Origine – Dan Brown

couverture

Synopsis:

D’OÙ VENONS-NOUS ? OÙ ALLONS-NOUS ?
Bilbao, Espagne. Robert Langdon, le célèbre professeur en symbologie et iconographie religieuse, arrive au musée Guggenheim pour assister à une cérémonie historique avec l’annonce d’une découverte scientifique révolutionnaire. L’organisateur de cette soirée n’est autre que le grand futurologue Edmond Kirsch, un milliardaire de quarante ans dont les inventions et les prédictions audacieuses ont fait de lui une célébrité mondiale. Kirsch, qui a été dans sa jeunesse l’étudiant de Langdon à Harvard, est sur le point d’annoncer le résultat de ses recherches… et d’apporter enfin une réponse aux deux questions fondamentales de l’humanité.
Une évidence s’impose : la découverte de Kirsch va susciter une controverse bien plus profonde qu’il ne l’avait imaginé. Mais la soirée parfaitement orchestrée jusqu’alors va soudain virer au chaos.

Mon avis:

J’avais très hâte de retrouver Robert Langdon pour cette nouvelle aventure d’autant plus que je m’étais spécialement mise à jour pour la sortie de ce volume en octobre dernier. Je dois avouer que j’ai attendu pour enfin le lire car je savais qu’après, j’aurais envie de plus, que le fait de suivre l’enquête et les « cours » du héros me manqueraient.

En plus, j’avais décidé de lire Origine lors de ma semaine à Barcelone alors même si c’est raté, cela m’aura permis de retrouver cette ville avec bonheur et de me faire revisiter ces lieux qui m’ont charmée. Le livre a gagné une nouvelle intensité pour moi grâce au décor.

Dès les premières pages, ma curiosité a été titillée, m’empêchant de refermer les pages et me tenant captive. Sans que je ne m’en rende compte, une heure à peine s’était passée que j’avais déjà englouti la moitié du roman.
Deux heures après, j’avais fini.

Nous faisons brièvement la rencontre de Kirsch, un ami de Langdon.

Kirsch m’a fait l’effet d’un Steve Jobs. Ancien étudiant de Langdon, c’est une pointure dans le monde des nouvelles technologies et ses derniers travaux ont pour objet de découvrir l’origine de la vie sur Terre et son but. Le soir où les deux amis se retrouvent, Kirsch est sur le point d’annoncer ses résultats qui promettent de tout bouleverser. Déjà là, nous sommes tenus en haleine, cherchant à deviner ce qu’est bien cette découverte.

Ensuite, évidemment, vous vous doutez de l’évènement qui va déclencher les aventures de Langdon qui n’auront qu’un but: nous amener doucement vers l’objet de notre interrogation.

Une nouvelle fois, Dan Brown s’interroge sur le bien-fondé des religions et nous poussent également à réfléchir.

Le terme « athéisme », poursuivit Kirsch, ne devrait même pas exister. Personne n’a besoin de s’identifier comme « non astrologue » ou « non alchimiste ». On n’a pas besoin de mot pour nommer ceux qui pensent qu’Elvis est encore vivant ou que des Aliens traversent l’espace-temps pour martyriser du bétail.

On peut ne pas partager les propos de Kirsch ou les penser, toujours est-il que pour tous, il y a des phrases qui nous marquent et qu’on relit parce qu’elles sont criantes de vérités.

Mais, ce n’est pas tout. L’auteur en profite pour aborder les aspects liés aux technologies et aux questions éthiques et morales que cela engendre. J’ai été très surprise de penser ici par exemple, au cycle des robots d’Isaac Asimov. Je n’attendais pas le rebondissement lié à Winston, dans un Dan Brown. Alors, à la fin du troisième quart du bouquin, quand c’était tellement évident que l’explication tenait dans cette référence, j’ai été surprise dans le sens où l’auteur parvient à insérer cela dans un contexte plus que rationnel, voire terre-à-terre et c’est réussi. J’aime vraiment cette tournure.

De même, dès le début, j’avais un suspect en tête. Je pense qu’il était plutôt évident pour tout le monde et même si le long de ma lecture, je me répétais sans cesse qu’il fallait que j’aie l’esprit ouvert car les apparences sont toujours trompeuses avec Dan Brown, il n’en demeurait pas moins que j’étais convaincue que mon méchant était le méchant. Alors, la fin qui lui est réservée m’a bouleversée et émue. C’est beau et tragique à la fois.

