[BD] Alix senator, tome 1: Les aigles de sang

Synopsis:

– 12 avant Jésus-Christ. Marcus Aemilius Lepidus, grand pontife de Rome, et Agrippa, successeur désigné du puissant empereur Auguste, sont mystérieusement assassinés par des aigles qui leur déchirent les entrailles.

Alarmé par ces événements, Auguste charge son vieil ami le sénateur Alix Gracchus d’enquêter discrètement. Une enquête qui conduira Alix, assisté de ses fils Titus et Khephren (le propre rejeton d’Enak, qu’Alix a adopté après la disparition de celui-ci) sur la piste de l’énigmatique maître des oiseaux. Pourtant, le danger persiste à se rapprocher encore de l’empereur en personne, de plus en plus près. Et Alix va finalement découvrir que le plus dangereux des rapaces se niche au cœur même de Rome, là où nul ne pouvait le soupçonner…

Mon avis:

Ayant visionné il y a quelques temps l’intégrale de la série Spartacus et après avoir adoré La maîtresse de Rome de Kate Quinn, je me suis décidée à sortir cette BD de ma PAL. J’avais envie de retrouver l’atmosphère qui m’avait tant plue dans les titres que je vous ai cités et le résumé me donnait l’impression que je serais ravie.

Premier constat: Je n’ai pas adhéré au graphisme. Malgré une colorisation qui, elle, me plaît beaucoup plus, ce n’est pas assez pour me faire aimer ce que je vois et malheureusement, en BD, l’attrait visuel fait cinquante pourcent de mon intérêt. Mais j’ai tenu bon pour me concentrer sur l’histoire.

Je ne connais pas la BD originale alors cet univers et ses personnages sont une découverte totale pour moi. On y fait la rencontre d’un sénateur, Alix, enquêtant sur un meurtre tandis que son fils, accompagné de son meilleur ami, se fourre dans des embrouilles pas possibles.

Nous baignons dans les complots et les cachotteries. L’atmosphère rendue est vraiment celle à laquelle je m’attendais. Pouvoir et dangers se mêlent. C’est une vraie enquête doublée de mystère que nous avons-là.

La fin de ce premier tome ouvre forcément la voie à la suite mais dans l’ensemble, j’ai trouvé ce tome d’ouverture complet et assez intriguant pour que j’ai envie de savoir ce qu’il va se passer.

Le seul bémol réside donc dans le coup de crayon qui n’est pas à mon goût. C’est sympa mais sans plus. Pour contrebalancer cela, j’insiste sur la colorisation qui est vraiment top. La couverture est un coup de coeur pour moi.

Mon bilan a l’air mitigé mais en fait non. Si jamais je tombe sur la suite, je la lirai avec plaisir mais c’est vrai que je ne remuerai pas ciel et terre pour.

Quadrilogie La passe-miroir, tome 3: La mémoire de Babel – Christelle Dabos

couverture

Synopsis (Sortie 1er juin 2017):

Deux ans et sept mois qu’Ophélie se morfond sur son arche d’Anima. Aujourd’hui il lui faut agir, exploiter ce qu’elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d’informations divulguées par Dieu. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d’adversaires toujours plus redoutables ? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn ?

Mon avis:

Je remercie les éditions Gallimard Jeunesse pour leur confiance.

Tout d’abord, je vais prendre une petite minute pour râler. La Passe-miroir était supposée être une trilogie et voilà qu’en cours de route, ça s’est transformé en quadrilogie. Vous imaginez comme j’ai été déçue de réaliser qu’après la lecture de ce tome-ci, j’aurai encore du temps d’attente avant de connaître le fin mot de cette histoire.

Entrons dans le vif du sujet.

Dès les premières pages, j’ai été captivée, incapable de lâcher le roman.

Nous retrouvons Ophélie qui se languit de Thorn, comme nous toutes mais qui est dans l’impossibilité totale de mener son enquête quant à ce qu’il est devenu car elle est sous surveillance constante. C’est donc sans étonnement qu’elle constate que plus de deux ans sont passés depuis la fin des Disparus de Clairdelune. Diantre! Pour ne rien oublier Ophélie n’a plus lu non plus depuis et lorsque nous commençons la Mémoire de Babel, il est clair que tous les personnages ont stagné. En attendant quoi? Mystère et boule de gomme. Heureusement, l’action reprend de plus belle dès lors que le contexte nous a été décrit. Obligée d’infiltrer une sorte de grande école sous une fausse identité, Ophélie continue à en voir de toutes les couleurs car en plus d’être bizutée, elle fait face à des personnes plutôt effrayantes et à un nouveau monde où certains mots sont censurés et punis.

Raconter le passé en refusant de raconter la guerre, c’est mentir.

Dans cette nouvelle société qui a des airs de Farhenheit 451 couplé à 1984, Ophélie découvre donc de nouveaux dangers qui ne sont pas sans rappeler les dystopies. Alors que l’univers est déjà riche en lui-même, cela pourrait faire trop mais ce mélange s’accorde parfaitement dans cette aventure. J’ai été conquise.

Elle en profite pour enquêter au sujet de Dieu et ce faisant, les morts s’accumulent toujours plus sur son chemin. Si vous aviez peur que la Mémoire de Babel soit un tome de transition, je vous rassure, il n’en est rien. L’action démarre crescendo et il n’y a pas de temps mort. Je ne me suis jamais ennuyée. Même si cette partie se déroule dans un milieu scolaire dont l’atmosphère rappelle étrangement celle de Battle Royale qui se déroulerait dans un Cambridge ou un Oxford, notre tension est à son comble.

De plus, comme Ophélie, nous sommes obnubilés par une question: qu’est devenu Thorn?

Ce grand absent pendant les deux tiers du roman nous manque alors lorsqu’enfin, on le retrouve, on est un peu déçu. Il est toujours aussi peu expansif. Mais peu importe, quel plaisir de le revoir enfin! Ses scènes sont peu nombreuses, trop peu nombreuses mais je me suis régalée! Encore une fois, cela va crescendo jusqu’aux dernières pages du tome où j’ai souri bêtement. J’ai totalement fondu et j’en ai savouré chaque instant. J’ai tellement hâte de voir comment évolue la relation de Thorn et Ophélie après ça!

La seule véritable erreur est celle qu’on ne corrige pas.

J’avais peur que ce tome traîne en longueur mais Christelle Dabos a bel et bien encore plein de choses à imaginer pour l’univers de la Passe-miroir. J’ai adoré chaque page de ce roman. Chacune d’elles apporte quelque chose de nouveau et d’utile à l’histoire alors comment lui en vouloir, après ça, de ne pas précipiter la fin de l’aventure?

Je suis donc rassurée et complètement conquise à nouveau. L’attente est longue entre chaque tome mais chacun d’eux en vaut largement le coup.

Retrouvez mon avis sur :
– le 1er tome: Les fiancés de l’hiver.
– le 2eme tome: Les disparus de Clairdelune.

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