La mort d’une sirène – Rydahl et Kazinski

Résumé:

Et si La Petite Sirène était née d’un bain de sang ?
Copenhague, 1834.
Le corps mutilé d’une jeune prostituée est retrouvé dans le port. La soeur de la victime croit pouvoir immédiatement désigner le tueur : Hans Christian Andersen, jeune écrivain en devenir qu’elle a vu quitter la maison de passe la veille. Ravie de tenir un coupable, la police le jette en cellule dans l’attente de son exécution programmée.
Mais grâce à ses relations, Hans Christian obtient d’être libéré pour trois jours, durant lesquels il devra mener ses propres investigations et livrer le véritable meurtrier aux autorités. Sa quête de la vérité le conduira dans les dédales d’une ville ravagée par la pauvreté, les tensions sociales, la corruption et les crimes sordides…

Mon avis:

Ce roman se déroule dans les années 1830 et nous fait suivre deux points de vue.

D’un côté, nous avons Hans Christian Anderson. Oui, le fameux conteur. Ecrivain sans le sou, il n’a pas encore le succès que nous lui connaissons. Pour l’heure, il se contente de déclamer des textes dans les salons privés de son mécène, M. Edward Collins.

De l’autre côté, nous suivons les agissements de l’assassin sur lequel Hans devra enquêter, un peu malgré lui et dont nous avons la surprise de connaître le nom dès le début, Mme Krieger.

Hans se retrouve accusé à tort du meurtre d’Anna, une prostituée dont il est un client régulier et il dispose de trois jours pour prouver son innocence sinon, il sera exécuté en place publique.

Alors qu’il enquête, il reçoit l’aide inattendue de Molly, la petite soeur d’Anna et qui recherche justice pour elle. A eux deux, ils vont réunir des éléments précieux quoique macabres.

Macabre, c’est le mot qui désigne mon sentiment en refermant ce roman. L’histoire est sombre, quelquefois malsaine et dérangeante. C’est sanguinolent, dérangeant, creepy. Il y a de plus un aspect thriller psychologique qui fait qu’on est captif des pages.
J’ai littéralement été absorbée par le roman, commencé et fini dans la même journée. L’action est vraiment haletante.

Dans le même temps, les auteurs décrivent un Hans Christian Anderson timide, maladif, presque craintif. Pas du tout le caractère d’un enquêteur typique. C’est un homme de lettres avant tout et on le sent car il peut souvent taper sur les nerfs.
Dans le feu de l’action, cela joue contre lui car il semble subir ce qui lui arrive. J’avoue, j’ai été pas mal agacée par sa passivité.

Finalement, si l’intrigue avance, c’est grâce à Molly. Elle a vécu dans la rue et même si elle n’a pas l’esprit de Hans, elle a l’intelligence des rues. Ce personnage est plutôt attachant et contre toute attente, elle a un côté badass qui impressionne.

Tout le long du récit, je me demandais comment la connexion serait faite avec le conte de la Petite sirène.

Cela se comprend dans les derniers chapitres et effectivement, on retrouve l’ambiance des contes qui ont fait la renommée de Hans Christian Anderson: c’est triste, cruel, sombre, tragique.

Surtout, ce qui me marque, c’est l’épilogue du roman qui est complètement à l’image de cet écrit. Je referme donc le roman avec un sentiment de tristesse. Je suis dérangée. En même temps, je trouve que c’est la genèse parfaite de ce qui a conduit à la postérité de Hans Christian Anderson.

En conclusion, La mort d’une sirène rend justice au conteur en nous livrant une histoire pleine des ingrédients de ses oeuvres. On y retrouve l’essence de son esprit. Cela plaira ou pas. Mais ça ne peut pas vous laisser indifférent.

12 commentaires sur « La mort d’une sirène – Rydahl et Kazinski »

  1. J’étais bien tentée parce que je trouve l’idée originale à souhait, mais le côté creepy, macabre… J’ai peur que ça me rebute un peu.

  2. Superbe chronique qui me donne totalement envie de me le procurer et qui m’a fait découvrir qui se cachait derrière la petite sirène. Je te remercie pour ça.

        1. Disney a édulcoré tous les contes qu’ils ont adapté. La vraie version est tellement plus dark qu’on ne les ferait pas lire aux enfants 😂 mais dans lzle même temps, la version Disney avait vocation à faire passer des messages optimistes à la base. Avant que notre regard d’adulte n’aille voir des messages tordus dedans

          1. Je me doute mais du coup j’ai encore plus envie de découvrir ce roman et surtout cet auteur !

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