Série Eclore, tome 1: Puisque c’est ma rose – Jade River

couverture

Synopsis:

Lectrice acharnée, boxeuse à ses heures perdues et lycéenne à peine studieuse… Abélia se sent en décalage avec les jeunes de son âge. Heureusement pour elle, sa nature discrète lui permet de rester à l’écart de l’agitation de ses camarades. Et surtout, loin des problèmes. Le jour où M. Valverde, son nouveau professeur de littérature, arrive au lycée, Abby est certaine qu’entre eux le courant ne passera pas. Mais au contraire, cette rencontre l’électrise et le contrôle qu’elle exerce tant bien que mal sur ses émotions vole bientôt en éclats. Conscients que le lien qui se tisse entre eux est interdit, tous deux vont s’efforcer de garder leurs distances. Mais pourront-ils lutter longtemps contre leurs sentiments?

Mon avis: </p

Je remercie les Editions MxM BookMark pour leur confiance.

L’histoire nous est racontée par Abélia, dit Abby. Élève de terminale, elle se passionne pour la littérature et écrit à ses heures perdues. Cela lui permet de s’échapper d’un quotidien où Romain, son ex, lui mène la vie dure avec sa soeur, Ophélie. Elle a deux pères aimants et amoureux et un trio d’amis super mais ce qui la distingue surtout, c’est sa nature mélancolique et secrète.

Un jour, elle se noue d’amitié avec Joleen, la fille de leur nouveau professeur de littérature, M. Valverde.

Le pitch du récit est classique; nous avons affaire à une romance interdite entre un professeur et son élève. Pourtant, j’ai voulu lui donner sa chance pour une chronique qui en disait qu’elle était bien construite.

Dans les faits, les personnages sont bien développés, en effet. Chacun d’eux à son rôle à jouer ici. Ils n’ont pas la seule fonction de faire-valoir et tous font face à leur lot de problèmes. Je pense notamment à Noah qui se débat avec des parents alcooliques et drogués qui n’en ont rien à faire de lui et qui se réfugie à son tour dans la drogue. J’ai apprécié le fait qu’Abby soit la parfaite démonstration qu’avoir deux pères gays ne signifie pas qu’elle ne soit pas heureuse en grandissant mais c’est le sort de Noah qui m’a le plus émue. J’aurais voulu qu’il se réveille et se reprenne en mains.

Joleen apporte un regard neuf à Abby par rapport à la façon dont ses meilleurs amis la traitent. Ils ne s’en rendent pas compte mais ils la font souffrir et Abby laisse tout passer.

Pour autant, Abby n’est pas fade. Quand elle s’exprime et laisse parler sa fibre créatrice, son lyrisme nous touche. Le seul que je trouve encore lointain finalement, c’est Arthur. C’est un intellectuel pur. Il ne parle pas beaucoup et laisse planer le mystère autour de lui. Trop de mystère pour que moi, ça me plaise mais malgré ça, j’ai aimé le voir lui et Abby apprendre à se connaître.

Le rythme de l’action est lent. C’est le défaut que je lui trouve. Ca plus les fautes d’orthographe: voir un verbe du premier groupe se terminer en -at au passé simple m’a agacée, je l’avoue. Si on reprend le récit dans sa globalité, il ne se passe pas grand chose dans ce premier volume. Là où ça bouge le plus, c’est quand Noah est impliqué. Du moins, c’est comme ça que je le ressens. J’ai également apprécié les autres thèmes abordés par l’auteure: l’amitié, le harcèlement scolaire, l’homoparentalité, la tolérance…

Au final, j’ai bien aimé lire cette première partie mais cela s’arrête là. L’action prend le temps de s’installer, ce qui est bien mais elle en prend tellement qu’au final, je ne ressens pas cette flamme qui me ferait être impatiente de connaître la suite. Peut-être, à voir.

