If I die before I wake – Emily Koch

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Synopsis (Sortie 11 janvier 2018):

Tout le monde croit qu’ Alex est dans le coma et qu’il ne se réveillera jamais. Alors que sa famille se demande s’il faut le débrancher et que ses amis se disputent sur si sa copine Bea doit avancer, il ne peut qu’écouter. Mais bientôt, Alex suspecte que l’accident qui l’a mis dans cet état n’était pas vraiment un accident. Pire, son assassin est encore dans les parages et Alex n’est pas le seul en danger. Alors qu’il étudie les indices de son passé, Alex doit résoudre le mystère de qui a essayé de le tuer et essayer de protéger ceux qu’il aime avant qu’ils ne le laissent pas partir.

Mon avis:

Je remercie les éditions Random House UK Vintage Publishing pour leur confiance.

Comment résoudre votre propre meurtre alors que vous êtes dans le coma?

Je trouvais cette idée de départ originale alors je n’ai pas hésité car j’étais curieuse de savoir comment le thème serait traité.

L’intégralité de l’histoire est racontée du point de vue d’Alex, jeune journaliste passionné d’escalade et qui présente la particularité d’être dans le coma suite à une chute de près de vingt mètres. Alors, tandis que ses visiteurs défilent, nous, nous sommes comme Alex, coincés.

Alex est en possession de toutes ses facultés mentales alors il est complètement lucide face à ce qu’il vit. Eveillé mais incapable de faire bouger son corps, il est piégé.

La première partie de ce roman nous plonge dans ses souvenirs: de sa première rencontre avec Bea, la fille qu’il aime et avec qui il partage sa vie, à la dernière fois où ils se sont vus, Alex nous montre comme il est facile d’avoir des regrets quand les choses n’ont pas été dites ou faites. Il nous fait prendre conscience de notre chance de pouvoir faire les choses les plus simples: manger, voir, bouger… Autant de sensations acquises qui deviennent une chance lorsqu’on en est privé. Alors, même si l’histoire s’installe lentement, l’auteure réussit le pari de nous immerger complètement dans la peau d’Alex.

Ensuite, l’histoire s’agrémente dans sa seconde partir d’un côté thriller/ enquête.

Peu à peu, avec Alex, nous nous demandons les causes réelles de con état. En effet, nous l’avions lu dans le résumé mais il est établi que l’accident d’Alex n’en est pas un. A partir de là, comme les héros, on s’interroge. Que s’est-il passé? Qui? Pourquoi? On mène l’enquête. Enfin, on voudrait.

Parce qu’on est coincé comme Alex, qu’on est incapable d’aller chercher les indices, qu’on est littéralement cloué au lit, on ressent toute sa frustration. On fait plus que la comprendre. On la ressent comme si c’était nous. On se prend à se concentrer avec lui quand il essaye de se manifester, à l’encourager, à pousser avec lui… Je n’ai jamais ressenti autant d’empathie.

Quant à la fin: au premier bord, je pensais qu’elle était ouverte. A la deuxième lecture, je me suis dit « ah mais non, en fait, c’est ça la fin, c’est clair ». A la troisième lecture, quelques expressions m’ont carrément fait penser qu’en fait, c’était le contraire. Quatre, cinq, six lectures plus tard, je suis complètement confuse. Je ne sais plus quoi penser. Un instant, je pense que c’est quelque chose puis l’instant d’après, je change de théorie. Mon coeur balance entre les deux, incapable de décider. Est-ce un coup de génie d’Emily Koch pour prolonger l’état de blocage que nous avons ressenti pendant tout le récit? A l’heure actuelle, je suis toujours incapable de choisir une fin car dans tous les cas, je suis triste.

If I die before I wake est donc un succès pour moi. C’est un thriller parfaitement réussi car il m’a complètement happée et immergée dans son personnage principal. C’est donc une lecture parfaite quand vous avez envie d’être pris au jeu et d’être surpris.

[BD] 14-18, tome 1: Le petit soldat (Août 1914)

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Synopsis :

1er août 1914. Louis, Jacques, Maurice, Armand, Denis, Arsène, Pierre et Jules sont mobilisés. Huit amis, âgés d’une trentaine d’années, issus de la même petite ville et affectés dans le même régiment d’infanterie. Ensemble, ils découvrent les premiers combats, les premiers doutes et les premiers ordres.

Mon avis:

N’étant pas particulièrement attirée par ce qui a trait à la Première Guerre Mondiale, je n’ai donné sa chance à cette BD que pour un nom, celui de Corbeyran, que j’ai découvert avec le Chant des Stryges et je m’en félicite!

Ce premier tome nous introduit huit personnages, huit hommes que l’on va suivre durant ce qui devait être une guerre-éclair. Lorsque l’action commence, nous sommes dans leur village natal, avant leur départ. Ces hommes sont en train de s’amuser à une fête foraine avec leurs compagnes et à travers ces quelques pages, pleines de bonne humeur, nous assistons à des morceaux de vie « normaux », dirons-nous. Ils ne sont pas exempts de drames mais lorsqu’on sait ce qu’ils vont vivre, on lit ces pages avec un sentiment de nostalgie. On est triste pour eux.

Ils ont grandi ensemble. Ils ont usé leurs pantalons sur les mêmes bancs de l’école, ont aimé les mêmes femmes. Certains ont été les témoins de mariage des autres mais tous vont vivre la guerre de la même manière.

Lorsqu’ils partent, on retrouve bien ce sentiment communément connu comme quoi, ça ne sera pas pour longtemps. Lorsqu’on lit ce jeune homme qui répond à sa mère, concernant l’université, qu’elle n’a pas de souci à se faire, qu’il sera revenu bien avant la rentrée, on a le coeur qui se serre pour lui.

Mais 14-18, c’est plus qu’une guerre. C’est aussi des hommes qui ont dû faire avec ordres stupides donnés par la hiérarchie et qui n’avaient pas le choix. Je n’avais jamais réfléchi à cet aspect mais Le petit soldat m’a fait réaliser que certaines choses auraient pu être faites autrement.

Ainsi, j’ai été conquise par ce premier volume. J’ai bien accroché aux personnages et à la manière dont l’histoire est présentée. J’ai donc très hâte de lire la suite.

Du même auteur, retrouvez mon avis sur Le chant des stryges.