Saga The Rhythm, tome 1: Slave to the Rhythm – Jane Harvey Berrick

couverture

Synopsis:

Jusqu’où peut-on tomber en seulement un mois ? À quelle vitesse l’esprit humain peut-il être brisé ? Où peut se cacher le démon en plein jour ? Ash veut danser. Il en a besoin. Pour laisser derrière lui une vie faite d’attente et de devoir, pour libérer son esprit. Mais la vie n’est jamais aussi simple. Chaque pas est un voyage sur une nouvelle route. Pour chaque action, il y a une réaction. Chaque décision a une conséquence. Et quand vous rencontrez la mauvaise personne, qui sait ce qui peut arriver. Laney tolère ses limites, elle les repousse doucement. Mais quand Ash fait irruption dans son monde à travers la violence et la rage, cela entraîne une réaction en chaîne à laquelle aucun d’eux ne s’attendait.

Mon avis:

En commençant ce roman, je m’attendais à quelque chose du même genre que Dianede Marion Olharan, c’est-à-dire une romance légère, sans prise de tête et qui se lirait vite. C’est là que je vous détrompe. C’est complètement différent. Jane Harvey-Berrick nous emmène dans un registre sombre, une romance décidément adulte qui flirte beaucoup avec l’obscurité de l’Homme.

Ash est un danseur passionné par cet art et qui souhaite plus que tout en vivre. C’est pour cela qu’il a quitté la Slovénie pour tenter sa chance à Las Vegas. Or, en sortant de l’aéroport, nous comprenons immédiatement qu’il y a un truc qui ne colle pas rond. On lui prend son passeport et son téléphone. Il a à peine parlé avec ses collègues féminines qu’on les emmène dans un lieu glauque. La naïveté d’Ash l’a fait en effet tomber dans les filets de la Mafia russe. Un milieu où pour sauver sa peau, il est obligé de se prostituer et échappe de justesse à un viol. Un monde où il voit des innocents se faire tuer sous ses yeux et personne ne réagit. Un monde où l’omerta règne car la peur en fait partie intégrante et où on le torture au point qu’il est soulagé à la perspective de mourir.

Très honnêtement, toute cette partie est éprouvante pour notre coeur car c’est sombre. On voudrait voir une lueur d’espoir mais toutes les personnes se referment. On ne peut pas rester optimiste pour Ash car c’est une vraie descente aux enfers qu’il vit. L’angoisse qui l’étreint devient nôtre. On a mal avec et pour lui. On désespère comme si on était à sa place. C’est intense. On est pris aux tripes.

Et puis, il rencontre Laney.

Avec son vécu, la romance qu’on devine naître est presque un miracle. La question qui se pose alors est de savoir comment Jane Harvey-Berrick va réussir à concilier les deux atmosphères. L’une est sombre, l’autre est pleine d’espoir.

Et puis… Vous pensiez que vos nerfs allaient connaître du repos?

Que nenni! C’est encore pire! On devient parano. On a peur qu’à tout moment la Bratva reprenne la scène, balayant les restes de ce qui nous garde rationnels. On est littéralement sur le qui-vive, tout le temps! C’est trop, trop fort pour nos tripes.

Mais posons-nous un petit peu et parlons des personnages.

Laney m’a franchement plu. Elle ne se laisse pas démoraliser par ce qui lui arrive. Elle relève toujours la tête et c’est une battante. Je l’ai trouvée active dans ce qui lui arrivait, ce qui est très positif et j’ai adoré la voir se battre pour ses convictions et défendre ses valeurs. C’est vraiment le genre de femme que j’admire et qui m’impressionne. Je dois vraiment souligner à quel point elle m’a marquée car c’est rare que j’aime autant un personnage féminin. J’adorerais la connaître en vrai! Même ses défauts ne me font pas l’aimer moins. En effet, elle manque d’assurance en elle. Or, même là, je la comprends. Je ne peux pas lui en vouloir.

D’ailleurs, c’est la première fois que cela m’arrive alors je me le dois de le mentionner mais j’ai préféré l’héroïne au héros. Une fois n’est pas coutume.

Ash possède un charme indéniable, presque magnétique et j’adorerais le voir danser. Mais il m’est resté inaccessible. Ce n’est pas un gros bémol, attention, mais il manque le truc qui aurait suscité mon empathie. Je m’identifiais plus à Laney même s’il me touchait par certains aspects.

La fin du roman m’a beaucoup émue. Elle est riche et intense en émotions. Elle touche notre corde sensible. C’est beau, c’est pur, c’est plein d’espoir pour la suite. J’ai fini Slave to the Rhythm avec des larmes qui menaçaient sérieusement de couler.

En conclusion, ce roman est carrément addictif. Il montre parfaitement la dualité de l’Homme et suscite chez nous forcément de forts sentiments. J’ai adoré la plume de
Jane Harvey-Berrick. C’est une très bonne découverte pour moi et j’en relirai encore.

Dans le monde de la danse, retrouvez mon avis sur Diane de Marion Olharan.

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