En plein ciel – Kodi Scheer

couverture

Synopsis:

Paris, été 1999, quatre jeunes Américaines se lancent dans une partie « d’Action ou Vérité » qui flirte avec la mort…
Depuis le décès de son frère adoré, puis la trahison de son amie Kat, la jeune Vanessa Baxter est à la fois abattue, en colère et pleine d’incertitudes quant à son avenir. Le voyage à Paris qu’elles organisent avec leurs camarades, Kiran et Whitney, lui apparaît comme l’occasion parfaite de soigner son mal-être et de se venger de Kat. Alors que les quatre filles s’embarquent dans une série de (més)aventures parisiennes, Vanessa lance une partie d’Action ou Vérité qui va vite se révéler incontrôlable… Jusqu’à une fin tragique qui continuera à la hanter une fois devenue adulte.

Mon avis:

Je remercie Amazon Publishing France pour sa confiance.

Malgré une couverture qui ne me paît pas, le résumé a su capturer mon attention alors j’étais curieuse de découvrir à quelle sauce j’allais être mangée.

Le récit nous est raconté de deux points de vue.

Rapidement, le premier nous dévoile le projet de Vanessa. Elle a décidé, lors d’un voyage à Paris avec ses trois amies, Whitney, Kiran et Kat de se donner la mort en sautant du haut de la Tour Eiffel et, alors qu’elle raconte leur périple, un autre point de vue s’intercale. Celui-ci nous fait rapidement comprendre qu’un terrible évènement a eu lieu.

Alors, est-ce que le projet de Vanessa s’est concrétisé? Est-ce que c’est autre chose?

Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est que tout nous est raconté sans pudeur. Vanessa partage avec nous sa souffrance, son mal-être. Elle a l’impression d’être la brebis galeuse dans son groupe, de se démarquer parce qu’elle ne partage rien de spécial avec les autres filles, d’être invisible. Ajoutez à cela qu’elle se sent exclue à cause des difficultés d’argent de sa famille et vous comprendrez pourquoi Vanessa se sent acculée. Ce sentiment, on se reconnaît forcément dedans car on l’a tous ressenti à un moment ou un autre de notre vie.

A l’opposé, la description qui est faite de ses amies est lumineuse, pleine de vie. Elles ont tout pour elle, la jeunesse, la beauté, l’argent. Toutes les portes leur sont ouvertes. Des portes que Vanessa aimerait avoir pour elle.

Mais En plein ciel, c’est plus qu’un récit sur le mal-être adolescent. C’est un décompte. On sait que quelque chose de terrible a eu lieu alors on est impatient de découvrir ce que c’est. On peut avoir des théories et plus le récit avançait, plus je croyais que je ne serais pas surprise. Je pensais savoir où j’allais. C’est là que Kodi Scheer est parvenue à me surprendre. En effet, elle a déjoué toutes mes attentes pour m’emmener là où je ne l’attendais pas.

Ca a commencé par un rebondissement. Un évènement dramatique qui a chamboulé la donne et retourné complètement le récit. Ensuite, elle a asséné le coup final qui m’a complètement laissée abasourdie. C’était très fort. Enfin, un dernier coup de chapeau et là, je dis: bravo. J’adore!

J’ai donc dévoré ce roman. J’ai adoré suivre les mésaventures de Nessa et de ses amies et j’ai pris plaisir à les voir se dévoiler. C’est une bonne découverte pour moi.

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The sun and her flowers – Rupi Kaur

couverture

Synopsis:

A vibrant and transcendent journey about growth and healing. Ancestry and honoring one’s roots. Expatriation and rising up to find a home within yourself.
Divided into five chapters and illustrated by Kaur, the sun and her flowers is a journey of wilting, falling, rooting, rising, and blooming. A celebration of love in all its forms.

Mon avis:

J’avais adoré Milk and honey alors il était naturel que je me jette sur ce deuxième recueil sans plus attendre, surtout après avoir lu l’avis de ma copine Avalon.

Nous retrouvons toujours les singularités de l’écriture de Rupi Kaur: des pages où ne figurent que quelques vers, souvent accompagnés de dessins, pas de ponctuation, pas de respect des règles grammaticales… Toutes ces petites touches qui marquent le style de l’auteure et qui parlent directement à notre coeur. Vous ne pouvez pas rester insensible.

Les thèmes tout d’abord nous sont familiers. De la rupture à la reconstruction, en passant par un hommage à ses racines, les mots sont simples mais efficaces.

it isn’t what we left behind
that breaks me
it’s what we could’ve built
had we stayed

A travers ses poèmes, j’ai eu l’impression de vivre un voyage intérieur. C’est comme si j’étais remontée dans le temps pour vivre chacune des phases décrites dans les vers et doucement, guérir. A travers les mots de Rupi Kaur, j’ai revécu mes premières ruptures amoureuses, ces moments où j’ai senti mon coeur se briser puis se reconstruire. J’ai grandi et gagné en maturité. Je suis devenue adulte.

never feel guilty for starting again

Ensuite, c’est une autre facette que je me suis redécouverte grâce à l’auteure. C’est cette capacité à avoir confiance en soi et à assumer sa féminité dans un monde où être féministe est mal considéré.

i hear a thousand kind words about me
ans it makes no difference
yet, i hear one insult
and all confidence shatters

Plus le temps passe, plus je suis outrée par rapport à ce que vivent les femmes au quotidien. Il y a énormément d’injustices dans ce monde mais l’injustice banalisée me révolte. J’aimerais tellement, mais tellement que les hommes puissent vivre notre quotidien pendant une semaine!

what is the greatest lesson a woman should learn
that since day one
she’s already had everything she needs within herself
it’s the world that convinced her she did not

Mais la confiance en soi ne passe pas que par les autres. L’auteure nous rappelle qu’elle passe avant tout par notre propre regard sur nous-mêmes.

you are a mirror
if you continue to starve yourself of love
you’ll only meet peopole who’ll starve you too
if you soak yourself in love
the universe will hand you those
who’ll love you too

Enfin, Rupi Kaur rend hommage à ses parents. C’est là qu’elle m’a le plus émue car ce qu’elle leur écrit, ce qui transparaît de ses vers, toute son admiration et son amour pour eux ont résonné en moi. Si j’avais eu le talent pour le faire, c’est exactement ce que j’aurais écrit pour mes parents. Cet hommage aurait pu être le mien. Alors, quand elle leur dit à quel point elle les trouve courageux, que ce sont des superhéros, je n’ai qu’une envie, c’est de faire lire ce poème à ma mère et de lui dire: « regarde, ce poème, j’aurais voulu l’écrire pour toi. Merci maman ». La leçon que je tire de cela, c’est qu’il ne faut pas attendre avant de dire aux êtres qu’on aime toutes les bonnes choses qu’on pense d’eux. Je ne voudrais pas regretter de ne pas l’avoir fait avant qu’il ne soit trop tard.

En conclusion, The sun and her flowers est une lecture très forte et poignante qui, à l’instar de Milk and honey, restera sur ma table de chevet et m’accompagnera encore longtemps.

Retrouvez mon avis sur Milk and honey.