Saga Time riders, tome 9: Le piège infini – Alex Scarrow

Couverture

Synopsis:

Liam aurait dû mourir en mer en 1912, Maddy dans un accident d’avion en 2010, Sal dans un incendie en 2026. Mais une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter. Désormais, ils sont des Time Riders. Leur mission : éviter que les voyages dans le temps ne détruisent l’Histoire. Maddy et Liam se rendent en 2070 pour affronter l’énigmatique Waldstein et découvrir une fois pour toutes s’il est leur allié ou leur ennemi. Ce qu’ils découvrent est plus choquant que tout ce qu’ils pouvaient imaginer. Ils se lancent alors dans une ultime mission : se rendre à Jérusalem, aux temps bibliques, pour sauver l’humanité tout entière…

Mon avis:

Je remercie les Editions Nathan/Lire en Live pour ce partenariat!

Ce dernier tome de Time riders est le deuxième de la saga que je lis et j’adore. C’est justement dommage que je ne la découvre qu’au moment où elle se termine. Riche en rebondissements et en révélations, Le piège infini m’a tenue en haleine du début à la fin.

L’humanité toute entière est en danger: elle est menacée d’extinction complète mais peut encore être sauvée. Comment? Pour le savoir, l’équipe se divise et suit deux postes. L’une d’elles mène au temps de Jésus et l’autre à 2070. Lé début et la fin historique de la civilisation telle qu’on la connaît: autant dire que ça décoiffe!

Liam et Bob causent du grabuge à Jérusalem en voulant découvrir ce que cache son temple et nous font sourire avec le quiproquo qu’ils entraînent en voulant bien faire tandis que Maddy m’a beaucoup énervée. Encore une fois. Ici, elle est impulsive et trop émotive à mon goût. Par contre, j’ai beaucoup aimé l’évolution de Becks et de Bob.

L’époque de 2070 ressemble à tous les films catastrophe qu’on peut connaître mais justement, c’est ce qui rend ce tome aussi dramatique. On sent que c’est un tome final; c’est passionnant comme tout.

Comme les personnages, on a cette impression d’être sur une corde raide, que le souffle nous manque, d’être dans l’urgence.

Alex Scarrow nous livre là un final d’exception: je ne suis pas déçue du tout! Ce tome remplit plus que son rôle, il livre toutes les réponses attendues tout en laissant une fin assez ouverte pour qu’on regrette que la saga soit finie. J’en veux tout simplement plus tout en étant très contente que ça finisse (ou pas) comme ça.

Et tout ça, en nous livrant de beaux éléments de réflexion.

L’humanité est capable de choses incroyables: votre capacité à comprendre l’espace multidimensionnel, à construire une musique bien plus belle que celle de toutes les autres espèces. Vous êtes encore des enfants, des enfants dangereux, assez naïfs pour détruire votre propre monde, pour en exploiter les ressources jusqu’à épuisement, pour vous entretuer quand vos opinions ou vos philosophies diffèrent.

Magistral!

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Saga Time Riders, tome 7: Les seigneurs des mers – Alex Scarrow

Scarrow

Synopsis:

LIAM O’CONNOR aurait dû mourir en mer en 1912.
MADDY CARTER aurait dû mourir en avion en 2010.
SAL VIKRAM aurait dû mourir dans un incendie en 2026.
Mais à la dernière seconde, une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter.
Désormais, ils sont des TIME RIDERS.
Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne modifient le passé… et ne détruisent notre monde.

Piégés à Londres lors du grand incendie de 1666, Liam et Rashim échappent aux flammes en embarquant sur un navire pirate. Parviendront-ils à survivre assez longtemps parmi ces hommes sans pitié pour que Maddy et Sal puissent les sauver ?

Mon avis:

Je remercie les Editions Nathan/Lire en Live pour ce partenariat!

N’ayant lu aucun des 6 tomes précédent celui-ci, j’avoue que j’avais peur d’être perdue et de ne pas comprendre l’histoire. J’avais tort, heureusement pour moi.

L’histoire commence en 2050 à Montréal. C’est la fin du monde tel que nous le connaissons. Ravagé par une troisième guerre mondiale, il se trouve de plus confronté à un problème d’épuisement des sources d’énergies, pétrolières entre autres, à une explosion démographique… en somme, la planète s’étouffe.

Le deuxième chapitre nous présente les personnages principaux: Maddy, Sal, Liam et Rashim.

Agés d’une vingtaine d’années tout au plus, tous ont la particularité de provenir d’époques différentes et d’être des voyageurs du temps. Sauf que notre lecture nous apprend qu’ils agissent en freelance. Ils se cachent pour une raison inconnue de leurs supérieurs mais voyagent dans le passé à leur guise.

C’est à partir de là que l’aventure commence, quand ils décident tous d’assister au grand incendie de Londres et que les garçons se retrouvent séparés des filles..

Tandis qu’elles retournent à leur QG, ils deviennent par la force des choses des pirates.

Ce que j’ai apprécié dans ce récit est le style d’écriture de l’auteur.

Il nous embarque dans une folle épopée entre le Londres du 19ème siècle et l’époque coloniale et des pirates. Vous pourriez croire que vous avez affaire à une aventure tellement riche en actions qu’elle nous perd en route mais non. Alex Scarrow s’assure que le rythme est assez rapide pour qu’on ne s’ennuie jamais et en même temps, assez détaillé et descriptif pour que notre intérêt soit capté par les deux époques à égalité, même si j’avoue avoir préféré la partie des garçons.

En effet, alors que la partie des filles se situe beaucoup dans l’introspection, j’ai été passablement ennuyée par les références faites aux tomes précédents et auxquelles je ne comprenais pas grand chose. A partir de là, je ne ressentais aucune empathie pour les filles et leurs états d’âme tandis que les garçons sont, forcément, dans l’action et là, il n’y avait pas besoin de réfléchir. Il suffisait de se laisser porter, ce qui était d’autant plus agréable.

De plus, j’ai apprécié la manière dont les garçons envisagent leurs faits. Ils se montrent nettement plus proches de nous et ont des valeurs humaines en avance pour leur temps.

Enfin, le roman se lit rapidement et moi qui avais peur qu’il soit adressé à un public nettement jeune, je dois dire que je ne me suis pas ennuyée une seule seconde car il s’avère que l’action n’est pas dépourvue de sujets aux thèmes adultes: l’esclavage, la justice, l’égalité entre tous les hommes. Le style fluide et direct de l’auteur nous immerge dans l’action et la lecture se révèle distrayante et très agréable.

En résumé, Les seigneurs des mers plaira à tous, petits et grands. Tandis que les plus jeunes auront des étoiles dans les yeux grâce à l’action pure et simple des pirates et abordages, les plus âgés trouveront matière à réflexion dans ce roman qui n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît.

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