Starworld – Audrey Coulthurst et Paula Garner

Couverture

Synopsis (Traduction par moi. Sortie VO 16 avril 2019):

Sam Jones et Zoe Miller ont une chose en commun: elles veulent s’échapper de la réalité. Sam vit en marge du lycée, elle se fond dans le décor et chez elle, elle doit gérer les TOC de sa mère en se demandant comment elle pourra un jour vivre sa vie et étudier l’ingénierie aéronautique. Zoe est la fille populaire que tout le monde aime mais qui se protège pour que personne ne sache qu’elle a été abandonnée quand elle était enfant, que sa mère adoptive a un cancer et qui a un frère mentalement handicapé qui va vivre dans un centre adapté à ses soins. Quand une rencontre inattendue fait qu’elles s’échangent leur numéro de téléphone, elles forgent une connexion à travers des messages où elles imaginent une univers alternatif qu’elles appellent Starworld. A Starworld, elles vivent des super aventures, elles découvrent la gentillesse et la magie d’être appréciées pour qui elles sont vraiment. Mais alors que les sentiments de Sam pour Zoe se transforment en quelque chose de plus, est-ce que l’univers qu’elles ont créé survivra à l’explosion qui est inévitable?

Mon avis:

Quand j’ai lu le résumé, j’ai cru que Sam était un garçon et que j’avais affaire à une romance normale. En fait, je me suis déjà trompée. Peut-être que si j’avais su que j’avais affaire à une histoire LGBT, j’aurais fait l’impasse sur Starworld. Après tout, dans le genre, je suis déjà tombée amoureuse de Simon vs the homo sapiens agenda de Becky Albertalli et depuis ce roman, je ne suis plus jamais tombée autant sous le charme d’un roman du genre alors je ne ressentais pas l’intérêt de renouveler l’expérience. Sauf que Starworld concourt clairement dans cette catégorie.

Ce récit met en scène deux jeunes filles qui ont une vie compliquée.

Sam a des rêves pour ses études, elle voudrait travailler plus tard dans l’ingénierie aéronautique et les plus grandes écoles lui ouvrent leurs portes. Seulement, sa mère est atteinte de TOC qui la rendent dépendante de sa fille et celle-ci s’en sent responsable. Elle a donc du mal à concevoir de partir de la maison même si elle se sent inconsciemment prisonnière des problèmes de sa mère.

Zoe semble tout avoir en apparence. Elle est populaire au lycée, son chéri est compréhensif et c’est un gars gentil… Sauf qu’elle vit avec des blessures secrètes elle aussi. Elle a été adoptée quand elle était bébé et elle souffre de ne pas connaître ses origines. Ajoutez à cela le fait qu’elle se sent responsable de son frère, mentalement handicapé et vous comprendrez pourquoi, quand elle et Sam se parlent, elles trouvent l’une dans l’autre l’oreille et la compréhension qui leur manquent.

Starworld démarre par la naissance d’une complicité. Toutes deux ont des amis mais c’est l’amitié qu’elles partagent qui les font grandir et réfléchir à ce qu’elles voudraient pour elles-mêmes. Elles se poussent mutuellement à vouloir le meilleur pour elles-mêmes, quitte à admettre des vérités qu’elles essayent d’ignorer en temps normal.

Devant leurs échanges de textos, on sourit et on se prend à craquer pour Humphrey, le charmant animal qui veille sur leurs aventures. On visualise avec elles le monde qu’elles s’inventent. On est très rapidement happé par les pages car c’est plein de naïveté, de rêves, d’espoirs et on veut toujours découvrir encore plus jusqu’où ils vont mener.

Puis, la grande question qu’on finit inévitablement par se poser alors que Sam tombe amoureuse de Zoe, c’est de savoir si c’est réciproque.

A partir de là, l’histoire prend un tour inattendu. On voit réellement les héroïnes grandir et agir pour elles-mêmes. Elles assument complètement ce qu’elles veulent. Elles se prennent enfin en mains et on est de tout coeur avec elles à ces moments-là.

La fin du récit nous laisse avec un sourire attendri. C’est triste mais plein d’espoir en même temps. Une porte ouverte sur l’âge adulte et sur une suite qu’on peut imaginer avec plaisir.

Starworld a donc été une lecture captivante et que j’ai beaucoup aimé lire. J’ai adoré suivre les échanges entre les filles et les voir s’ouvrir l’une à l’autre. C’était une belle tranche de vie.

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