[SERIE] Insomnia

couverture

Synopsis:

Vingt personnes se retrouvent prises au coeur d’un jeu diabolique appelé «Insomnia». Une drogue, qui provoque un arrêt cardiaque en cas d’endormissement, leur a été injectée. Ils n’ont pas le droit de quitter Moscou ou de parler à qui que ce soit de cette compétition létale. Pour gagner, il faut rester le dernier en vie. Le vainqueur recevra dix millions de dollars, un antidote à la drogue, ainsi qu’une nouvelle identité. Un maître du jeu perfide s’ingénie à attiser les haines entre les participants. Chaque «joueur» a une raison bien précise de se trouver là. Une série angoissante à souhait, qui s’inspire parfois de certains jeux vidéos.

Mon avis:

Ne vous fiez pas à l’affiche, ce n’est pas une série classique. Pourquoi cette précision? Parce que très rapidement, vous vous rendrez compte que vous êtes loin du glamour américain.

La série commence très fort. Nous assistons au commencement des Hunger Games, pardon, d’ Insomnia, tandis que les candidats se trouvent sur un fauteuil de dentiste et qu’on leur injecte un produit. Pas d’explication, du moins pas dans l’immédiat, jusqu’à ce que toutes les personnes soient libérées et soit réunies dans une salle où on leur explique les règles d’un jeu très spécial qui s’appelle Insomnia. Vous pouvez retrouver l’énoncé de celles-ci dans le résumé plus haut. Puis, une sonnerie retentit et c’est le branle-bas de combat. Là où on est décoiffé, c’est par la vitesse à laquelle tout se déroule pendant deux à trois minutes. Durant ce laps de temps, il y a eu des morts et rien ne nous a été épargné. C’est violent, c’est glauque, c’est malsain, c’est visuellement choquant. Là où Hollywood nous évite l’hémoglobine et les éclaboussures de cerveau, Insomnia nous met le nez dedans. De suite, on est dérangé car c’est brut de décoffrage. On n’est pas préparé à sentir notre rythme cardiaque s’accélérer comme ça. On est littéralement piégé dans la tête des personnages qui assistent à ces scènes. On nous a fait sortir de notre fonction de témoin extérieur et on nous a inclus dans l’action. Honnêtement, c’est plutôt déstabilisant.

On retrouve un peu le contrôle de nos émotions avec un autre pont de vue. Marina vient de perdre son mari dans un accident. Effondrée, elle apprend qu’elle a hérité d’une carte spéciale. Celle-ci la mène à un hôtel où des paris sont en cours. Vous l’aurez compris, Marina est du côté des riches qui vivent pour le frisson que leur procure Insomnia. Elle va faire la rencontre d’un groupe des plus gros puissants du monde qui parient sur le jeu et qui le suivent en temps réel, détachés du destin des pauvres joueurs, sauf de celui qu’ils ont choisi comme leur champion.

Quand Marina est entrée en scène, j’ai eu l’espoir qu’elle soit la voix de la révolte. Qu’en apprenant ce qui se tramait, elle se dise que son époux lui a laissé sa fameuse carte pour réagir. Or, c’est là que le soufflé retombe. Elle se retrouve malgré elle complice de ce voyeurisme. Elle fait des gros yeux mais en parallèle, elle engage des paris. Elle juge ses camarades mais agit comme eux.

Huit épisodes, c’est assez court mais il peut s’en passer des choses! On apprend que tous les candidats ont des liens entre eux. Ainsi, il y a un qui, physiquement, m’a fait penser à Hugh Laurie. Il a perdu sa femme et sa fille dans un accident de la route. Devinez qui se trouve dans le jeu avec lui? Le chauffard, Brad, auquel on s’attache parce qu’en fait, c’est un gamin paumé, rongé par la culpabilité. C’est un bon gars. S’il pouvait dormir, il ne le ferait pas car il est dévoré par des visions de ce qu’il a causé.

Pour tous les candidats, nous apprendrons pourquoi ils ont été choisis pour participer à cette partie mortelle. Sauf une. Léa. Une ado de seize ans trop innocent pour mériter d’être inscrite au jeu.

Léa est justement le champion dont Marina a hérité. Notre attention est tenue captive alors qu’elle cherche à découvrir pourquoi Léa est là. Marina, c’est quelque part notre conscience prise dans les filets d’Insomnia.

Je me suis demandée comment Insomnia allait se terminer car pour moi, il y avait forcément une raison à ce qu’on soit omniscients, à voir Marina poser des questions ou procéder à des investigations. Je pensais qu’il y aurait un coup d’éclat, quelque chose, n’importe quoi. J’ai eu le temps de m’attacher à plusieurs personnages, même à un en particulier qui objectivement m’inspirerait de la crainte s’il se trouvait en face de moi. Alors, il fallait bien que tout ça mène à quelque chose, non?

Et puis, la fin arrive et j’ai envie de dire « Quoi? C’est tout? » On est carrément à l’opposé des productions américaines classiques. Pas de réponse apportée à nos plus grandes interrogations. D’autres qui se soulèvent. Des morts en pagaille et pour certaines, injustes. Pas de « closure », quoi. Et ça se termine comme ça. De la même manière que les personnages ont été propulsés dans ce jeu morbide, on nous repousse en nous disant « C’est fini. A la prochaine ». Autant dire que je reste sur ma faim. D’un côté, je voudrais bien une deuxième saison pour faire sauter un peu tout ça et de l’autre, cette fin peut être un message pour nous rappeler que les gentils ne gagnent pas toujours et qu’il y a des gens pourris qui courent toujours. Bref, j’oscille entre les deux.

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2 commentaires sur « [SERIE] Insomnia »

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