Trois (ou quatre) amies, tome 2 – Laurence Schaack et Françoise de Guibert

Couverture

Synopsis (Sortie le 7 mai 2015):

Sol, Sand, Mar et Angela rentrent chacune chez elle après l’été et retrouvent un quotidien familial bouleversé.

Mon avis:

Je remercie les Editions Nathan/Lire en Live pour ce partenariat!

Dans ce nouvel opus, nous retrouvons Mar, Sol, Sand et Ange.

Pour les défauts, autant dire que j’ai retrouvé les mêmes: Mar a toujours cette manie de déformer les expressions, ce qu m’agace prodigieusement et… voilà, c’est le seul bémol que j’ai à formuler. Je passe sur la mièvrerie de certains dialogues parce que, avouons-le, peut-être bien qu’on a été les mêmes à leur âge avec nos amis.

Par contre, je constate une nette amélioration par rapport au premier tome. Ici, les auteures abordent des thèmes résolument plus adultes et qui touchent plus de public.

En premier lieu, nous avons le suicide. Moi qui avais oublié complètement le contenu du premier tome, j’ai été plus submergée dans ce livre car les auteures adoptent cette fois-ci le point de vue de la petite nouvelle, Ange et nous plongent dans ses pensées. Elle a un passé qui l’a marquée à jamais et j’ai vraiment aimé son cheminement.

Ensuite, la maladie est abordée et bien explorée. J’ai trouvé que la manière d’affronter cela, pour des adolescentes, était fidèle à la réalité, sans tomber dans le pathos ni dans le cucul. Ca fait vraiment du bien de voir le ton adulte adopté et on ne survole pas l’histoire. On est immergés dedans et on la vit.

Nous avons aussi le divorce et les familles recomposées qui est l’occasion de montrer que les liens sont importants peu importe qu’ils soient de sang ou pas.

Au niveau de l’histoire, l’été a passé et les filles reviennent dans leur quotidien. C’est là qu’on voit l’influence des réseaux sociaux, aussi, sur les jeunes car toute l’histoire n’est racontée qu’à travers des correspondances emailistolaires, épistolaires ou bien par les échanges privés (le private message).

Je ne m’en étais pas rendue compte lors du premier tome -qui m’a quand même bien ennuyée- mais moi qui ne lis pas tellement de romans écrits de cette manière, j’ai trouvé le récit vivant et il ne manque pas de peps.

Enfin, même si les personnages restent fidèles à eux-mêmes, j’ai apprécié de les voir évoluer et de suivre leurs mésaventures. Ils ne sont pas exempts de défauts mais ils sont réalistes et c’est tout ce qui compte.

Au final, ce tome remporte mon adhésion. Je suis ravie que les auteures aient embrayé sur des thèmes plus universels et graves et ce livre s’adresse donc à un public beaucoup plus large. Il ne se cantonne plus à de la simple jeunesse. Je pense que tout le monde peut y trouver son compte. En tout cas, la sauce a pris avec moi.

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Trois (ou quatre) amies – Laurence Schaack et Françoise de Guibert

Couverture

Synopsis (Sortie le 19 juin 2014):

Hier j’ai regardé les photomatons qu’on a faits, nous, les trois meilleures inséparables du monde entier. C’était l’été dernier, à Cherbourg, avant de repartir chacune chez nous. On avait l’air de tellement s’éclater comme des baudruches.

Mon avis:

Je remercie les Editions Nathan/Lire en Live pour ce partenariat!

L’histoire nous est racontée du point de vue de Marion, surnommée Mar. Mar et ses amies ont treize ou quatorze ans. Mar est l’introvertie du groupe tandis que Sol (Solveig) est la séductrice et Sand (Sandra) la rockeuse bassiste. A priori, elles n’ont aucun point en commun que ce soit au niveau du caractère ou de leur centres d’intérêts. Mais elles sont amies d’enfance depuis maintenant six ans et se retrouvent tous les étés à Cherbourg. Cherbourg, c’est leur unique occasion de se voir en vrai et pour garder contact, elles tchatent ensemble sur le réseau.

La façon de narrer le récit se décompose donc en deux parties.

Nous avons les échanges emailistolaires entre Angela et Marion en parallèle des discussions de celle-ci avec ses amies sur Faceb… oups pardon, sur JustFriends et les passages racontés par Marion dans son journal intime.

Le résultat de cette combinaison fait que l’histoire est facile à lire et par le biais des échanges, on a l’impression d’être immergés dans la peau des personnages. Fluidité parfaite donc.

Là où le bat blesse, pour moi, tient dans l’héroïne qui m’a agacée au plus haut point.
Je ne sais pas à quoi pensaient les auteures mais Marion se caractérise par le fait qu’elle mélange les expressions et s’exprime mal au point qu’on se demande si elle fait exprès.

Quand vous êtes étrangère, comme Ziva David dans NCIS, c’est marrant mais quand ce n’est pas le cas, personnellement, ça m’horripile.

Ensuite, les personnages n’ont pas spécialement ma sympathie. Je ne ressens rien pour les filles. Ce qui leur arrive est trop lointain pour moi. Je n’éprouve pas d’empathie pour elles.

Pourtant, les auteures traitent de thèmes d’actualité: le remariage des parents, l’abandon du foyer par le père de Sol qui est un problème qu’on trouve beaucoup trop dans notre société actuelle, le problème posé par la viralité de certaines choses quand elles circulent sur Internet, le suicide, le mal-être adolescent…. et j’en passe, sans parler des premières amours et de la question de la sexualité chez les jeunes.

Mais justement, toute cette énumération fait que tout est survolé vite fait et à partir de là, l’action n’est jamais intense. Résultat, j’ai eu l’impression tout le long de ma lecture de passer à côté du livre.

Conclusion: Ce livre est indubitablement un livre destiné à un public jeune. Plus jeune que moi en tout cas. Bon, avec 27 années à mon actif, ça commence à faire beaucoup pour apprécier ce genre de romans.
Même si j’ai été bien agacée par endroits, le style d’écriture des auteures et la manière de raconter l’action, conjugués à ce qu’il se passe dedans et les valeurs véhiculées restent des points positifs. Et puis, il faut bien se l’avouer: on reconnaît un peu toutes notre jeunesse et nos histoires quand on lit Trois (ou quatre) amies.

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