16 ways to break a heart – Lauren Strasnick

couvertureLoveRedemption

Synopsis:

16 lettres. Une seule issue.
Natalie le sait, entre Dan et elle, c’est terminé. À force de disputes explosives, de non-dits jamais élucidés et d’un millier de petites choses jamais vraiment pardonnées, il ne reste plus rien de leur histoire passionnelle. Plus rien, ou presque. Car aujourd’hui est un jour spécial pour la carrière de jeune réalisateur de Dan, et Natalie lui a écrit seize lettres. Seize lettres dans lesquelles elle se révèle amoureuse, toujours, mais brisée. Et surtout déterminée à faire savoir à Dan à quel point il l’a blessée…

Mon avis:

Je remercie les Editions Harlequin France pour leur confiance.

Quand j’ai commencé ce roman, je pensais lire un roman « classique » où une fille au coeur brisé relaterait dans ses lettres l’histoire d’amour qui a été sa chute. Et puis, j’ai réalisé, par le jeu de l’alternance des points de vue que ce serait plus que ça.

Quand Nat parle, son histoire d’amour avec Dan est belle, pure, empreinte de joie et de bonheur.

Quand c’est Dan qui a la parole, on réalise que leur quotidien était plein de disputes, de coups d’éclat, de crises de jalousie.

Alors, qui croire? Les deux personnages ont leurs torts dans l’affaire alors notre sympathie n’est pas infinie.

Au-delà de cette interrogation, Lauren Strasnick nous montre qu’il y a toujours plusieurs facettes d’une histoire selon qui la raconte. Chacun possède sa propre version, sa propre interprétation des faits qui, eux, restent immuables. Alors, tandis qu’on navigue entre le passé et le présent, qu’on vit l’amour de Nat et de Dan à travers le prisme de leur regard séparément, on est pris de doute. Rapidement, notre avis se dessine sur le caractère des héros. On devine qu’entre eux, il y a un fossé dû à leur insécurité respective. On analyse la relation entre eux et celle qu’ils ont avec leur environnement. On élabore ses propres théories sur là où nous mènent les lettres de Nat.

J’ai dévoré les pages. Le roman est construit comme un thriller psychologique.

On est tenu en haleine par les missives de Nat et les réactions de Dan. On sent confusément que quelque chose se trame. Soit il va y avoir un drame, soit les héros vont se retrouver mais quelque chose va forcément se passer.

Ce faisant, même si on comprend rapidement les raisons qui ont séparé les tourtereaux, rien ne me préparait aux derniers chapitres.
Au premier abord, on est estomaqué parce que la fin paraît abrupte. On a envie de dire « c’est tout »?
Ensuite, on réfléchit. Ce roman nous trotte dans la tête un bon moment et il vous faudra quelques jours pour démêler vos sentiments vis-à-vis de lui.
Enfin, la lumière. Révélation.

Il fallait une fin comme celle-là. Elle s’inscrit complètement dans le cheminement que nous a fait suivre Lauren Strasnick. A l’image de la relation tumultueuse qu’ont partagé Natalie et Dan, la conclusion devait être épique, tragique et pleine de tous ces « et si? » qui viennent toujours à la fin. La mélancolie nous prend alors. Il ne reste que la tristesse et les regrets.

Au final, 16 ways to break a heart nous fait vivre un ascenseur émotionnel dont on ressort lessivés. On aura vécu la rupture de Nat et Dan comme si c’était nous et quelque part, la fin qu’ils reçoivent est comme une libération.

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