180 seconds – Jessica Park

couverture

Synopsis:

Abandonnée à la naissance, Allison a appris à ne pas compter sur les autres qu’elle préfère garder à distance. Mais un jour, à l’université, elle participe à une expérience étrange consistant à regarder un étudiant dans les yeux pendant trois minutes.
180 secondes pendant lesquelles la jeune femme sent son cœur s’emballer pour la première fois. Il faut dire que le garçon en face d’elle, Esben Baylor, a tout pour plaire : grand, séduisant, mystérieux…
Le lendemain, la vidéo les montrant en train de s’embrasser fait le tour des réseaux sociaux. Pour Allison, qui n’aime que la discrétion, c’est un véritable supplice et elle choisit de fuir Esben. Comment pourrait-elle avoir confiance alors que sa vie n’a été qu’une suite de trahisons et d’abandons?

Mon avis:

J’avais adoré Left drowning. Ce roman avait même été un énorme coup de coeur. Il était donc certain que je m’intéresserai aux autres romans de Jessica Park.

180 seconds a donc attrapé mon oeil pour son résumé mais également pour sa couverture. Je la trouve juste somptueuse.

Nous entrons donc dans la tête d’Allison. C’est la rentrée universitaire et alors qu’elle emménage dans son dortoir, nous apprenons qu’elle a été adoptée tardivement, quand elle avait seize ans et qu’avant cela, elle a navigué de foyer en foyer. C’est pour cette raison qu’en dehors de Steffi, sa meilleure amie et avec qui elle a vécu les foyers, elle ne laisse personne s’approcher d’elle. Elle ne fait confiance à personne, pas même à celui qui l’a adopté, Simon.

Et puis, elle rencontre Esben. Esben, c’est tout le contraire d’elle. Il est avenant, chaleureux, social. Il parle à tout le monde et il s’intéresse aux histoires que tous ont à raconter.

Lui et Allison sont vraiment les antipodes l’un de l’autre et pourtant, parce que les opposés s’attirent, ils vont tomber amoureux.

Détrompez-vous, 180 seconds n’est pas une romance normale. Il n’y a jamais de doute, on sait qu’ils finiront ensemble.

180 seconds est plutôt une histoire de renaissance. C’est un saut dans l’inconnu. Il fait peur mais il est nécessaire. C’est l’apprentissage pour Allison de l’importance des liens entre les personnes. Elle réalise que le monde n’est pas noir et qu’il comporte des belles choses. Qu’elle ne doit pas toujours être sur le qui-vive, prête à tout perdre mais qu’elle doit, au contraire, profiter de ce qui lui est donné. Elle doit sourire à la vie.

180 seconds est un récit initiatique. C’est la découverte de ce qui caractérise la jeunesse pour l’héroïne. C’est aussi un récit d’espoir.

A travers Esben qui est un influenceur sur les réseaux sociaux, on découvre une facette de ceux-ci qu’on a tendance à occulter. En effet, la vie n’est pas rose derrière les paillettes projetées mais si on prend le temps de regarder vraiment les choses et de parler aux personnes, alors on réalise qu’il y a toujours du bon qui peut en ressortir. Prenez ce vieillard aigri qui aboie sur tout ce qui bouge. Vous comprendrez qu’il est ainsi car il est plein de regrets qu’il pense irréparables.

Personnellement, tenir ce blog est un hobby pour moi. J’aime prendre le temps d’écrire des articles et de penser à leur contenu mais ce n’est pas ma raison de vivre. Quand j’ai des lecteurs, je suis contente. Quand j’en perds, c’est dommage mais ça ne m’arrête pas. Esben, lui, me montre l’utilité que les réseaux sociaux peuvent avoir. Grâce à eux, on peut former des chaînes immenses d’entraide et de solidarité. Esben redonne espoir en le genre humain.

A partir de là, les derniers chapitres m’ont fait verser de belles larmes. C’est triste, c’est beau. C’est plein d’intimité et de pudeur et en même temps, ça fait vibrer tellement de cordes en nous! On ne reste pas insensible, au contraire. On est complètement immergé dans l’action tant c’est poignant. Jessica Park m’a pris par le coeur, me l’a arraché et me l’a rendu avec beaucoup de miel et d’amour.

180 seconds est une ode à la vie. On ferme ce roman avec une rage de vivre immense et une nouvelle énergie qui revigore. C’est une belle lecture qui nous laisse avec un sourire et qui nous donne envie de vivre, tout simplement.

Du même auteur, retrouvez mon avis sur Left drowning.

Publicités

6 commentaires sur « 180 seconds – Jessica Park »

Répondre à lesentierdesmots Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.