[BD] Astérix, tome 8: Astérix chez les Bretons

couverture

Synopsis:

Jules César, décidé à repousser un peu plus loin les limites de son empire, prépare une véritable armada de légionnaires surentraînés pour envahir la Bretagne (Grande-Bretagne).
Pour aider son cousin breton Jolitorax dans sa lutte contre les légions romaines, Astérix traverse la Mare Britannicum accompagné d’Obélix et d’un tonneau rempli de «magique potion». Commence alors pour les deux amis un périple au pays où on parle à l’envers, on boit la cervoise chaude, on sert le sanglier bouilli et on joue au rugby! Heureusement, nos héros sauront résister à toutes ces épreuves, n’est-il pas?

Mon avis:

Je me devais de vous parler de ce huitième tome des aventures d’Astérix car c’est le premier qui m’ait fait autant rire et laissé une impression si forte. Nous partons outre-Manche en Grande-Bretagne où il reste un village d’irréductibles face à Jules Cesar. Ils ont tout comme nos amis Gaulois mais ils manquent d’une chose: la potion magique. Alors, faisant appel à Jolitorax, le cousin d’Astérix, ils décident de demander de l’aide.

A partir de ce pitch, honnêtement, on rigole. Haut, fort et bien.

Je le dis tout le temps mais cette BD plus que toute autre peut se lire à tous les âges car on la découvre ou redécouvre toujours.

Quand on est enfant, on la lit comme une aventure ordinaire. On rit devant les gags visuels et on passe un bon moment.

Mais quand on est adulte, il y a une sorte de magie qui opère.

En effet, les scénaristes font appel à votre culture, à vos références et à votre esprit d’adulte et du coup, tout prend un autre sens. Ceux qui ont l’habitude de parler anglais comprendront aisément pourquoi Obelix se moque des Bretons et seront peut-être, comme moi, amusés par le fait qu’ils aient réussi à caser « my tailor is rich » sans en avoir l’air. Ils sont vraiment très forts!

Dans un autre registre, ils cassent allègrement les codes du genre en multipliant les situations rocambolesques où Obélix, par exemple, part à l’abordage de bateaux pirates et c’est tellement bon de ne pas se prendre au sérieux!

Ca plus les calembours habituels plus les gags visuels plus les gags qu’on comprend adultes font que ce tome est certainement mon préféré de la série pour le moment. J’ai passé un excellent moment et je voulais en profiter pour vous inciter à vous y mettre aussi si vous traversez une période de creux et que votre moral est bas. C’est parfait pour le retrouver. Mais attention, c’est traître car depuis, plus aucun tome de la série parmi les suivants ne m’ont fait un tel effet bien que j’admette que l’aventure avec les Pictes et la Transitalique sont pas mal et s’en rapprochent.

Retrouvez mon avis sur:
– les 3 premiers tomes.
– le tome 36: Le papyrus de César

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Viens, on s’aime – Morgane Moncomble

couverture

Synopsis:

Beaucoup s’accordent à dire que l’amitié fille-garçon n’existe pas. Et pour cause! Lorsque Loan et Violette se sont rencontrés, ce fut un véritable coup de foudre platonique. À cette époque, Loan était en couple avec Lucie depuis quatre ans, si bien qu’il n’avait d’yeux que pour elle.
Mais seulement un an plus tard, beaucoup de choses ont changé : Loan est un homme abattu depuis que sa petite-amie l’a quitté. Quant à Violette, elle commence tout juste une idylle avec le beau Clément – chose que Loan se surprend à détester.
Alors quand sa meilleure amie, encore vierge, le supplie d’être son premier, il hésite. La proposition de Violette sent la mauvaise idée à plein nez… mais après tout, il ne s’agit que d’une fois. Rien qu’une.

Mon avis:

Quand j’ai commencé ce roman, je n’avais plus du tout le résumé en tête alors j’ai été surprise d’assister à la rencontre de Violette et de Loan sans que cela ne soit suivi d’une romance. En fait, c’est plutôt le début d’une amitié très spéciale car par la suite, ils se comportent comme un couple. Leur amitié est très fusionnelle, si bien que leur entourage est sûr qu’il y a anguille sous roche.

Evidemment, parce que nous sommes dans une romance, c’est le cas mais là où j’ai bien aimé cette lecture, c’est dans l’humour de l’auteure. J’ai beaucoup souri grâce au personnage de Violette. Elle est exubérante, pleine de vie, gaffeuse, marrante… Elle m’a fait penser à Alice Cullen. D’ailleurs, malgré les descriptions qu’en fait Morgane Moncomble, c’est comme ça que je la visualise quand je repense au roman. C’est un lutin mutin débordant d’énergie qu’on a envie d’avoir comme amie.

Concernant Loan, je trouve que ce beau prénom ne correspond pas à celui que porterait un pompier. Loan m’évoque plutôt un musicien. Mais il n’empêche pas que j’ai craqué pour lui. Il est tout simplement parfait. Il dégage un mystère et un charisme qui font qu’irrésistiblement, je suis fascinée par lui. C’est magnétique. Et puis, son prénom à lui seul m’a fait fondre.

Mais revenons à l’histoire.

Nous avons une intrigue classique d’amitié qui devient de l’amour. A première vue. En réalité, l’amour a toujours été présent entre les héros même s’ils se mettent des œillères. Dans tous les cas, cela n’empêche pas de suivre le cheminement de Violet et de Loan avec plaisir et dans la bonne humeur. L’écriture est bon enfant. Je me suis beaucoup amusée. J’ai adoré lire les digressions de Violette. Elle est rafraichissante. On sourit beaucoup, notamment devant des références et clichés qui ne se prennent pas au sérieux.

Je t’aime autant que le premier flocon de neige en hiver, autant que la cuillerée de Nutella en plein régime, autant que la douceur d’une plume sur la peau ou que les rayons du soleil qui percent la nuit chaque matin.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste.

J’ai apprécié la part belle faite à l’amitié par le biais du personnage de Zoé et de Jason. Viens, on s’aime n’est pas qu’une histoire d’amour. C’est l’histoire de deux personnes qui se sont d’abord épanouies grâce à leur appartenance à un groupe avant de se trouver pour de bon. Alors, ce qui arrive aux autres membres du groupe m’a forcément beaucoup émue dans le sens où je ne l’attendais pas. J’ai été surprise et sans que je ne m’y attende, j’ai été prise aux tripes par les émotions entraînées chez les héros. Diantre. C’était intense.

L’action m’a donc emmenée sur des sentiers inconnus et riches en tout, en émotions, en surprises. C’est pour cela que j’ai été tenue captive de la plume de Morgane Moncomble. J’ai tout simplement adoré ses personnages et son histoire. Quand j’ai refermé ce livre, c’était avec une énorme pointe de regret. J’avais vraiment l’impression de dire au-revoir à des amis. Je ne m’y attendais pas du tout et c’est super agréable.

En conclusion, il est certain que je relirai Viens, on s’aime encore plusieurs fois avec un plaisir toujours renouvelé. C’est une excellente découverte et j’approuve ce que l’auteure dit dans ses remerciements: Oui, la couverture fait tout dans le sens où elle m’a donné envie d’ouvrir le livre mais ce qui fait qu’un livre est génial au final, c’est son contenu et là, elle a réussi le pari.