Trilogie Les puissants, tome 1: Esclaves – Vic James

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Synopsis (Sortie 4 mai 2017):

Dans une Angleterre alternative, chacun doit donner 10 ans de sa vie en esclavage. Seuls quelques privilégiés, les Egaux, riches aristocrates aux pouvoirs surnaturels, restent libres et gouvernent le pays. Abi, 18 ans et son frère, Luke, 16 ans, voient leur destin bouleversé quand leurs parents décident de les emmener accomplir en famille leurs jours d’esclavage. Abi devient domestique au service de la puissante famille Jardine. Le somptueux décor dans lequel elle évolue dissimule en réalité des luttes de pouvoir sans pitié. Le sort de Luke n’est guère enviable puisqu’il est exilé dans la ville industrielle de Millmoor. Il découvre alors qu’il existe un pouvoir bien plus grand que la magie: la rébellion.

Mon avis:

Je remercie Nathan-Lire en Live pour ce partenariat.

Le livre démarre très fort avec la tentative d’évasion de Leah avec son nouveau-né qui se solde par une mort. Autant dire qu’on est tout de suite dans l’action. Cette scène dramatique se conclut donc pour s’ouvrir sur l’histoire d’Abi et de son frère, Luke.

Jusque-là, Abi et Luke ont vécu une jeunesse normale jusqu’au jours où leur petite soeur Daisy fête ses dix ans. A partir de ce moment, la réalité frappe à leur porte. Car ils vivent dans un monde où les pauvres doivent passer dix années comme esclaves avant d’être libérés et acquérir des droits civiques comme par exemple, la possibilité d’acheter une maison ou d’avoir un travail à responsabilités.

Alors qu’Abi fait son service dans une famille aisée, Luke est emmené dans une sorte de ghetto.

L’alternance des points de vue nous permet de vivre deux quotidiens radicalement différents mais qui se rapprochent indéniablement car ils ont un dénominateur commun: l’esclavage. Par le biais d’Abi et de Luke, nous assistons à une réalité injuste qui nous fait réagir, qui ne peut pas laisser insensible. Luke nous insuffle le goût de la liberté physique tandis qu’Abi nous inspire celui de la liberté psychologique. En effet, les environnements de ceux-ci sont opposés mais semblables. Ils doivent toujours se méfier des personnes qui les entourent mais ces mêmes personnes ont leurs secrets.

En parlant de cela, j’ai été assez bluffée par les jeux de miroirs que Vic James met en place. Par exemple, depuis le début, j’étais plutôt négative concernant Gavar. Je pensais que c’était un personnage « méchant » pur et dur. Cependant, en écrivant certaines scènes de son point de vue, j’ai nourri des doutes à son égard. Je me suis demandée s’il n’y avait pas anguille sous roche. Cela s’est reproduit pour Jenner. Celui-ci produisait un effet positif au premier abord et puis j’ai douté. Est-ce qu’il n’était pas plus fourbe ou manipulateur que cela?

Ce faisant, j’ai été embarquée dans l’action. Bien que certaines scènes m’aient laissée indifférente – je me suis ennuyée avec Bouda – j’ai été happée. J’ai eu du mal à lâcher le roman par moments. Ensuite, l’action s’est emballée et avant que je ne m’en rende compte, j’avais fini.

De rebondissements en rebondissements, de révélations en révélations, j’ai été complètement captivée.

Cela faisait longtemps qu’un livre de fantasy ne m’avait pas tant plu. C’est une excellente surprise.

Je suis donc maintenant curieuse de connaître la suite, ce premier tome étant clairement une promesse.

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[BD] Barracuda, tome 1: Esclaves

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Synopsis :

Au milieu de l’océan, un vaisseau espagnol est attaqué par le Barracuda, le navire de Blackdog. Ce pirate des plus sanguinaires n’a qu’une seule devise qu’il canonne à ses hommes avant le combat: «Pas de quartier! Excepté pour les femmes, s’il y en a!».

Mon avis:

Cette BD est un vrai coup de coeur! Mon premier dans cette matière!

Nous sommes à bord d’un bateau. Son nom? Nous ne le saurons pas?
L’action est racontée du point de vue d’une personne que je présenterai plus tard car son histoire est atypique.

C’est le temps des pirates, des prises d’otages, des kidnappings, de l’esclavage et l’auteur nous fait monter à bord du Barracuda.

Le Barracuda, c’est le Black Pearl des océans mais leur capitaine est loin d’être Jack Sparrow. Il pille et tue sans foi ni loi. Le code d’honneur des pirates? Ce n’est pas certain qu’il le connaisse. S’il épargne les femmes et les filles, c’est seulement pour les revendre ensuite au plus offrant.

Dès les premières planches, nous assistons impuissants à l’abordage du vaisseau où se trouvent Emilia avec sa fille Maria et un jeune garçon. Tandis que les filles savent quel sera leur sort, Emilia a l’idée de travestir le jeune homme et grâce à ce stratagème, il aura la vie sauve et c’est lui notre principal protagoniste et narrateur.

Vous pensez avoir affaire à un banal récit d’aventures mais l’histoire recèle bien plus qu’une simple course au trésor ou des morts. Derrière les morts il y a une histoire et cette histoire s’est faite dans les larmes, la souffrance. C’est justement ça qui m’a émue.

Nous avons ici le récit de trois personnes aux destins différents, aux personnalités hors normes mais qui se rejoignent à cause du Barracuda.

Du jeune homme, nous ne connaissons pas le nom mais son sort appelle en nous une fibre compatissante. Celle-là même qui vous fait réagir en lisant Croc Blanc.

Maria nous rappelle Emily Thorne (Revenge) et vous ne pouvez pas ne pas compatir devant son histoire et applaudir son courage. Elle m’a épatée lors de la vente.

Mais Raffy… Son visage d’ange est trompeur. On lui donnerait le bon dieu sans confession mais il nous glace d’effroi lorsqu’on le voit agir. Raffy est impitoyable, comme son père et on voudrait vraiment espérer qu’il a un cœur, que ce qu’on voit est une façade. On ne peut pas le fuir. Rien que son regard nous pétrifie. Il m’inspire encore plus de peur que son père.

Comme vous le voyez, rien que l’histoire m’a touchée mais graphiquement, cet album est une révélation!

Les planches sont un régal visuel. Même les scènes de violence sont un chef d’œuvre à voir. Je ne me lasse tout simplement pas de les feuilleter! Les jeux de couleurs utilisés reflètent l’atmosphère des scènes à merveille et tout ça, combiné à l’histoire… il est simplement inconcevable que je ne me procure pas la suite!