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8 commentaires sur « Série Eclore, tome 1: Puisque c’est ma rose – Jade River »

  1. Ah zut, effectivement, je n’ai pas ces fautes sur mon fichier donc les tirets ont dû sauter :/ Dans le doute, je vais quand même le signaler pour qu’on vérifie le fichier netgalley, il y a peut-être eu un souci ! Merci ! Et désolée pour l’inconfort que ça a pu occasionner si ça vient de là :/

    1. Ce n’est pas grave. C’était un désagrément mineur. Cela ne m’a pas empêchée de lire tranquillement 🙂 merci plutôt à vous de ne pas m’avoir agressée. Cela me fait plaisir d’avoir eu un échange constructif

  2. Bonjour bonjour 🙂
    Tout d’abord, merci pour cette chronique ! On m’en a envoyé le lien hier et je me suis un peu inquiétée du fait qu’il y était question de fautes dans mon texte. Ma hantise haha ! J’ai donc cherché l’exemple que vous avez fourni et crois avoir trouvé le souci ^^ C’est le verbe «sembler» sous la forme «semblât» qui a dû vous troubler ! Et je vous rassure, ce n’est pas une faute, même si son apparence est bien trompeuse 😁 Il s’agit en vérité d’un imparfait du subjonctif, appelé par la forme «bien que» qui le précède. C’est une forme un peu vieillie, je l’admets, puisque très peu utilisée à l’oral. Cependant, ce n’est pas une faute, bien au contraire ! Cela dit, dans un souci de ne pas laisser traîner de coquilles et si vous avez relevé d’autres petites choses, n’hésitez pas 🙂 Il peut y en avoir, l’erreur est humaine ! On admet généralement qu’un manuscrit, même sérieusement corrigé, peut souffrir de deux trois coquilles 🙂
    Désolée pour l’inconfort que ça a pu occasionner à la lecture en tout cas 🙂 Et merci d’avoir lu mon livre malgré tout !
    Bonne journée,
    Jade

    1. Bonjour, je connaissais cette conjugaison. Mais en fait, ce sont tous les passés simples systématiquement conjugués en-at au lieu de a. Et il n’y a pas de « bien que » ou autres conjonction devant. Après, c’est pas la mort, hein, j’ai tout de même apprécié I histoire même si le rythme est trop lent à mon goût. Mais c’est mes goûts personnels. J’aime bien quand les personnages s’apprivoisent mais j’aime aussi sortir de la contemplation pour aller dans le pechu. Merci d’avoir lu mon avis même s’il n’est pas aussi enthousiaste que ceux que vous avez déjà dû avoir

      1. Je ne comprends pas, je viens de passer au crible le manuscrit (même l’original) et je n’ai trouvé aucune terminaison en -at hormis celle que j’ai citée… Avez-vous un exemple à me fournir éventuellement, ça m’aiderait ? Vous dites que ce sont tous les passés simples qui en souffrent de manière systématique, seulement après vérification rien de ce genre n’est ressorti. D’autant que la relectrice et la correctrice ont fait un travail très sérieux sur le manuscrit, donc je suis assez surprise :/ A moins qu’un site dispose d’une version erronée du manuscrit…?
        Je comprends tout à fait, vous avez le droit de ne pas avoir aimé le rythme, je ne réfute pas du tout ça 🙂 Ce sont plus les fautes qui m’inquiètent, c’est toujours embêtant dans un manuscrit ^^’

          1. Peut-être que cette version a eu un souci alors :/ Faudra que je vois avec la maison d’édition, c’est super embêtant quand même ! Je veux bien si ça ne vous dérange pas trop, merci 😀 C’est gentil de m’aider ! Je suis joignable sur fb si c’est plus pratique pour vous 🙂

          2. De mémoire, là où il y a eu un souci, c’est pour tous les verbes qui sont suivis par un pronom. Genre, parla-t-elle, déclara-t-elle, songea-t-il… Je pense que le trait d’union entre le verbe et le t a sauté soit sur ma liseuse, soit sur le fichier netgalley. Peut-être parce qu’il a été réencodé quand je l’ai mis sur la liseuse par le site?
            Par contre ,effectivement, quand je regarde sur Google livres, on ne retrouve pas la coquille

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