Duologie Dissonance, tome 2: Resonance – Erica O’Rourke

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Synopsis:

Pour sauver Simon Lane, l’homme qu’elle aime, Del a mis en péril l’équilibre des univers. Alors qu’il est parti, perdu dans une réalité alternative où Del ne peut le rejoindre, la jeune fille rejoint le Conseil des Marcheurs, comme le reste de sa famille.
En secret, les Marcheurs Libres, groupe rebelle qui tente de renverser le Conseil, lui confie une mission de la plus haute importance. Si elle accepte, elle pourra mettre fin aux violences du Conseil et retrouver Simon.
Mais chaque décision a ses conséquences, et celle de Del pourrait bien rompre à jamais l’équilibre du multivers.

Mon avis:

L’histoire se déroule peu après la grande révélation de la fin de Dissonance.

Some music is more about the silence than the sound: some conversations are more about the words left unsaid.

Je pensais que Del serait plus sage, plus attachante. Il n’en est rien. Au contraire. Je l’aime encore moins et je ne pensais pas cela possible. Elle se montre toujours aussi impulsive, irréfléchie, incroyablement égoïste. En matière d’égoïsme, je dirais même qu’elle remporte la palme face à Bella Swan.

And this is your pattern, isn’t it? Hide the truth until you’re in so much trouble you can’t handle it

S’il fallait vous citer des passages où elle m’a fait lever les yeux au ciel, ils seraient légion.

De surcroît, elle se contredit en paroles et en actes; elle n’a rien d’une héroïne car ce qui la motive en somme, c’est Simon. Elle ne vit que pour lui et n’agit que pour lui, quitte à abandonner sa famille et ses amis. Vraiment.

C’est pour ça que décidément, je n’aime pas Del.

Elle manque totalement de jugeotte et dès lors, malgré une intrigue passable, je ne comprends pas le message que veut passer l’auteure. Je ne suis pas une dingue des droits des femmes mis la vision véhiculée ici, est très old school.

A lire Del, la vie ne vaut pas la peine d’être vécue quand vous perdez l’objet de votre affection. C’est rageant.

Quant à Simon, encore une fois, il me laisse plutôt indifférente. Il est fade et manque de consistance.

Les rebondissements m’ont plue dans l’ensemble mais auraient mérité un meilleur traitement. Ils sont éclipsés par le comportement de Del.

The past is a hungry creature. If all you feel it is regret, it will consume you. Let it fuel you instead.

En conclusion, Resonance me laisse une impression négative forte, ce qui est dommage car le thème et le développement de l’histoire avaient du potentiel.

Retrouvez mon avis sur le tome 1: Dissonance.

Saga Dexter, tome 8: Dexter is dead – Jeff Lindsay

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Synopsis (Traduction par moi):

Dexter a finalement été capturé – pour trois meurtres qu’il n’a pas commis. Les choses empirent quand Deborah renie son frère et refuse de l’aider dans son enquête. Cependant, quand leurs enfants sont enlevés, elle n’a pas dautre choix que de le supplier de l’aider. La chasse peut commencer.

Mon avis:

Quelle jubilation que de découvrir enfin ce dernier tome! Oh oui quel plaisir!

Nous retrouvons Dexter quelques semaines après la fin du tome précédent. Il est enfermé dans une cellule, à se demander comment il a pu arriver là car pour une fois, il est vraiment et complètement innocent de ce dont on l’accuse. Pas qu’il n’aurait pas voulu tuer quelqu’un mais pour une fois, ce n’est pas lui.

Ce que j’ai remarqué, c’est que Dexter semble avoir retrouvé son mordant car qu’est-ce que j’ai ri avec ce tome!

Ses pensées sont impertinentes, pleines de sarcasme et d’auto-dérision; un vrai condensé jouissif. J’ai adoré le retrouver! De même pour les personnages secondaires, j’ai trouvé les rebondissements liés à Brian hilarants. On sent que Jeff Lindsay s’en donne à coeur joie.

Dans la même temps, il malmène notre pauvre Dexter le faisant s’interroger sur la notion de famille et pourtant, on sent une maturité chez Dexter. Il ne se cache plus derrière son masque; celui-ci se fissure. Certains personnages m’ont manquée même si on les côtoie de loin; c’est le seul bémol que je retiendrai de ce final.

Enfin, l’action correspond mieux à la fin que j’imaginais pour notre cher Dexter. Celle de la série m’avait légèrement déçue alors je suis ravie par la vision de l’auteur.

And when you came right down to it, the only purpose to life that I have ever been able to find is not to die. You couldn’t let them push you out the door to go gentle into that good night. You had to rage, rage and slam that door on the bastards’ fingers. That was the contest – to delay the end of your personal match as long as you could. The point was not to win; you never did. Nobody can win in a game that ends with everybody dying – always, without exception. No, the only real point was to fight back and enjoy the combat. And by gum, I would.

C’est explosif, ça part dans tous les sens mais l’humour reste présent. Cette conclusion est digne de Dexter. Elle ne manque pas d’émotions mais en même temps, elle reste réaliste.

Cette fin est parfaite car elle laisse place à l’imagination. Une réussite.

Retrouvez mon avis sur Dexter’s final cut (Dexter fait son cinéma).