l’auteure prend son temps pour installer son intrigue. Du coup, on ne voit pas la romance à proprement dit. On voit des indices qui montrent la possible naissance de la romance et ça s’arrête là car dans ce tome, on est trop occupé à essayer de comprendre le personnage de Laurent. On ne le cerne pas du tout. Il est imprévisible et complètement détestable.

Au final, ce premier tome se lit d’une traite. Le cadre historique dans lequel il s’inscrit ainsi que sa trame m’ont plu mais c’est contrebalancé par le bémol que j’ai cité plus haut et qui m’empêche d’être plus enthousiaste que cela. Mon bilan est assez mitigé. L’esclave se lit facilement. Pour ça, il n’y a aucun problème. Mais ma sensibilité a été mise à rude épreuve.

logoMilady

Publicités

6 réflexions sur “Trilogie Prince captif, tome 1: L’esclave – C.S. Pacat

  1. Je te rassure, en grèce antique, les spectacles dans les arènes n’avaient rien à voir avec ce que le roman nous propose là^^ Les grecs prônant avant tout la modération, ce genre de spectacle aurait été impensable. Et l’homosexualité ostentatoire n’y était pas une norme. Je pense que c’est une vision fantasmée de l’auteur.
    En tout cas les scènes de sexe m’ont paru bien glauques, je pense même avoir eu un haut le coeur, c’est dire. Pourtant le BL, j’aime bien.

  2. Aïe… Au moins on comprend bien ce qui a pu te rebuter dans cette histoire. Banaliser la violence ne la rend que plus détestable et indigeste, tu as raison.

Laisser une empreinte

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s