Duologie L’école des mauvais méchants, tome 2: Complot 2 – Stéphanie S. Sanders

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Synopsis (Sortie le 19 juin 2014):

Le centre de Redressement de Veldin Drexler accueille deux nouveaux élèves: la princesse Ileana, qui excelle dans le crochetage des serrures, et l’étrange Fabien Negati, renvoyé de l’Institut d’Excellence de Dame Morgane pour politesse et bonne conduite. Rune, Loup Junior et la comtesse Jezebel Dracula les accueillent dans leur bande. Mais bientôt, Jez quitte mystérieusement le centre, puis c’est au tour de Fabien et de Veldin Drexler lui-même de disparaître. Pour Rune, pas de doute possible: il se trame quelque chose de louche… et en matière de choses louches, il s’y connaît.

Mon avis:

Je remercie les Editions Nathan/Lire en Live pour ce partenariat!

Première réaction: Je le savais! Vous vous souvenez quand dans la chronique du premier tome, je vous disais que je soupçonnais quelque chose? Eh bien, j’avais raison, hahaha!

Mais, calmons-nous et revenons à nos moutons.

Quelques mois se sont écoulés depuis la fin du premier complot et Rune vit une nouvelle aventure lorsqu’il fait la rencontre de son nouveau colocataire de chambrée, Ange.

Tout de suite, son comportement m’a semblé louche, d’autant plus qu’il intègre l’école parrainé Par Morgane.

L’auteure nous plonge encore plus dans son monde décalé en introduisant une école pour Gentils pas doués où le fils de l’Homme invisible se fait bizuter par celui d’Astroboy ou de Cyclone. D’autres noms sont cités, faisant forcément référence à des BD mais je dois avouer que je n’ai pas compris ces clins d’oeil.

J’ai trouvé que ce tome était plus fouillé au niveau de l’histoire des personnages mais également des ressorts psychologiques de ceux-ci. En effet, Stéphanie S. Sanders inverse les rôles complètement dans la mesure où malgré le manichéisme annoncé par le biais des écoles et de leurs concepts, elle fait d’un gentil un super méchant et des méchants les héros.

Cependant, elle ne s’arrête pas là.

Ce tome est un peu plus sombre et moins léger que son prédécesseur. L’auteure aborde des sujets dramatiques voire tristes et malgré le ton sur lequel l’histoire est racontée, on sent un glissement.

Ainsi, le livre peut toujours être lu par tous les publics mais je pense que le public adulte trouvera ici encore plus de matière pour être ému et c’est une excellente chose!

En conclusion, j’ai nettement préféré ce tome. J’ai pris plaisir à retrouver Rune et ses amis et à les voir enquêter et se mettre dans des situations cocasses. J’ai bien ri!

Une duologie qui se conclut sur une très bonne note!

Lire en Live

Retrouvez mon avis sur :
– Le premier tome: Complot 1.

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Saga L’école des mauvais méchants, tome 1: Complot 1 – Stéphanie S. Sanders

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Synopsis (Sortie le 6 mars 2014):

Vous devrez exécuter les tâches ci-dessous en une semaine, à partir de la nuit de la pleine lune:
1. Kidnapper une princesse.
2. Voler un bébé.
3. Trouver un homme de main et en faire votre esclave.
4. Renverser un royaume et placer sur le trône le souverain de votre choix.

Si vous étiez amené à échouer, ne serait-ce que dans une de ces missions, vous vous verriez aussitôt exclu du Centre de Redressement pour Méchants Récalcitrants. Si vous réussissez, vous accéderez au grade de Félon.

Mon avis:

Je remercie les Editions Nathan/Lire en Live pour ce partenariat!

Fans de Harry Potter et d’Amandine Malabulle, vous allez vous régaler avec cette saga!

Un quatuor de héros: Rune, le narrateur du récit, Désiré qui aime faire de la pâtisserie, Loup junior et Jezabel.

Qu’est-ce que le Centre de Redressement pour Méchants Récalcitrants? C’est une école où sont envoyés ceux qui devraient être les antihéros dans les histoires normales. En l’occurrence, par exemple, Jezabel est la fille de l’illustre Comte Dracula et elle se trouve dans cette école car elle ne boit pas de sang humain, ce qui est une honte pour son père.

De la même manière, chacun des autres élèves font référence de près ou de loin à des histoires et contes bien connus de tous et j’ai trouvé que c’était original d’aborder les « méchants » des histoires originales sous un angle différent, presque proche de nous car on constate que non seulement, ils ont des enfants mais en plus, ils ont des problèmes avec eux comme n’importe quel citoyen normal.

Rune pourrait passer pour une personne humaine « normale ». Il dessine en cours, n’est pas spécialement méchant et se contente d’avancer dans la vie comme ça, sans but au grand dam de son père, Obscuro. Cependant, son père n’est pas n’importe qui car il se trouve être le directeur de cette école et est en plus un de ses professeurs.

Evidemment, entre les deux, ce n’est pas l’amour fou. Au premier abord, Obscuro fait penser à Severus Rogue: il est toujours en train de torturer Rune et lorsqu’il agit, ses intentions n’apparaissent pas du tout. On ne comprend pas ses motivations.

L’histoire se déroule donc dans un contexte inhabituel pour nous car nous sommes placés du côté des méchants. Des mauvais méchants mais des méchants quand même.

Cependant et c’est là que c’est loufoque, vous savez ces histoires où les héros commettent des mauvaises actions pour arriver à un but? Eh bien, ici, nous avons le contraire. Les héros commettent des bonnes actions pour parvenir à leurs fins et c’est rafraîchissant comme tout!

L’auteure prend le contrepied et nous livre un récit haut en couleurs. Elle m’a beaucoup fait rire et m’a attendrie. J’ai particulièrement aimé comment elle se moque gentiment des contes traditionnels et des clichés liés aux personnages de contes.

Enfin, l’intrigue se révèle pleine de surprises et de rebondissements. Je suis même sûre d’avoir découvert une chose à propos des origines de Rune mais je pense qu’on n’en aura la confirmation que dans un autre tome.

Les personnages ont tous leur caractère mais sont sacrément attachants, surtout Nono qui apparaît peu après le début de la quête de Rune. De plus, même si l’histoire semble légère, ils sont plutôt complexes et fouillés, en tout cas, en ce qui concerne Obscuro. Même maintenant, je ne peux pas m’empêcher de faire l’amalgame avec Severus Rogue quand je le visualise.

Au final, Complot 1 a été une lecture distrayante, drôle et elle convient à tous les âges, pour peu qu’on n’en attende rien de sérieux.

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