Waking in time – Angie Stanton

couverture

Synopsis (Traduction par moi. Sortie française non prévue pour le moment):

Pleurant la mort de sa grand-mère adorée et secouée par sa demande mystérieuse de « retrouver le bébé », Abbi vient juste d’arriver à l’université. Mais le lendemain, elle se réveille en 1983. Ce n’est que la première étape du voyage d’Abbi dans le temps.

Mon avis:

Je remercie Switch Press pour sa confiance.

Le thème de ce roman me plaisait mais avant d’en parler, je suis obligée de vous parler des problèmes que j’ai rencontrés.

Tout d’abord, l’écriture est très jeune: elle est simpliste au maximum, ce qui fait que les personnages sont manichéens. Impossible de s’identifier à eux.

Ensuite, la manière dont l’auteure choisit de présenter l’action. En prenant pour héroïne, une fille tout juste arrivée à l’université, l’action ne nous est jamais expliquée, ce qui rend difficile de s’immerger dedans. Avec le recul, je réalise que l’effet voulu est de nous rendre aussi confus que l’héroïne mais au delà de cela, on est frustré.

Mais quand on réussit à passer outre, il faut bien admettre que l’intrigue reste intéressante. C’est ce qui a fait que j’ai poursuivi ma lecture lors que j’étais tentée de l’abandonner et de claquer Abbi. Celle-ci est plutôt immature et a tendance à imposer son point de vue aux autres. Paradoxalement, c’est ce qui fait que l’action avance.

On construisant une action basée sur les voyages dans le temps, je me suis vraiment demandée où Angie Stanton m’emmenait. Impossible de deviner la suite et c’est tant mieux!

En fait, c’est une quête. L’apprentissage de ce qu’est la « maison. » Et j’ai été happée par ce côté-là.

C’est pour cela que la fin m’a émue et noué les tripes. Les rebondissements m’ont tenue en haleine et j’en retiens donc une sensation globale d’agréable lecture.

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Royally lost – Angie Stanton

couverture

Synopsis (Traduction par moi. Sortie française non prévue pour le moment):

Forcée de faire un voyage en famille en Europe, Becca ne pense qu’à rentrer. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Nikolai et qu’elle se retrouve sans le savoir avec un prince en fuite.

Mon avis:

Ce livre a atterri dans ma pal pour la publicité faite par Jenny Han et Jodi Picoult et comme je suis dans une phase où je n’ai envie que de lectures légères, il était temps de le sortir de ma pal.

Commençons par les bémols!

L’héroine: Becca.
Autant vous le dire tout de suite, elle est franchement nunuche. Le cliché de l’Américaine écervelée qui n’a pas conscience de la chance qu’elle a. Elle fait une croisière en Europe, visite des endroits magnifiques et chargés d’histoire, découvre de nouvelles cultures et cuisines elle? Elle s’ennuie royalement, passant tout le livre à se plaindre de visiter encore et encore des endroits historiques, à ne pas trouver de Mc Donald’s en Europe ou de Pepsi Light… Le prototype de la fille pourrie gâtée qui révolte car elle crache sur des choses que personne d’autre ne refuserait. Le seul élément qu’elle a pour elle, c’est qu’elle parvient à nous faire rire car elle n’a aucun sens de l’orientation et que ça donne lieu à des situations cocasses.

La romance: Vous croyez en l’amour instantané? C’est-à-dire, vous fréquentez une personne pendant une semaine (environ) et vous lui déclarez l’amour fou, allant jusqu’à déclamer avec passion que votre vie ne vaut rien sans elle? Si la réponse est négative alors vous allez lever les yeux au ciel car c’est exactement ce qu’il se passe ici. Mais rappelons que Becca et Nikolai vivent leur premier amour (d’été) tout de même.

Mais passons aux points positifs, s’il vous plaît!

L’histoire: Elle est cousue de fil blanc. Ca pourrait être un point négatif mais parce qu’elle est légère et se passe dans un cadre qui dépayse, elle apporte une sensation de nostalgie et vous avez l’impression de revivre vos amours adolescentes.

Nikolai: Pas parce qu’il est beau et tout le toutim mais parce qu’il apporte un nouvel éclairage à la condition de prince. J’ai trouvé que c’était intéressant de voir comment une personne épiée par les paparazzis depuis son plus jeune âge pouvait le vivre et cette vision de l’envers du décor de prince aurait gagner à être développée.
J’ai également apprécié sa relation avec sa petite soeur qui est très réaliste. Leur complicité fait plaisir à voir et j’ai aimé le voir interagir avec ses parents. Curieusement, j’ai trouvé sa famille plus plausible que celle de Becca qui est pour moi, too much. Elle perd en côté « famille ordinaire qu’on pourrait avoir comme voisin ».

La romance: oui, j’ai bien cité la romance dans les deux points, négatifs et positifs. Car même si elle est superficielle et trop rapidement installée, je trouve qu’elle est bien amenée et qu’en fin de compte, il aurait fallu qu’elle se construise vraiment petit à petit, plutôt que mise en place sur une dizaine de jours. Après, c’est vrai qu’à l’adolescence, les histoires d’amour partent comme des feux de paille mais par rapport à la fin de l’histoire qui adopte un ton différent du reste, j’aurais voulu que la construction de la romance soit en cohérence avec cette fin qui m’a beaucoup plus plue que le reste.

Les thèmes abordés: Ils ne sont traités que de manière superficielle mais ils ont un intérêt que j’aurais voulu, encore une fois, voir être approfondis car ils prêtent à réflexion. Juste au moment où l’auteure commence à parler dessus, elle s’arrête net, donne une solution et basta. Ca laisse sur la faim!

En conclusion, en ne gardant que le fait que je voulais quelque chose de léger, Royally lost m’a plue en dépit du fait que plusieurs points noirs m’ont gênée. Ce n’est pas un coup de coeur mais ça se laisse lire tout de même. Mon bilan est mitigé: je suis incapable de dire si je penche vers le positif ou le négatif car mon impression globale change en fonction des points auxquels je pense.

Lecture commune avec Avalon dont vous pouvez lire l’avis ici.