Les 33: la fureur de survivre – Hector Tobar

couverture

Synopsis:

5 août 2010. En plein cœur du désert d’Atacama, une mine de cuivre s’effondre : 33 mineurs sont pris au piège à plus de 700 mètres sous terre. Pendant 69 jours, le monde entier va retenir son souffle, guettant la moindre nouvelle de ceux qu’on appelle désormais les 33, admirant le courage des familles qui campent près des lieux du drame, l’acharnement des sauveteurs. Et applaudissant à tout rompre ce jour d’octobre où les mineurs sont remontés à la vie. Mais, ce qu’on ignore, c’est que dans leur cercueil minéral les 33 ont fait un pacte : ce qui s’est vraiment passé dans la mine doit rester secret. Pendant quatre ans, rien ne filtrera. Journaliste, romancier et fils d’immigrés guatémaltèques, Héctor Tobar a su les convaincre de livrer leur histoire.

Mon avis:

Je remercie les éditions Belfond pour ce partenariat ainsi que Babelio pour avoir organisé cette Masse Critique.

J’avais entendu, comme tout le monde parler de cette catastrophe lorsqu’elle a eu lieu, en 2010 et comme tout le monde, je pense, je l’avais oubliée jusqu’à ce que je lise le résumé de ce livre et là, je me suis dit que je devais absolument le lire. D’une parce que j’aime beaucoup les récits d’histoires vraies mais aussi parce que je voulais savoir ce que ces mineurs, qui ont vécu sous terre pendant 69 jours, ont pu vivre et ressentir.

J’ai eu raison.

Ce récit est complètement différent de ce à quoi je m’attendais. A vrai dire, je ne savais pas à quoi m’attendre, peut-être à une succession de témoignages ou à un documentaire… Quoiqu’il en soit, la forme adoptée par l’auteur m’a convaincue. Il a écrit de telle manière à ce qu’on ait l’impression de lire un roman normal. Tellement normal qu’on en oublie que c’est une histoire vraie, que rien n’a été inventé.

Tout le monde connaît les faits: 33 mineurs qui, à la suite d’un éboulement, se retrouvent coincés à 700m de la surface et qui survivent, pendant 69 jours, dans des conditions terribles. Chaleur, manque de nourriture et d’eau, manque de lumière, de ravitaillement… rien n’épargne ces mineurs. A priori, c’est même un miracle qu’ils s’en soient sortis.

Et puis, l’auteur nous plonge au milieu de ces 33 pauvres hères. Tout à coup, nous ne sommes plus témoin impartial de la situation. Nous sommes avec ceux qui la subissent. Nous ne sommes plus à la surface avec les familles des victimes mais nous sommes en bas, là où le drame se noue.

J’ai eu peur d’être perdue, de ne pas me retrouver car je pensais au vu des premiers chapitres que l’histoire était racontée du point de vue des 33 victimes mais je me suis trompée.

Hector Tobar s’est servi des témoignages qu’il a recueillis pour mieux nous immerger dans l’action. Il nous balade de tête en tête pour mieux nous présenter la réalité: ces mineurs, avant tout, sont des hommes comme tous, avec des qualités et des défauts. Ils ne sont pas à élever sur un piédestal même si ce qu’ils ont vécu est extraordinaire.

Nous évoluons dans un monde où les femmes ont une place spéciale, un monde masculin mais fragile en même temps, un monde où la mort est omniprésente mais où la vie revêt un sens particulier. Un monde où en somme, on se sent petit et risible face à ce qui nous dépasse.

L’auteur prend son temps pour installer l’action et petit à petit, sans qu’on ne s’en rende compte, on s’arrête de temps en temps pendant notre lecture pour réfléchir. On veut prendre le temps de penser à tout ce qu’il se passe là-dedans, à comment tout peut changer d’un instant à l’autre.

On est époustouflé par les conditions extrêmes que les mineurs ont endurées et on se dit que décidément, si cela nous était arrivé, on n’aurait sûrement pas fait long feu.

« Ils sont forts ces mineurs! ». Cela a été ma pensée tout le long de cette lecture.

On s’identifie à chacun de ces compagnons d’infortune. Hector Tobar a su retranscrire avec efficacité les sentiments qui les animent et nous faire ressentir une réelle empathie pour tous.

J’ai été immergée du début à la fin de cette aventure. On n’en ressort pas indemnes et heureusement! Les 33 changent irrémédiablement notre façon de voir le monde. Quand on referme ce roman, on a envie de prendre une grande inspiration et simplement de profiter du fait d’être à l’air libres et de pouvoir boire toute l’eau qu’on veut.

Une très belle leçon de vie.

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6 réflexions sur “Les 33: la fureur de survivre – Hector Tobar

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