Origine est donc une réussite pour moi. J’ai lu beaucoup de thrillers dernièrement mais celui-ci a réussi à me surprendre et personnellement, je l’ai beaucoup aimé. J’avais adoré Da Vinci Code et depuis ce titre, je n’avais plus été autant happée mais Origine m’a plu au même niveau si ce n’est plus car la réalité et la fiction sont tellement bien entremêlées que de nombreuses fois, je me suis demandée où était la frontière entre les deux. Je ne savais plus ce qui était vrai ou inventé et ça, c’est génial.


Du même auteur, retrouvez mon avis sur :
Inferno.
Le symbole perdu.

Retrouvez mon compte-rendu sur Barcelone ici.

Et si vous voulez en savoir plus sur ce classique d’ Isaac Asimov, c’est par ici.

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Good me bad me (Le sang du monstre) – Ali Land

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Synopsis:

Après avoir dénoncé sa mère, une tueuse en série, Annie, quinze ans, a été placée dans une famille d’accueil aisée dans un quartier huppé de Londres. Elle vit aujourd’hui sous le nom de Milly Barnes et a envie, plus que tout, de passer inaperçue. si elle a beaucoup de difficultés à communiquer avec ses camarades de classe, elle finit néanmoins par se prendre d’affection pour une ado influençable du voisinage. Sous son nouveau toit, elle est la proie des brimades de Phoebe, la fille de son tuteur, qui ignore tout de sa véritable identité. À l’ouverture du procès de la mère de Milly, qui fait déjà la une de tous les médias, la tension monte d’un cran pour la jeune fille dont le comportement va bientôt se faire de plus en plus inquiétant.

Mon avis:

Ce roman est l’autre recommandation qui m’a été faite par Wendy Heard.

Il met en scène Annie alors qu’elle est à l’origine de l’arrestation de sa mère. On apprend rapidement en effet que celle-ci est une serial killer avec neuf infanticides à son actif et ce, alors qu’elle se cache derrière son métier d’infirmière, ce qui ajoute encore plus en horreur à ce qu’elle a fait.

Le récit est écrit comme un monologue où Annie s’adresse à sa mère.

Au lendemain de l’arrestation, Annie se voit offrir une nouvelle identité, Millie et elle est recueillie par une famille d’accueil. La plus grosse partie de l’histoire montre donc la nouvelle vie d’Anne. Elle a du mal à s’intégrer à ses nouveaux camarades de classe, étant tourmentée par eux, menés par Phoebe, la fille du couple qui l’a accueillie sous son toit. De plus, c’est une solitaire du fait de l’enfance qu’elle a eue car sa mère la brutalisait et abusait d’elle en plus de tout.

Là où le côté thriller se révèle, c’est qu’on passe tout le récit à la sentir au bord du gouffre. On sent littéralement qu’Annie se débat et nous cache des choses.

Annie se bat contre ses démons intérieurs, contre la voix incarnée par sa mère qui la pousse à suivre ses traces. C’est un torrent de pensées violentes qui se déverse en elle et elle, elle nage à contre-courant. Jusqu’au bout, on est tenu en haleine parce qu’on ignore si elle réussira à en voir le bout. Est-elle comme sa mère ou pas? Est-elle condamnée à suivre ses pas?

Dans un autre temps, c’est clair qu’Annie nous dissimule des choses. Rapidement, j’ai eu des doutes sur la nature et le contenu de celles-ci. C’est l’autre raison qui nous tient captifs. Donc, la question est de savoir si on va être surpris. Et puis, quand on vient de l’environnement d’Annie, qu’on a été élevé comme elle l’a été et qu’on se fait écraser tous les jours, on ne peut pas tout emmagasiner. A un moment, ça finit par exploser. Mais comment? Dans quel sens? Quelle direction Anne va-t-elle prendre?

C’est vraiment lors de la dernière partie du récit que tout s’éclaire définitivement. C’est peut-être parce que je m’y attendais ou parce que j’ai lu dernièrement pas mal de thrillers mais je dois avouer ressentir une déception car je ne suis pas étonnée. Il y a eu tellement d’indices semés que je ne pouvais pas tomber des nues. Je ne ressens pas la claque phénoménale que j’ai ressentie avec Behind her eyes.

Je n’ai pas particulièrement accroché avec Annie du fait de la narration qui m’a dépaysée, ce qui est un autre facteur de détachement pour moi.

Good me bad me est donc un bon roman dont je peux comprendre que le twist de fin en surprenne plus d’un mais qui, pour ma part, m’a plutôt laissée de marbre. Dommage. Tant pis.

Dans la foulée, retrouvez mon avis sur :
Behind her eyes de Sarah Pinborough.
Hunting Annabelle de Wendy Heard.