[BD] Les enfants de la résistance, tome 1: Premières actions

couverture

Synopsis:

Dans un petit village de France occupé par l’armée allemande, trois enfants refusent de se soumettre à l’ennemi. Mais comment s’opposer à un si puissant adversaire quand on n’a que treize ans ?

Mon avis:

Sous des abord de BD pour enfants, Les enfants de la résistance nous fait pas mal réfléchir. L’intrigue se passe pendant la Seconde Guerre mondiale, au moment où Pétain signe la trève avec les Allemands, marquant le début de l’Occupation. Nous vivons l’action à travers les yeux d’un enfant. Il a treize ans. Son meilleur ami est fils d’instit et sa père est un fermier. Sa famille vient de recueillir Lisa, une fillette qui a été oubliée ou laissée dans leur village.

Ces trois héros n’ont pas les armes qu’il faut pour se rebeller contre les Allemands et pourtant, leur réflexion sans compromis sur le monde nous montre qu’il n’y a pas d’âge pour différencier le bien du mal et pour situer la justice. Quelque part, ils nous incitent même à nous remettre en question et à avoir honte de ces choses qu’on s’efforce d’ignorer.

Des regrets, des frustrations… Voilà sans doute ce qui avait poussé les gens à élire Hitler! Le nazisme était un parti pour gens déçus.

On s’attache à eux car leur voix, celle de l’innocence, nous fait réagir. Ils perdent leur innocence mais au lieu de se résigner, ils choisissent de se battre à leur façon. Ils savent qu’ils sont jeunes mais cela ne les arrête pas, au contraire. Ils se battent avec leurs armes. Ils nous montrent que des petites victoires pavent le chemin de plus grandes. Que le plus minime des gestes contribue déjà à un plus grand dessein.

Dans le même temps, on se demande jusqu’où ils vont pouvoir aller car la machine contre laquelle ils se battent est inexorable. On a peur pour eux même si on jubile lorsqu’ils parviennent à leur but.

J’ai énormément accroché avec cette BD, ce qui est une surprise car je mets toujours un peu de temps à rentrer dedans.

J’ai beaucoup aimé le coup de crayon et la colorisation de Benoît Ers. Les tons doux, quelquefois pastels, atténuent la brutalité du contexte et parce qu’on suit des enfants, on a envie de croire que l’obscurité ne les enveloppera pas. On a envie de croire à ce côté bon enfant qui tient, malgré les coups durs et l’horreur de la guerre.

J’ai aussi aimé la manière dont l’histoire est racontée. On sent une réflexion qui n’est pas moralisatrice. Elle est compréhensive mais rappelle la frontière entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas.

En conclusion, il est certain que je lirai les tomes suivants de cette série. J’ai un bon coup de coeur pour ce premier volume et j’ai envie d’en lire plus.

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