Love me in the dark – Mia Asher

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Synopsis (Traduction du résumé par moi):

C’était un artiste avec un sourire à tomber et des yeux qui rient. C’était le diable m’invitant au péché et me séduisant en dansant sous le clair de lune. Quand il me touchait, mon corps chantait et mon esprit revivait mais j’appartenais à un autre homme et il ne voulait pas me lâcher.

Mon avis:

L’histoire commence par une scène heureuse. Sébastien va être père et il est fou amoureux de Poppy. Tout va parfaitement bien pour eux mais notre coeur se serre quand ils se quittent, pressentant le pire qui ne manque pas d’arriver.

Dix ans plus tard…

Sébastien accumule les conquêtes d’un soir. C’est là que nous rencontrons Valentina.

Elle tente tant bien que mal de s’accrocher à son mariage avec William qui bat de l’aile depuis qu’elle a découvert son infidélité. Dans une volonté de renouer avec lui, elle s’est envolée à Paris pour le rejoindre mais Will lui a posé un lapin.

Val et Séb sont deux coeurs brisés. On n’a vu Poppy que brièvement mais sa perte nous fait souffrir quand même pour Séb. De même, à travers les flashbacks de Val, on ressent son désarroi, le deuil qu’elle est en train de vivre même si elle l’ignore.

L’histoire de Séb et de Val n’est pas une simple romance. Ils réapprennent tous les deux à vivre et à sourire. J’ai souri car Mia Asher a une vision très romantique de Paris mais celle-ci colle à l’atmosphère de fragilité, de délicatesse qui nimbe l’histoire.

It’s so easy to blame others for one’s mistakes. That way, we don’t have to be held accountable for whatever part, big or small, we’ve played.

Cette romance se construit très progressivement et prend son temps. Nous ressentons le laps de temps qui passe. Ensuite, l’introduction du point de vue de Will nous permet d’enterrer définitivement ce personnage dans notre estime. Autant il me charmait dans les flashbacks, autant l’immersion dans sa peau détruit l’image de prince charmant qu’il renvoyait jusqu’alors. L’élément de twist final lié à lui m’a donc frustrée mais en même temps, je comprends totalement les motivations de Val. Je ne peux pas la blâmer.

L’action est donc impossible à lâcher. J’ai adoré être happée à ce point-là.

C’était plein de retenue et de passion. Love me in the dark donne envie de se tourner vers la personne qu’on aime pour lui faire un énorme câlin. C’était génial!

Cette découverte de la plume de Mia Asher est donc une réussite et j’en redemande.

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The girl in his eyes – Jennie Ensor

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Synopsis:

Son père a abusé d’elle quand elle était une enfant. Pendant des années, elle a été trop effrayée pour parler mais maintenant, elle le soupçonne d’avoir trouvé une autre victime… Emma a douze ans, l’âge que Laura avant quand son père lui a arraché son innocence. Apeurée par les rages de son père, Laura n’a jamais dit à personne la vérité sur son enfance. Aujourd’hui, elle doit décider si elle a le courage de le dénoncer et d’en affronter les conséquences. Est-ce qu Laura peut surmonter sa peur et sauver Emma avant que le pire n’arrive?

Mon avis:

Je remercie les éditions Bloodhound Books pour leur confiance.

Nous rencontrons Laura alors qu’elle va à un repas de famille qui réunit son père, Paul, sa mère Suzanne et son frère David. Tout se déroule normalement. Nous sentons que Laura n’a pas envie d’être là car elle complexe, a priori, face à la réussite personnelle et professionnelle de David alors qu’elle vivote.
Et puis, parce qu’on est dans la tête de Laura, on réalise qu’il y a un secret de famille qui se joue sous nos yeux.

Quand elle était petite, Laura a subi des attouchements de la part de son père.

L’intrigue démarre véritablement quand on entre dans les pensées de Paul et qu’on comprend qu’il s’apprête à faire une nouvelle victime.

En parallèle, l’auteure nous fait vivre des scènes révélatrices du point de vue de Suzanne et qui nous font réaliser à quel point le cas de Paul est pathologiquement désespéré.

Là où le suspense nous tient en haleine, c’est qu’on voit ce prédateur en chasse, on le voit agir pour capturer sa proie. On voudrait qu’il échoue mais à notre grand dam, tout se déroule selon ses plans.

Pendant ce temps, sa fille s’enfonce dans la dépression et sa femme se met des ornières. On a peur car on voit le pire arriver et on est impuissant. On est révolté par les excuses que se trouve Paul et par comment il rationalise son comportement. On est révulsé.

Ce roman nous fait prendre conscience de la nécessité d’élever sa voix quand nous assistons à une scène de ce genre ou même après, même si on croit que c’est trop tard. Il le faut d’autant plus que nous savons que cela peut préserver d’autres personnes dans l’avenir.

La dernière partie du roman est un véritable plaidoyer dans ce sens.

De plus, l’action s’emballe et nous garde captifs d’un rythme effréné. J’ai été complètement absorbée!

La fin marque un aboutissement classique à mon sens, trop gentil pour Paul. J’applaudis l’auteur car elle a réussi à me faire ressentir, très brièvement, de la pitié pour Paul mais malgré cela, j’aurais voulu qu’il souffre!
Néanmoins, je comprends le pourquoi de cette fin, pourquoi il fallait cela pour que Laura et Suzanne aient leur conclusion et s’exorcisent des démons de Paul.

En conclusion, The girl in his eyes m’a tenue en haleine du début à la fin. J’ai été prise aux tripes par ce récit et le message est réellement passé. Il ne suffit pas de dire non sur le moment mais il faut également le répéter encore et encore car cela aura forcément un impact même si vous n’en réalisez pas la portée.